lundi 25 février 2013

Le millefeuille éparpillé

Un dimanche après-midi glacial et floconneux de février... Je démarre la voiture et la radio se met à chanter Le Sud de Nino Ferrer, un classique. Cette chanson, entendue mille fois, est fascinante à plus d'un titre. Ceux qu'elle agace (slow langoureux !) n'ont de mémoire aucune ou sont trop vieux pour avoir été émus en leur adolescence par cette romance énigmatique. La chanson date de janvier 1975. Ce n'est donc pas un slow d'été en dépit des apparences et des faux souvenirs. Janvier 1975... C'était voici trente-huit ans, déjà ! Je n'arrive pas à y croire. C'était hier, voilà tout. 

La chanson est un album d'images imprécises, mais évocatrices. Nino Ferrer nous parle d'un endroit qui ressemble à la Louisiane, à l'Italie. On sait qu'il y a du linge étendu sur la terrasse et que c'est joli. On dirait le Sud, mais ce ne l'est pas. Là-bas, ou ici, le temps dure longtemps, et la vie sûrement, plus d'un million d'années, et toujours en été. Ça ne veut rien dire et ça dégouline de nostalgie. Il y a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse, plein de chiens, un chat, une tortue, des poissons rouges, et il ne manque rien. Le Sud, qu'on dirait — autrement dit le bonheur diffus d'un souvenir qui s'estompe et qui ne laissera de traces que dans la mémoire d'un être appelé à disparaître bientôt. La chanson ne parle pas d'amour, et aucune femme ne s'y promène en dehors du fantôme qui doit avoir étendu sur la terrasse le linge dont on ne sait s'il est draps, serviettes ou jupons. Des images, une esquisse de tableau impressionniste. Le texte est assez peu loquace, mais le piano parle, et la voix du chanteur. Le dernier couplet introduit une couleur dramatique menaçant la pérennité du bonheur envisagé : un jour ou l'autre, il faudra qu'il y ait la guerre, on le sait bien, on n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire, on dit c'est le destin. Alors : tant pis pour le Sud, c'était pourtant bien, etc.


J'avais 12 ans quand cette chanson a inondé soudain les ondes et mes vierges oreilles. J'étais en première secondaire, à l'internat d'Izel, et je glandais déjà, à moitié con, à moitié triste. Je n'ai guère changé, sauf que je crois être moins con, du fait de ma solide expérience et de mon art du camouflage. Dans la salle d'étude, le soir, j'étais assis tout au fond, avec pour compagnon de banc le dénommé Massenet, un Français, garçon aussi studieux et calme que souriant. Je lui étais supérieur, pensais-je, car j'étais dans l'enseignement général (A3) et lui en professionnelles (A4), où il apprenait la menuiserie, si je ne m'abuse. Ce soir-là, où rien ne s'est passé, strictement rien, aucun événement, j'avais en tête la rengaine de Ferrer et sans doute la fredonnais-je au-dedans ou y pensais-je, ses images lâches et ses fugaces impressions, ses menaces implicites de guerre et de bottes sanglantes. Et je lisais, avide, les numéros de La Hulotte que me prêtait Massenet. Souvenir précis mais vide. Que s'est-il donc passé dans ma tête alors pour que je me souvienne de ce moment avec une telle intensité, jusqu'à revoir le visage de Massenet qui n'a jamais été plus qu'un camarade ? Je l'ignore. Bonheur ? Agréable rêverie ? Présence ? Simple conscience ? De pareils instantanés fondent cependant ma sensibilité, l'étayent. Il s'est forcément passé quelque chose pour que je me souvienne de ça, mais où et à quel niveau ?

Mon passé ne me lâche pas. Tout ici me rappelle l'enfant que je fus, le très heureux enfant, dans le fond. Je ne cherche pas à revisiter mon enfance : elle me poursuit et me rattrape, me berce, me lancine et me tance, me fout à l'occasion un cafard monstrueux. Je n'arrive pas à croire que je ne suis plus cet enfant, bien que je sache que je ne le suis que trop encore.

