dimanche 10 mars 2013

La France otage médiatique

Quelle mouche pique Jean Robin ? Quelle merde chaude attire soudain ce papillon devenu bousier par la magie d'un livre — La France orange mécanique — dont il regrette manifestement de n'être pas l'éditeur à succès ? Tout ce pèze pour l'affreux Kersan, c'est injuste ! 

Jean Robin, qui n'est pas du tout de gauche, bien au contraire, estime de son devoir d'informer Médiapart et la France entière que Laurent Obertone pourrait bien être effectivement, quoique ce ne soit ni certain ni sûr, notre vieil ami blogueur l'Ubiquiste, du feu blog Le Pélicastre jouisseur, où nous avions notre couvert ! Le cas échéant, nous serions fiers pour lui : nous lui avions, voici longtemps déjà, promis un bel avenir. Il y avait des indices, moins littéraires à proprement parler qu'intellectuels. Qu'en est-il exactement ?

Robin affirme avoir été contacté en 2009 via un manuscrit (Manifeste nauséabond) par ledit Ubiquiste, en vue de sa publication ; manuscrit rejeté en dépit de ses qualités littéraires : il sentait trop fort. L'auteur — me croirez-vous ? — y répandait les miasmes d'une opinion relevant du traitement judiciaire et de la corde. Il s'y affichait comme partisan des thèses racialistes. Mais quelle horreur ! On vit notre Jean Robin s'effaroucher comme une nonne entrée par étourderie dans le vestiaire des joueurs du PSG après un match. Plutôt que de dénoncer le criminel sanguinaire aux autorités compétentes, il le mit en contact avec David Kersan, ex-agent littéraire et éditeur de Maurice G. Dantec ; le Diable, quoi, ou l'un de ses avatars ! La suite échappe à Jean Robin qui regagna sur son destrier la forêt de Sherwood et son perchoir du Major Oak. Figurez-vous que quelques mois plus tard, ses fidèles espions rapportèrent à Jean Robin qu'un dénommé Laurent Obertone s'était vu offrir chez Kersan, Sur le Ring, un poste à responsabilités, genre rédacteur en chef ou tueur à gages. Vous saisissez ? Laurent Obertone = l'Ubiquiste ! Très fort, Jean Robin. Sauf que ça me paraît tout de même pas mal tiré par les cheveux, surtout que ledit Robin affirme ne rien prétendre, n'avoir pas plus de preuves de ce qu'il suggère que moi de l'enlèvement de la petite Maddie McCann par un bonhomme tout vert nanti d'yeux gigantesques et globuleux. Robin dénonce tout en ne dénonçant pas. Il marche de toute évidence sur des œufs qu'il sait pourris et craint fort, tout en le désirant, de nous offrir un fumet autrement plus nauséabond que le Manifeste éponyme de l'Ubiquiste.



Le Pélicastre jouisseur n'avait pas dix lecteurs quand sa puanteur séduisit mon nez sensible. Les billets fort bien troussés de leur auteur, l'Ubiquiste, attisaient et comblaient mon goût dépravé. Avec d'autres, dès qu'un article paraissait, je manifestais mon enthousiasme par des couinements d'extase et je hurlais contre les Nègres, puisque c'était ce sur quoi nous étions conviés à taper avec allégresse. Je commentais aussi parfois, m'appliquant à être le plus haineux possible, afin d'attirer l'attention de l'auteur que je vénérais pour des questions de style, de pensée, de mèche et de moustache. J'y parvins bien au-delà de mes espérances. Nous eûmes l'Idole et moi des discussions privées, naturellement très laides et sulfureuses. Ce commerce pour moi fort agréable et vital dura quelques saisons. Il ne s'interrompit que parce que l'Ubiquiste cessa d'alimenter son blog pour se consacrer à son nébuleux projet de site collectif. Dans l'intervalle...

