mardi 8 novembre 2011

Résignez-vous sans cesse !

Masque de l'époque Azuchi Momoyama
Les réactionnaires m'agacent quand leur réaction se résume à se gausser des pitreries d'une gauche fâchée avec la réalité. Il me semble que les aigles ont mieux ou plus urgent à faire que de railler les étourneaux.

Nous n'allons pas nous plonger dans la sémantique pour définir à nouveau la notion de réaction en politique, surtout que le réactionnaire moderne, radical ou mitigé, souffre à son détriment de la comparaison avec le réactionnaire historique. Dans le contexte révolutionnaire et post-révolutionnaire, le réactionnaire prenait tout de même de sacrés risques. Nos réactionnaires actuels n'en prennent jamais. S'ils ont parfois des idées, le courage de vivre en fonction d'icelles leur manque avec une régularité épatante. D'où l'image peu flatteuse du réac en beauf tout en bide et bourrelets, ou bien en jeune chien fou ayant fait du mépris toute sa philosophie. Est-ce sa faute aussi, si la notion de réactionnaire signifie aujourd'hui tout et n'importe quoi ? Non, bien sûr. Jadis, et même naguère, nul ne se vantait d'être un réactionnaire. L'étiquette vous était collée par les progressistes, et elle signifiait, en gros, « bourgeois » — c'est-à-dire un personnage volontiers replet, voire gras, hostile par principe au progrès social, ou rétif à l'évolution des mœurs, évolution perçue comme une décadence (les cheveux longs, l'amour libre — bref, la plupart des phénomènes de mode, toquades d'une jeunesse qui, à raison, prétend vivre et s'adonne à l'existence d'une manière évidemment bruyante et colorée, donc bouffonne). 

Nous voyons fleurir aujourd'hui des réactionnaires estampillés à l'instar de crus fameux. Ces réactionnaires new wave s'adoubent entre eux, se congratulent et s'affichent. Ils sont fiers, jeunes, parfois beaux. Ils crèvent d'une arrogance et d'une fatuité à la Bixiou (pour autant que je me souvienne bien du personnage de Balzac). Le dandysme est leur intime conviction. Ils sont volontiers cultivés, ou ne le sont pas tant que ça, même s'ils veillent à le devenir à force de lectures. Ils sont plaisants parfois, drôles, irritants. L'avenir nous dira si, l'âge venant, ils conserveront la sveltesse de bon aloi qui sied tant aux rebelles ; je n'en suis pas bien sûr. Jeunesse ne dure qu'un temps, n'est-ce pas ?

Quand un quelconque loustic 2.0 fait profession de réaction, on doit craindre le meilleur du pire. Je n'est pas un autre, avec lui. Je, c'est moâ et moâ seulement. Je suis je et je m'est — et je vous emmerde. Tel est le subliminal et grisant message que nous envoie du haut de son mât ce guetteur impavide, ce guerrier en flanelle. 

Fini de rire.

J'ai de naturelles accointances avec la famille des réactionnaires. Je dois l'admettre, et le déplorer parfois, tant la compagnie me semble futile à maints endroits. Me dérange chez beaucoup d'entre eux une manière d'être qui relève un peu trop à mon goût des rodomontades enfantines et adolescentes, le besoin de paraître et de paraître plus et mieux qu'on est dans le vrai réel : plus grand, plus fort, plus cultivé, etc. Je leur reproche de n'être qu'attitudes et gestes, de singer le dandysme dont ils se réclament et dont ils ne retiennent que les effets les plus calamiteux : le costume et la provocation gratuite. Baudelaire, en Belgique, accepta de rencontrer un admirateur qui, le malheureux, eut la paternelle vanité de lui présenter ses filles : deux jolies demoiselles, sans doute un peu fades aux yeux du poète dont on connaît le goût des poisons et des fortes liqueurs. Baudelaire fut glacial, à sa triste manière, et s'enquit auprès du brave monsieur de savoir laquelle de ses deux filles il destinait à la prostitution. C'est féroce, mais ce n'est pas drôle. Quel risque Baudelaire prenait-il en humiliant de la sorte un pauvre diable qui le respectait, lui, et même l'admirait ? Aucun, sachant qu'en ce temps-là on ne cassait pas la gueule aux cuistres comme on le ferait aujourd'hui. Ce trait du dandysme et de la morgue baudelairienne est typique de la vulgarité du personnage qui n'était jamais qu'un parvenu du dandysme. Tout autre était Beau Brummel, qui, pour ridicule et maniaque à l'extrême qu'il fût sur le plan vestimentaire (l'aspect du dandysme qui m'agace le plus, l'élégance élaborée et ostensible), n'était pas un dandy de cartoon et exerçait à bon escient son redoutable esprit, avec des risques parfois, comme lors de ce bal costumé où le prince régent, le futur George IV d'Angleterre, dont il était l'ami de jeunesse, avec qui cependant il était en léger froid, salua les compagnons de Brummel en affectant de ne pas voir ce dernier. Brummel s'adressa alors à l'un de ses amis que le prince avait salué, et lui demanda avec une négligence calculée, suffisamment haut pour être entendu par la personne concernée : « Who is your fat friend ? »

Mon sujet m'échappe une fois de plus.