Je véhicule matin et soir, depuis janvier, une voisine qui travaille avec moi et qui ne sait rien de mon passé, qui ne sait rien d'ici et pour cause : Elena est russe, moscovite. Alors que chaque jour, à deux reprises, nous effectuons le même trajet, moi conduisant et elle bavardant, voici que cette semaine, un matin, au lieu-dit Les Quatre-Vents sur la commune d'Izel, Elena désigne une maison dont elle me vante le magnifique jardin. Ai-je la berlue ? C'est la maison de M. Gaupin ! Ou c'était sa maison.

M. Gaupin était surveillant externe et interne à l'institut d'Izel, à l'époque où j'y usais mes fonds de culotte. C'est lui précisément qui surveillait la salle d'étude le soir du Sud et de la Hulotte. Nous le craignions pas mal, car il s'exprimait peu et ne souriait jamais. Émanait de sa haute personne une dignité forçant le respect. Il ne s'énervait jamais non plus et ne menaçait que brièvement le garnement parfois coriace que j'étais. Au second faux pas, c'était la retenue. Et Dieu sait si j'en ai passé, des mercredis après-midi solitaires et des week-ends à me morfondre ! Pourtant, je ne détestais pas M. Gaupin qui était sévère, mais juste, je le devinais. C'était alors un homme proche de la retraite, haut de taille, élancé, chenu du chef et rare, comme je l'ai dit, du bec. Il avait hérité du surnom l'Œil de Moscou. Elena, à qui je confie l'anecdote, ne comprend pas. Il lui manque le souvenir et l'image. M. Gaupin était certainement aussi communiste que moi chef d'orchestre. Du dirigeant soviétique exemplaire (Brejnev à l'époque) il possédait le masque et la raideur. Il portait en outre une toque d'astrakan. Et comme il était surveillant, son sobriquet fut tout trouvé. 

Une seconde anecdote que je raconte à Elena. C'était un soir à l'internat. J'étais assis au bord de mon lit, tout au fond du dortoir, quand M. Gaupin vint s'enquérir de l'étrange activité à laquelle je m'adonnais. J'étais en train de me frictionner la tignasse — en ce temps-là, j'étais chevelu — avec de la poudre blanche parfumée, du shampooing sec. J'appris ce soir-là quelque chose à M. Gaupin. Mais plus que l'existence avérée d'un shampooing sec, ce qui frappa le surveillant était que je prétendisse, moi, blond, me « laver » les cheveux avec un produit signé Schwarzkopf ! Schwarzkopf, « tête noire » en allemand, comme le logo de la marque. M. Gaupin ne manifestant jamais d'humour, je ne sus pas s'il faisait l'idiot ou l'était. Il semblait me dire que, blond, je ne pouvais pas utiliser un produit pour cheveux noirs ! Il trouvait ça bizarre, me disait-il, examinant derechef le poudrier, le sourcil froncé. Peut-être était-il un pince-sans-rire et moi une triple buse aux dents sans doute cariées déjà...

Un mercredi après-midi, précédé d'un autre pion (le potier et céramiste d'art Yvon Angé ?), nous partîmes visiter le jardin de M. Gaupin. Le jardinier nous y attendait. Quelle surprise de trouver là, au lieu du raide et sévère surveillant que nous connaissions et redoutions, un homme souriant, chaleureux, fier et passionné ! Est-ce ce jour-là que j'ai appris qu'il ne fallait pas juger les hommes d'après les fonctions qu'ils occupent ? Ai-je seulement appris quelque chose ce jour-là, ou bien n'étais-je encore qu'un indécrottable vicieux rêvant d'abattre à coups de bâton les dignes lupins et les odoriférantes pivoines du surveillant que j'avais sans doute cent raisons de haïr ? Toujours est-il que, là encore, je me souviens. 