... j'avais été contacté par mail, via mon blog (Opus XVII à l'époque), par un dénommé Laurent Obertone que je ne connaissais pas et qui me connaissait peu. Il était à la recherche de bonnes plumes pour relancer la revue électronique de Kersan et une connaissance lui avait soufflé mon nom. Je me montrai intéressé. Je jetai un œil sur la revue dans son ancienne parure et elle me déplut pour diverses raisons que je ne cachai point à mon interlocuteur : l'esthétique « Fight Club » de la revue me hérissait ; je ne supportais pas la bobine de Dantec affichée partout, en petit et en grand, pas plus que je ne supportais ses livres : il me paraissait difficile et pas mal incongru d'écrire pour une revue ayant fait d'un auteur que je déteste son porte-drapeau, surtout que Dantec n'est pas doté d'une bobine sympathique, en plus d'être laid et d'avoir l'air passablement con, comme un adolescent à peine guéri de son acné juvénile et qui se prend pour une espèce de Zorro intergalactique sous amphétamines ; je ne trouvais pas plus sympathique son mentor, le fameux Kersan et je doutais fort que ce type me laisserait baver sur son protégé. Je fis donc savoir à Laurent Obertone que j'étais à la fois tenté et rebuté, pour les raisons que j'ai dites. J'étais partant si l'on voulait bien me confier une libre chronique. Mais Obertone me fit comprendre que le genre était réservé aux aigles et que je n'étais jamais qu'un moineau, qu'il me fallait faire mes preuves avant d'envisager que l'on me confiât une chronique. Il m'orienta vers le responsable de la rubrique littéraire, Pierre... je ne sais plus comment. Je vivais au Québec. Pierre m'appela un jour par téléphone et nous discutâmes longuement et chaleureusement. Je devins un auteur de la revue... sauf que n'y publierai jamais une ligne. J'étais censé faire des critiques de livres que je recevrais en service en presse, d'après mon propre choix. Des cinq livres que j'avais commandés pour ma première livraison, deux seulement arrivèrent, trois semaines après ma commande. Ça n'allait pas. J'étais au surplus très occupé par l'achat d'une maison. Je renonçai à monter sur le ring et ma carrière de critique littéraire s'arrêta là.

Je n'ai plus eu ensuite de contact avec Laurent Obertone, sinon quand un ami sur Facebook — et collègue d'Obertone Sur le Ring —, Jérôme Di Costanzo, relaya le teaser de La France orange mécanique. Je me rappelai au (mauvais ?) souvenir d'Obertone et ce dernier m'accepta comme ami, comme il dut en accepter cent autres. Je l'ai félicité pour son ouvrage, ensuite pour son succès. Il m'a remercié. C'est tout.

Je n'ai pas le moindre soupçon que Laurent Obertone puisse être l'Ubiquiste. J'ai pratiqué les deux, non pas l'un puis l'autre, mais l'un et l'autre, dans le même temps. Ce ne peut être la même personne, c'est ridicule. Quelle raison aurait eu l'Ubiquiste de me cacher, à moi, qu'il avait changé de peau et s'appelait désormais Obertone ? Pourquoi un type qui défendait sur un blog des thèses à cause desquelles il était surveillé par le MRAP et autres officines de leucophobes stipendiés, tairait à un ami — virtuel, je veux bien, mais tout de même ! — son changement d'identité et qu'il écrit maintenant sur un sujet sinon plus consensuel, en tous cas moins passible de représailles judiciaires ? Quand, las du regard de mon ex-femme sur ce blog, je me suis créé une nouvelle identité (Tom Arkayan) et un nouveau blog, la première chose que j'ai faite est d'avertir le premier cercle de mes relations virtuelles, mon but n'étant pas de disparaître, de me cacher, mais de me soustraire à la curiosité d'une seule personne. Ne soupçonnant pas le Diable d'être Satan, je ne cherche pas à comparer le style de l'Ubiquiste et celui d'Obertone. Je n'ai pas besoin de forcer mon habituelle sagacité pour affirmer que le tempérament tantôt nerveux, tantôt jubilatoire, de l'Ubiquiste, tranche avec la placidité d'Obertone. Si je me posais une question, ce ne serait pas de savoir si l'Ubiquiste et Obertone sont la même personne, mais si l'Obertone que j'ai vu à la télé, entendu à la radio, si calme, si courtois, si juvénile en somme, peut avoir écrit un livre que le végétarien Caron qualifie presque de nouveau Mein Kampf. J'en douterais, si je ne mettais l'absence de punch d'Obertone, sa timidité, son perceptible malaise, sur le compte de sa virginité médiatique.