Voici dix jours, au boulot, je reçois l'appel désespéré d'un monsieur qui cherche en vain son outil de travail, en l'occurrence une épaisse chemise contenant des descriptions et des propriétés thérapeutiques de cristaux et pierres précieuses. Il l'a égarée, mais ne sait où. Il appelle à tout hasard. Il participait au marché que nous organisons chaque vendredi la semaine précédente, si bien que... ? Le préposé aux objets trouvés que je suis en outre ne peut le renseigner. Je n'ai pas vu ladite chemise et nul ne m'a parlé d'une telle trouvaille, désolé. En même temps, ma tête fonctionne et je lui promets de mener l'enquête afin qu'il puisse retrouver son bien. À l'énoncé de ses prénom et patronyme, j'avais tiqué : mon instituteur de deuxième primaire s'appelait ainsi. Je ne dis rien. Au cours de la conversation téléphonique, j'apprends qu'il habite, comme mon instituteur jadis, à Bertrix, et qu'il a été enseignant. Dix minutes plus tard, j'avais bouclé mon enquête et retrouvé la chemise et annoncé la bonne nouvelle au monsieur, qui me promit une pierre. Ensuite, je cogitai. C'était certainement lui. L'année 69-70, un instituteur débutant, le souvenir de la polycopieuse au fond de la classe, l'odeur associée, troublante, de l'alcool, la mappemonde gigantesque au mur et les encriers de porcelaine, nos plumes qui grattaient en silence le papier, le gros Marc W., mon voisin, dont je pinçais les cuisses, mon album cycliste Panini avec Merckx, Gimondi, Altig, Ocaña, Fuente, Basso, Zilioli, Van Springel, Hoban, Karstens, Poupou et ces Allemands aux noms si étranges : Jürgen Tschan et Rolf Wolfshohl !

Je n'ai pas rappelé M. Sinon, mais je lui ai envoyé un mail, auquel il s'empressa de répondre, surpris et enthousiaste. C'était lui, cette année-là était sa deuxième année comme enseignant, ouh là là que ça remontait à loin ! Si loin que ça ? Pour moi, une fois encore, c'était hier, et cependant c'était voici plus de quarante années ! Comment une chose peut-elle appartenir au passé et être encore, certes décolorée, mais si vivace, comme un gardon pêché hier et conservé vivant que je vous montrerais aujourd'hui, tout frétillant dans son seau ? Comment — mais aussi pourquoi ? Pourquoi nous souvenons-nous ? Pourquoi sommes-nous à la fois si morts, irrémédiablement, et si vivants ? Sommes-nous des jongleurs ou bien de folles balles entre les mains d'un jongleur ivre ou surdoué ? 

La signature de mon mail professionnel ne mentionne que mon prénom (Pascal et non Ygor, puisque ce vin-là est éventé). Je demandai à mon ancien instituteur, perfide, s'il pouvait m'en dire plus. J'espérais une anecdote me concernant, sans y croire. Il me sortit le nom d'un Pascal que je connais, fils d'un boulanger, plus jeune que moi. Je répondis que cette année-là il avait trois Pascal dans sa classe, dont je citai les noms. J'étais, dans l'ordre alphabétique, le premier, les deux autres ayant un patronyme en Z. Il ne fit pas : « Ah ! mais oui, je me souviens ! Vous étiez... », mais se tut, preuve suffisante pour moi : il n'a de moi aucun souvenir, même patronymique. Je devais être insignifiant ou transparent, ni bon élève, ni cancre. De mon côté je n'ai pas conservé le moindre souvenir de cet instituteur dont je revois cependant le visage, mais de si loin qu'il pourrait convenir à un autre.

Je ne le fais pas exprès de penser à mon enfance. Les circonstances et les rencontres fortuites m'y ramènent.