Que veut-on ne pas voir pour attaquer ainsi le bonhomme Obertone, coupable d'écrire sous pseudonyme et suspect à cause de cela ? Il n'apparaît cependant pas masqué dans le poste, sa voix ne subit à sa demande aucune distorsion, son parcours estudiantin et professionnel est connu. Il ne se cache pas, mais se protège et protège les siens. Et pour ce faire il use du procédé fort ancien du nom de plume. Ce n'est pas beau, j'en sais quelque chose, mais ce n'est pas illégal. Je vous épargne la liste des écrivains et des artistes qui ont choisi de s'appeler en art autrement que dans le civil, pour des raisons certainement louches et d'une complète extravagance.

Tout comme Asensio, Jean Robin (mais peut-être est-ce la même personne ?) juge que l'emploi d'un pseudonyme ne se justifie que dans les pays où l'expression d'opinions dissidentes peut coûter leur liberté ou leur vie aux auteurs, et par corollaire qu'une personne écrivant chez nous sous pseudonyme est suspecte d'héberger poux et maladies honteuses. Ceci part du principe, évidemment faux, qu'en France, démocratie exemplaire, on peut tout dire, que nul en France ne peut être inquiété pour avoir émis dans le sens contraire du vent. Vous en parlerez à Robert Redeker, à Pierre Cassen, à Pascal Hilout, à Éric Zemmour et à tous les réfractaires qui osèrent, du bout des lèvres parfois, critiquer la doxa, remettre en cause le dogme, rendre à la raison ses prérogatives, à la réalité ses droits. On peut tout dire en France, mais en principe seulement. Dans les faits, il faut avoir les reins solides, le moral en béton, de bons amis et un avocat dévoué pour affronter la meute des bien-pensants et le lynchage médiatique, pour ne rien dire des officines antiracistes chargées de faire respecter devant les tribunaux la doxa du vivre-ensemble, de la diversité heureuse, du métissage pour tous, de l'immigration providentielle. Il ne saurait y avoir en France de dissidents, sinon fascistes, forcément fascistes, donc indéfendables, d'une toxicité avérée pour tous, de 7 à 77 ans. Il n'y a jamais pour nous de dissidents dignes de ce nom que dans les contrées exotiques, jadis en URSS et dans les pays de l'Est, en Chine aujourd'hui et toujours à Cuba. En démocratie, la dissidence n'existe pas, n'a pas lieu d'être. Qui se prétend chez nous dissident est le fasciste que l'on sait. Nul ne se posera la question de savoir si nous vivons encore tant que ça dans des démocraties. L'une des caractéristiques de la démocratie est de permettre le débat, d'encourager au débat, à la confrontation des idées. Je ne vois plus ça chez nous, sinon sur des points de détail, des questions de chaussettes admissibles ou non dans des sandales, des couleurs et des motifs de cravate pour passer chez Calvi, du chic ou de la désuétude des boutons de manchette. Rien qui fâche. Tous pour un, une opinion pour tous ! Quand un loustic se promène sur les plateaux coiffé d'un chapeau non homologué, il est tout de suite pris en charge par les sections politique et psychiatrique du sérail et rudement traité. On l'a vu chez Ruquier, où Obertone, pourtant bien coi, poli et même souriant, n'a croisé que des commissaires du peuple et des inquisiteurs farouches. Tout ça pour avoir révélé dans un livre les dessous pas mal souillés d'une France pas aussi clean et pimpante que celle vendue par les officiels du Spectacle.

Que veut-on ne pas voir pour attaquer ainsi le bonhomme Obertone ? demandais-je plus haut. La réalité, tout simplement, l'affreuse réalité, sa noirceur, elle que l'on avait repeinte en rose pour l'éternité et qui, ainsi parée, devrait réjouir tout le monde et non offusquer. Lorsqu'on interroge Obertone sur les motivations qui l'ont incité à écrire La France orange mécanique, on aimerait l'entendre répondre qu'il l'a fait par idéologie et pour, en soigneux majordome, faire le lit du FN. Ce serait inquiétant, mais rassurant d'un autre côté : nous savons comment traiter cette clientèle classique, nous sommes rompus à cet exercice, nous possédons les codes susceptibles de remédier à cette déviance et, au besoin, la médication pour en soigner les fièvres. Quand, interrogé sur ses affinités lepénienne, Obertone, appuyé par Ruquier, répond qu'il critique le FN à l'instar des autres partis, on appuie sur le bouton Caron et celui-ci lance comme quoi, ben oui, le FN est encore trop tendre pour vous ! Hitler, comparé à Obertone ? Un boy-scout, un moucheron ! Que ne faut-il pas entendre ! À quel degré d'abjection les clowns sont-ils capables de descendre pour empêcher la réalité de poindre ? Car il ne s'agit que de cela. On devine bien qu'ils savent, eux, tout comme nous. Ce qu'il ne faut pas, c'est que le peuple sache. Admettons vite, là, entre nous, cette réalité peu reluisante, mais ne l'ébruitons surtout pas. Nous déprimerions le peuple, exciterions sa colère, qui sait ? Et un peuple déprimé, un peuple en colère est perdu pour la consommation, les merveilleux produits que nous avons en boutique et dont nous faisons la promotion, grâce auxquels nous pouvons, nous, bouffons, pitres, farceurs, turlupins et saltimbanques, être rémunérés grassement aux fins de divertir le peuple éprouvé par la crise et qui n'a besoin que de rire.

Obertone prétend donc avoir écrit son livre par empathie envers les victimes de violences, pour en avoir rencontré plusieurs dans le cadre de son travail professionnel comme journaliste. Des victimes ? Allons donc ! Comme vous y allez ! Où donc, dans quel humide et puant fossé gorgé de grenouilles avez-vous découvert les victimes dont vous parlez ? Dans la presse locale, dans la rubrique des faits divers, dans les tribunaux. Par malheur pour Obertone, les victimes dont le sort l'émeut ne sont pas souvent du genre de celles dont les médias raffolent. Ce brave garçon aurait bien voulu, vous pensez bien, nous décrire le calvaire enduré par ces victimes honnêtes que sont obligatoirement les victimes du racisme officiel (un raciste, c'est un homme blanc ; une victime du racisme, c'est une personne de la diversité, soit ethnique, soit religieuse). Il aurait bien voulu, notre sympathique enquêteur, mais la réalité en décida autrement. Du coup, il bascula dans le camp des vilains. La réalité étant fasciste par essence, tout qui établit des constats à partir d'elle est de facto un fasciste. Nomenclature simple et rigoureuse !

Ainsi donc, les faits prouvent que le multiculturalisme à la française, ça ne marche pas si bien qu'on voudrait nous faire croire. Puisque ça ne marche pas, au lieu de remettre en question nos convictions et de réfléchir ensemble à des remèdes si possible pacifiques, évacuons la réalité, nions les faits, réfutons la maladie et ciblons le médecin coupable du diagnostic, cherchons-lui des poux et trouvons-en surtout ! Un godelureau comme cet Obertone de papier mâché, opportunément dégringolé des cintres la veille, ne peut pas résister bien longtemps au traitement vigoureux auquel nous allons le soumettre ; or, l'intéressé se montre plus coriace qu'il ne paraît. Il regimbe à s'aligner, nos remèdes ne l'affectent pas ; il ne s'énerve même pas, bien que battu comme plâtre et copieusement rossé par notre service d'ordre. L'innocent ose ne pas se départir d'un sourire susceptible de séduire la ménagère de plus de cinquante ans, pourtant supposée blasée ; il ne cesse pas d'être courtois et bien élevé, preuve supplémentaire et si française de son fascisme ! On va voir ce qu'on va voir ! L'artillerie lourde réglera le sort de ce puceron !

Et ainsi de suite.

Plus Obertone cherche à débattre du sujet de son livre, plus il rencontre d'hostilité et plus on l'attaque, lui. Qui êtes-vous ? lui demande-t-on sans aménité, comme en 40 on exigeait, et en allemand, les papiers d'un Franzose mal rasé. « Je suis Laurent Obertone, c'est un nom de plume. — Nom de plume mon cul ! » Quand le débat autour d'un livre ou d'une idée est détourné en débat sur l'auteur, c'est que son livre ou son idée dérange. Il est facile, surtout en usant d'artifices, de trucs, grâce à la rhétorique, de combattre des idées déplaisantes et de les retourner contre l'émetteur. S'agissant de faits, de vérités factuelles, l'exercice est plus délicat et périlleux : la réalité ne ment pas, à peine l'a-t-on évacuée par les égouts qu'elle revient par la fenêtre et vous frappe la face à l'instar d'un boomerang — et ça fait mal.