Mercredi dernier, un homme se présente à l'accueil, souriant, l'air un peu farce. Il se présente comme délégué syndical et souhaite obtenir un rendez-vous avec un responsable pour lui parler de son projet ou de sa mission. Je lui pose des questions, cherchant à déterminer à qui je pourrais bien l'envoyer. Mon choix est restreint, surtout qu'il y a une réunion de direction dans le bureau du chef. Mon bonhomme a tout de même l'air un peu louche du démarcheur sachant très bien qu'il risque surtout d'être éconduit, d'où ses questions prudentes et sinueuses. Il sait ce qu'il veut mais refuse de me le confier. Il chercher à se frayer, à travers moi, un chemin vers un responsable. Mais moi, je suis aussi payé pour envoyer les importuns danser. Bref, le type vaincu me donne sa carte en me priant de la laisser à qui de droit. Un bref coup d’œil sur ses coordonnées et je revois le tout petit garçon qu'il était, en maternelle, alors que j'avais déjà, moi, dix ans. Je lui demande : « Vous ne seriez pas originaire de Laiche, à tout hasard ? » Il opine. « Et vous avez une sœur aînée, Nicole, ainsi qu'une autre dont le prénom m'échappe. » — « Brigitte. » Brigitte, bien sûr !

Il se prénomme Claude. J'avais complètement oublié son existence. Je m'en souviens maintenant : un bout de chou de maternelle. C'était à l'école communale de Chassepierre, année scolaire 72/73. Deux salles de classes dans le bâtiment : les maternelles et les primaires. Les six niveaux de primaire dans le même local autour de l'énorme poêle en fonte (celui-là même qui me fit rêvasser avec Gérard Lenorman quand lui se souvenait de Matins d'hiver que je vivais au moment où lui les chantait), le brusque et pas mal contraint M. Legrand à son pupitre ou au tableau. Nicole P. est une grande pour moi : elle est en sixième, une année au-dessus de la mienne. Fille sans intérêt, pas laide, une façon de traits facilitant chez elle le sourire (et que je retrouve chez son frère), hautaine d'allure mais non de comportement, avec une cambrure de reins et un petit cul rebondi qui, trois ans plus tard, eussent mis la bave à mes lèvres et mes sens en émoi, mais qui alors ne m'intéressaient pas. C'était une adolescente encore la dernière fois que je l'ai vue, et voici que son frère me parle de ses enfants, ses neveux et nièces donc, à lui, qui, tous, ont achevé de brillantes études. Il me parle d'une femme de 51 ans que je ne connais pas, qui dans mon esprit, en image, ne peut pas avoir plus de 16 ou 17 ans. Nous ne parlons pas de la même personne, si c'est cependant la même exactement !

Brigitte était plus jeune que moi, avait six ou sept ans lorsque j'en avais dix. Elle nous faisait rire à son corps défendant. Une large bouche et, si je me souviens bien, les dents du bonheur. Elle portait des couettes et une sempiternelle jupe bleue plissée. Elle était empruntée. J'ai d'elle un souvenir très précis. En gymnastique, s'il fallait courir, fût-ce vingt mètres, elle se désarticulait comme un manchot et faisait pouffer tout le monde. Le cours de gymnastique se donnait dans la cour de récréation et collectivement, les six années. Brigitte oubliait fréquemment ses affaires de gymnastique. Je revois le tapis de mousse dans la cour et un exercice de roulé-boulé. Brigitte, qui ne sait pas courir, ne sait pas davantage se plier, faute de souplesse. Nous assistons à un véritable massacre de manchot, et les rires fusent. Même Nicole rit, je crois. Ou bien elle ne rit pas mais secoue la tête de dépit : « Qu'ai-je fait pour avoir une sœur aussi empotée ? » Trop raide, Brigitte ne parvient pas à réussir la moindre culbute et elle recommence, tombe d'un côté, puis de l'autre, n'en peut mais. Il se fait que lors d'une de ses tentatives, elle demeure la tête en bas et les quilles en l'air, écartées, la jupe retroussée. Elle nous montre longuement sa culotte, sans le vouloir. Et sa culotte est sale. Entre les fesses. Nous ne rions plus. L'heure est grave.