La seule question qui se pose en présence du bouquin d'Obertone est de savoir si les faits rapportés sont justes ou inventés et compilés pour l'inavouable cause d'une idéologie pernicieuse. Qui voudrait vérifier le peut. On retrouvera sans peine Madeleine Foufoune, l'octogénaire séquestrée puis violée par trois Divers en rut ; on ne pourra plus obtenir le témoignage de Sébastien Landouille, suriné pour avoir avoir refusé à un Malien opprimé la cigarette qu'il n'avait de toute façon pas, n'étant pas fumeur — mais sa famille et ses amis diront leur douleur d'avoir perdu un fils, un frère, un petit-fils et un ami. Quant à Chantal Furoncle que son époux musulman a arrosé d'acide pour avoir osé sourire au voisin turc, elle vous montrera sans peine mais avec une peine immense à quoi elle ressemblait avant que ce malade ne la défigure par jalousie.

Je doute qu'un seul journaliste parisien, du genre de ceux dont la profession est de hanter les plateaux et de proférer des vérités émollientes (le soir, la nuit a tendance à tomber) ou des poncifs de rebelles à coulisse (les idées du FN sont dangereuses pour la démocratie) — je doute qu'une seule de ces canailles poudrées veuille prendre le risque de savoir à quelle sauce amère le peuple est accommodé, lui qui ne peut faire autrement que de vivre parmi les fous et les barbares importés, lui que la justice de son pays mettra en taule pour un excès de vitesse, tandis que Mouloud, dealer « défavorablement connu des services de police », voleur récidiviste et receleur, n'est que brièvement inquiété, voire uniquement tancé, si bien qu'il en conçoit un vif sentiment d'impunité, un motif de fierté, une preuve de sa puissance. Ce peuple-là, qui ne fait jamais de vagues et a toujours voté pour des partis républicains, est sans idéologie, mais il ne comprend pas qu'il y ait en France, désormais, deux lois : une pour lui, stricte et sévère, une pour ceux qu'il importe avant tout de ne pas stigmatiser, plutôt laxiste, cool et soucieuse de réinsertion future. Si vous giflez votre moutard impossible, vous êtes un sadique pulsionnel et cent associations de lutte contre la maltraitance des chérubins vous auront dans le collimateur et vous traîneront en justice ; mais si Mokhtar détruit à coups de tatanes le visage de Laura qui lui a refusé le délice improvisé d'une fellation, les policiers prieront Laura — en ricanant de sa mésaventure — de se plaindre pour des motifs sérieux et non des histoires de bistouquettes mal ou pas sucées. C'est ça, la France du vivre-ensemble à tous les étages : deux poids, deux mesures, la préférence exotique en prime. Essayez donc, couillon de la lune, sur votre moto pétaradante, de faire un rodéo solitaire dans votre rue ; vous ne ferez pas cent mètres. Appelez-vous Saïd et invitez vos potes à motos et à grosses cylindrées à entraver une matinée entière la circulation sur un axe fréquenté ; vous avez quartier libre. Voilà ce que le peuple muet ne comprend pas et commence à ne plus admettre. S'il ne vote pas encore en dehors des clous — ou pas suffisamment pour inquiéter les farfadets qui se succèdent au pouvoir —, il pourrait très vite larguer ses ultimes scrupules et, comme en Italie, accorder ses suffrages au premier qui saura l'entendre et écouter ses doléances ; ou pire, puisque nous sommes en France...

Lorsqu'une victime nous raconte son calvaire, c'est toujours un peu nous qu'elle accuse ; à tort souvent, mais à raison quand elle nous accuse via notre manière de nous exprimer dans les urnes, en élisant les mêmes saletés que toujours, pour qui la réalité compte peu, eux qui vivent en vase clos, entre potes, à l'abri des cloportes du dehors, du bruit et des odeurs...

41 commentaires:

  1. Très juste billet.
    Robin se ridiculise une fois de plus (il devient coutumier du fait) et Obertone mérite d'être défendu, même si tout ne me convainc pas dans son livre.
    Bravo à vous de réussir encore à présenter avec humour les privilèges de nos amis de la Diversité.

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  2. Bravo pour cet excellent article.
    Je suis un peu dubitatif sur la strategie a adopter pour Obertone dans cette affaire avec Mediapart mais je peux vous dire que Jean Robin viendra plus le faire chier: Je tiens de source sure, que le createur du site"jemmangedespetitsnoirstoutlesmatinsaupetitdejeuner.com" serait Jean Robin himself, je suis deja en train de monter une video, je voudrais mettre une bibliotheque dans mon dos pour me donner encore plus de credibilité mais j'ai pas assez de livres....ou alors j'fais comme Jean Robin, j'panache avec des DVD de Die Hard?

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  3. Je vous félicite pour ce billet qui remet les vérités à leur place.

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  4. La vidéo de Jean Robin serait en fait une démo, un pastiche du journaliste à écharpe rouge Donald D. Barbier, du journal Alèse-Presse, et destinée à l'émission « The Moisture », le « The Voice » des journalistes à collerette et bas de soie. C'est un scoop. Ne l'ébruitez surtout pas !

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  5. Elle m'énerve, son écharpe rouge incarnée !

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  6. Juger de la démocratie par ce qui se passe chez Ruquier, c'est tout de même assez caricatural et puéril de votre part. Elle est, je l'espère, plus complexe que ce que vous pensez aux fins de conforter votre raisonnement et votre idéologie, elle ne danse pas sur les estrades. Vous devriez arrêter les variétés si vous voulez parler sérieusement d'elle.
    La démocratie est, jusqu'à preuve du contraire, malgré bien entendu toutes les faiblesses inhérentes à une organisation humaine: pluralisme, journaux d'opinion, débats, justice non inféodée, recours divers, élections, tribunes, etc..Elle n'est ni conformisme, ni uniformité, elle est mouvement, elle peut aller contre votre sentiment et parfois pour, vous pouvez le regretter mais je la préfère mille fois aux conceptions que je lis sous votre plume et celle de quelques uns de la même obédience.

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    1. Je n'ai pas la télévision, c'est un premier point. Je regarde à l'occasion via le Web des émissions qui m'intéressent, soit à cause du sujet, soit à cause de l'invité. Curieusement, si je limite mon jugement aux talk-shows et aux émissions politique grand public, je vois partout à l’œuvre la même antienne : on démolit la droite en général, on ne permet pas les opinions déviantes. Les animateurs de ces émissions ont tendance à s'ériger en juges et en moralisateurs, avec l'appui du public excité par la claque.

      Démocratie ? Belle démocratie qui vole au peuple son rejet net du traité de Lisbonne ! Belle démocratie qui impose à toute force son idéologie sexuelle et déclare nulle et non avenue une pétition de 700 000 signataires, sur un sujet qui touche aux fondements de la société.

      Comme disait l'autre, en dictature c'est : "Ferme ta gueule !" En démocratie : "Cause toujours !"

      Journaux d'opinions ? Tous aux mains de gros industriels et financiers qui ont intérêt à ce que tout ne se sache pas, tous très largement subventionnés et dépendant de ce financement.

      Vous avez compris que mon idéal de démocratie est une démocratie de lions. J'ai compris que le vôtre était une démocratie de grenouilles. Vous devez être content et comblé.

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    2. Ouais, tu aimes tellement les lions que tu te caches, petite grenouille.
      Allô Mômôn, y'a plein de frisés et de crouilles qui veulent fesser mon cul de petit blanc !
      T'es qu'un raciste banal, Yanka, qui se planque derrière son long pif.

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  7. Je pense plutôt dans votre cas à une démocratie de hyènes.

    J'imagine que vous auriez souhaité, dans un régime à votre convenance, qu'on accueille le livre d'Obertone et son apologie de thèses racistes: le chômage, c'est l'immigration, le viol, c'est l'immigration, l'insécurité, c'est l'immigration, l'inculture, c'est l'immigration, et pas n'importe quelle immigration, l'immigration noire et maghrébine, avec des remerciements, des bravos enflammés, des hosannas, eh bien non.
    Ce livre est paru, c'est bien.
    Il est critiqué c'est bien aussi.
    Le reste, vos haines recuites contre l'autre, vous appartient.

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    1. Apologie de thèses racistes chez Obertone ? Vous cherchez le procès ? Vous m'étonnez.

      Vous dites "Eh bien non". À quoi la RÉALITÉ, les FAITS, vous répondent : "Eh bien si !" Et pour ma part j'ajouterai : "Hélas..."