Mes souvenirs sont un millefeuille éparpillé dont je ramasse bon an mal an les débris. Ce dont je me souviens, ce sont rarement des faits, ce type de faits qu'on appelle événements et qui marquent. J'en ai peu de ce genre et ils pèsent peu dans ma mémoire. Je me souviens par contre infernalement de brefs épisodes d'une louche et durable insignifiance. Souvent, là-derrière, il y a un air, une chanson, et je peux vous dire laquelle. Tout se passe comme si, chez moi, le souvenir s'élaborait en musique, naissait d'un air. Est-ce alors la musique qui me marque et me permet de cristalliser ces poussières de mémoire, ou bien étais-je alors dans de telles dispositions, d'une telle réceptivité, concentré et conscient, que je me souviens en réalité moins de moments que de la grâce ayant permis leur éclosion ? Tout cela est bien fragile.

En eaux troubles, je ne suis jamais à l'aise. Mais dirai-je que je déteste cela ? J'aime la réalité, la dure réalité. Dans le même temps, je la fuis. Ayant le nez dedans, comme un chien dans sa pâtée, je dois m'en éloigner pour mettre entre elle et ma sensibilité une distance reléguant aussi, de ce fait, la douleur. Je déteste souffrir, mais j'aime me souvenir que j'ai parfois souffert et j'ai besoin de m'en souvenir, je ne sais pourquoi d'ailleurs, ni si c'est bon ou mauvais, si cela me sauve ou me noie.

Le temps passe. Il ne cesse de passer. Il s'accélère avec l'âge et rend fou. Je ne suis riche que de mon passé et ce passé ne signifie quelque chose que pour moi, et encore ne signifie-t-il pas grand-chose, juste que je suis passé là, tel un lapin égaré dans la garenne. Trois empreintes, un petit tas de crottes. On sait que c'est un lapin. De tels lapins, il en existe des milliards sur la terre et rien ne distingue celui-ci d'un autre. C'est triste. C'est fabuleux. C'est trop énorme. Je ne sais si c'est injuste. Je mourrais là, vous oublieriez vite que je vous faisais rire parfois. Vous règleriez mon cas en trois sentences, dont deux pas mal désobligeantes, parce que nous sommes ainsi, nous les hommes : mauvais, jaloux, vendus. Et je songe à la Dame de Pique, symbolisant la solitude mal vécue et la séparation... Orphelin de mère, cela n'est rien. Orphelin de sens, c'est un drame. Et ma vie, doux Jésus, n'a aucun sens. Nous n'en ferons pas un drame.

5 commentaires:

  1. M. Gaupin était surveillant externe et interne à l'institut d'Izel, à l'époque où j'y usais mes fonds de culotte.

    Il était un peu efféminé je crois bien, et vous lisiez le Grand Meaulnes.
    Juliette avait encore son nez, Aragon n'était pas un minet.
    Et rue de la chaussée-d'Antin il y avait un petit jardin.

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    1. Une autre chanson marquante de 75 ! Sartre était déjà bien engagé !

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  2. Cretinus Alpestris25 février 2013 à 22:51

    Tout cela me rappelle furieusement qu'il va falloir me réapprovisionner en madeleines.

    J'affectionnais plus particulièrement celles au léger goût de citron de la boulangerie Ramseier, établissement maintenant remplacé par un "fast-food" proposant kebabs indigestes et loukoums suintants.

    Notre lointain passé nous est devenu encore plus exotique que ce présent que l'on nous impose.

    Un ancien lecteur de la Hulotte...

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  3. C'est l'heure des remembrances qui font le siège de votre cerveau, et font sourdre les nôtres , troubles ou claires, fluides ou tourmentées...
    Elles s'imposent malgré nous, jamais par hasard, car elles portent le message du vécu .
    Puissent-elles nous rendre lucides mais non désespérés sur l'à venir dont nous avons quelques clefs.

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  4. Donnez un sens à votre vie !
    Devenez Laurent Obertone !

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