      Mais continuez à penser que tout va bien, que nous fantasmons... J'espère seulement que la réalité ne vous rattrapera jamais au coin de la rue.

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    2. Je ne nie aucun fait, comment le pourrais-je, je me refuse seulement comme vous le faites, à les utiliser pour attiser des haines.

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    3. Les haines recuites... Typiquement l'expression de quelqu'un qui ne pense pas, mais qui reprend naïvement les "pensées" des autres. Henri II ne s'aperçoit même pas qu'il écrit exactement ce que j'écrirais si je devais le parodier.

      Il ne lui reste plus qu'à parler de nos "passions tristes" et à nous traiter de nauséabonds.

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    4. Une immigration quand les autochtones n'ont jamais été consultés s'appelle une invasion

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  8. Allo la Stasi? C'est Jean Robin, intellectuel dissident, grand apotre de la liberté d'expression qui vous appel. Oui, j'ai un serieux doute sur mon voisin, qui ferait passer a l'ouest des ecrits tres douteux et surtout hors la loi! Voici son nom....

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    1. Ygor Yanka, comme tous les planqués fachos light qui pullulent sur internet, prend grand soin d'affirmer qu'il n'est d'aucune chapelle.
      C'est faux, il est de celle des petites tantes refoulées à chemise brune.
      Le plus drôle, finalement, chez lui : pas sa trouille mais sa prétention.
      Toi, t'es un écrivain ?
      Mouahahaahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahah ! Il y croit, en plus !!!!! Et il y croit, parce qu'il utilise un nom de plume.
      Euh, elle est où, hein, ton oeuvre littéraire ? Rien. Nothing. Nada.
      Ouais, tu es autant un écrivain qu'un penseur politique qui, moins laid, draguerait Marine !
      Zéro pensée, tu fais rien d'autre que commenter derrière tout le monde et aboyer contre Mouloud qui balaie pourtant ton trottoir, dugland.
      Zéro style, tu fais rien d'autre que de nous répéter que tu es un écrivain, les pétitions de principe, ça marche seulement pour qui veut se convaincre...

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  9. J'ai merdé avec le livre du pélicastre, J'aime pas commander les livres sur internet et priceminister me rebutait particulierement...j'avais failli et puis non, quel con, ce manifeste est collector aujourd'hui, ca peut se revendre 200 ou 300 euros....j'ai merdé

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  10. Tiens, je ne connaissais pas ce blog, les alertes google ça a du bon. En même temps je ne perdais pas grand chose, les discussions de bistrots, sans le moindre fait, le tout écrit sous pseudo, je m'en passe. J'espère pour Obertone qu'il n'est pas le Pélicastre, sinon il serait défendu par des gens comme vous, pas le genre de choses dont on rêve. Le Pélicastre n'est pas raciste ? Vous n'avez pas lu son manifeste nauséabond apparemment : http://www.enquete-debat.fr/archives/dernier-chapitre-du-manifeste-nauseabond-de-lubiquiste-87813/

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    1. Je donne dans mon texte bien plus d'informations que vous dans votre vidéo, sans compter que je ne cherche à vendre rien ni surtout personne à Médiapart (même si je sais que Plenel paie bien, comme DSK dans un autre genre). Je vous dis simplement que je connais assez l'Ubiquiste et Obertone pour être sûr qu'il ne peut pas s'agir de la même personne. Ils n'écrivent pas de la même manière (c'est encore plus flagrant dans la correspondance privée : le Pélicastre a toujours eu des soucis avec les accords grammaticaux, soucis que n'a pas Obertone, et je m'y connais en ce domaine) et ont des tempéraments différents, nettement.

      L'information vous déplaira, mais Obertone m'a remercié chaleureusement pour ma défense ci-dessus.

      Le Pélicastre n'est pas raciste au sens que des gens comme vous l'entendez, il est racialiste, ce qui n'est pas du tout la même chose. Renseignez-vous. Et pour votre information personnelle, je ne suis pas racialiste, moi. Je défends les cultures, mais pas le melting pot culturel. Vive les Dogons ! Mais pas chez nous, c'est tout.

      Mon pseudo est le même depuis plus de 10 ans et j'ai publié sous ce nom sous lequel je suis connu, apparemment plus connu que vous, à en juger par mon courrier. Je ne cache rien de ma vie. Mon pseudonyme n'est qu'un nom de plume et ne correspond aucunement à un désir d'anonymat. On sait où j'habite précisément et où je travaille.

      Et si ça ne suffit pas, je vais vous dire quelque chose : vous faites un métier dégueulasse. Vous n'avez aucune information digne de ce nom sur le couple Obertone/Ubiquiste, mais vous essayez de faire le buzz (la vidéo !) avec un soi-disant scoop, en trahissant votre camp. Peu de gens vous connaissaient. Ils savent maintenant que vous êtes un vendu aux gauchistes. Amen, Robin !

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    2. Non mais sans deconner, y fout la haine ce mec!
      Son site est desert et on sent que ca l'angoisse.

      Mais va faire ta pub sur le site du Modem, il te reste plus qu'eux!

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  11. Anonyme, va te faire foutre et va déverser ton jus ailleurs, si le menu ne te plaît pas ici. va faire le critique haineux chez Ruquier, c'est ta place. Avec un peu de chance, il t'enculera. Ce sera ton salaire, trou du cul !

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    1. Voilà, ici, on reconnait bien le grand écrivain;
      Marco Polo, vous devriez plutôt essayer de parodier cette réponse. C'est de votre niveau, si j'ose dire.

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    2. je pense qu 'il ne mérite meme pas l'apendice du petit teigneux

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  12. Désolé, je m'adressais a Jean Robin au cas ou il y aurait mal-entendu, m'enfin j'aurais préféré que vous refusiez le commentaire au pire

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  13. A mais en fait, il y a plusieurs Anonyme: Moi et Jean R

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  14. Tourne autour du pot, le chauve, t'es qu'un raciste et un minable petit facho, il n'y a qu'à voir les blogs où tu déposes ta merde, t'es une tante refoulée qui planque seon envie de se faire foutre dans le cul en paradant devant des idiotes (j'ai lu tes notes précédentes, le grand écrivain).
    T'en fais pas minable, chez Ruquier, comme ailleurs, un gars comme toi, toujours prêt à collaborer, trouvera bien une bite à sucer, parce que c'est ta nature.

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  15. Je ne sais pas si Laurent Obertone est le Pélicastre.
    Par contre je suis convaincu que vous êtes un valet de l'industrie du somnifère qui s'acharne contre Jean Robin parce que ses vidéos lui font une concurrence mortelle.

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  16. C'est la grande classe, ces commentaires.

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  17. Jean Robin est bête, mais tellement bête...
    Il est aussi con qu' Asensio est laid... C'est dire.

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  18. Au cas où je ne me serais pas bien fait comprendre :
    Jean Robin est un hydrocéphale.

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  19. Hey, l'écrivain pour dadame, ta vilaine bobine est épinglée sur un blog traquant les xénophobes déclarés (comme toi) ou contrariés, Tatamoche.
    Tu y es en bonne compagnie (Soral, et caetera), au milieu d'affreux jojos aussi peu talentueux que toi !

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  20. Ah! Ah! La diversité est une épine dans le pied qu'on nous empêche d'enlever.
    C'est tellement agréable la vente de drogues dans les halls, les ascenseurs cassés, les rapports violents, les attaques de trains, les violences faites aux plus faibles, le racket, le rap, les crachats, le voile.... Huuum, qu'elle est savoureuse la République.
    Vous vivez l'enfer car vous n'avez pas les moyens de déménager? Et bien démerdez-vous, la République progressiste n'est pas là pour vous amener la paix sociale et vous protéger de la voyoucratie.

    PROGRESSISME DE MERDE!!!!! Les socialos sont des planqués qui s'en foutent des Français!
    Le Français de bon sens crachera toujours sur le laxisme de gauche!

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  21. Yanka, votre plume commence à manquer.

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  22. lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


    Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)

    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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  23. Anton
    On peut comprendre Yanka, au vu de la hauteur de vue des commentaires...

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    1. Je pourrais me dispenser de publier les anonymes, mais la profondeur rectale de leurs interventions méritent d'être exposée. J'ai bien droit à mon petit musée perso des horreurs.

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  24. Je me posais la question de votre opération ?
    C'est fait ?

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    1. Non. Cet automne sans doute, tard.

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    2. Ah d'accord, je croyais que c'était fait, j'allais vous demander des nouvelles.

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