J'en reviens à mon réactionnaire proclamé et à ses effets attendus, et parce que prévisibles, monotones. Je l'ai dit, l'activité militante du réactionnaire moderne tend à se confiner dans l'assaut systématique contre la bêtise, ou supposée ou voulue telle, du malheureux gauchiste (qui ne l'a pas toujours volé, on s'entend). En dehors de la bonne tranche de rigolade acquise à peu de frais, je perçois mal les bénéfices de ces razzias. Lorsqu'on est grand, beau et surtout fort, on ne gagne rien à talocher des gamins de quatre ou cinq ans. À quoi sert de massacrer celui qu'une simple chiquenaude bien appliquée suffit à faire choir de son tabouret ? Autant me séduit l'escarmouche bien ciblée, autant me lasse le déferlement quotidien. Un exemple s'impose.

Pour un gauchiste (nous nous entendons sur ce terme), dont la principale fierté est de croire, sans rire, qu'il appartient au camp du Bien et qu'il en est le vaillant défenseur contre les menées des vilains tout de brun vêtus — pour lui, donc, tout réactionnaire est un salaud d'odieux fachisse dont toute l'activité mentale se borne à haïr et dont l'activité sexuelle préférée semble être le tripotage de kiki tout seul devant le poster géant de son idole à jamais : Hitler. Le gauchiste de cette abondante eau prend son rôle tellement au sérieux qu'il croit dur comme fer que nous prenons le nôtre de même, sans voir le côté ludique et taquin de l'entreprise. Un revers de main devrait suffire, en temps normal, pour écarter les mouches. Sortir la grosse artillerie pour bousiller un hanneton, cela me semble un tantinet excessif, sauf si nous sommes dans une bande dessinée et que nous sommes les acteurs malgré nous d'un gag réussi au moins graphiquement. Le réactionnaire, au lieu donc de rire en balayant le fétu bavard et rigide, tend à foncer dans le tas, cornes au vent, et à foncer dedans derechef, la queue en l'air et le gland pourpre d'une fort malsaine et incongrue colère. Tant d'énergie gâchée, et pour quel profit décisif ? Aucun, vu que chaque protagoniste campe évidemment sur ses positions et sur ses postillons. Le gauchiste étant pour le réactionnaire un crétin de nature, il ne lui accordera rien, aucune estime dans l'ordre de l'intellect, sauf s'il change de casaque en cours de route, ce qui arrive parfois, mais de la gauche vers la droite uniquement. Or, cela ne tient pas.

Cela ne tient pas. Raisonnablement, je me refuse à penser qu'un gauchiste soit par nature et de manière systématique un indécrottable crétin, tandis que le réactionnaire détiendrait le monopole de la vérité, celui de la science, de la beauté, de l'élégance, de l'humour et toutes ces parures dignes de rois. La sottise, je le crains, ne choisit pas son camp au regard des idéaux politiques. Je parlais d'un exemple. Quel meilleur exemple que l'attitude pour le moins goguenarde des réactionnaires en présence de Michel Onfray ? Michel Onfray, qui est sincèrement un type de gauche, mais qui ignore qu'il est de droite à maints endroits, tout aussi sincèrement, sans se permettre de l'accepter, comme si c'était une tare, — accumule contre lui et bien malgré lui sans doute les saillies désobligeantes des réactionnaires en verve, qui en ont fait celui des bourrins qu'ils préfèrent battre et harceler. Or, mes amis, je vous arrête là. Michel Onfray se trompe volontiers, mais il ne mérite pas la bastonnade. Il se trompe d'ailleurs moins par idéologie que par fidélité à ses origines modestes. C'est une faiblesse sans doute, mais pas un crime. Je l'ai beaucoup aimé (il m'a permis de découvrir Diogène et les Cyniques, Lucien Jerphagnon et Georges Palante ; son Art de jouir et sa Sculpture de soi ont été pour moi des lectures vivifiantes et décisives à une époque incertaine de ma vie), il a trahi mon estime avec son incompréhensible Politique du rebelle, je ne le lis plus jamais, mais je lui conserve toute mon estime, une lointaine sympathie, et surtout je ne le considère pas comme un crétin sur la seule foi de son adhésion à des valeurs plus à gauche que je ne puis en supporter. Ce n'était qu'un exemple.

Alors voilà, l'heure est grave et le système agonise. Nous sommes tous sur le même bateau, lequel tangue et gîte, lequel prend l'eau, sabordé qu'il est par l'armateur même qui l'a affrété. La noyade et les requins nous guettent, et nous sommes encore à nous invectiver dans les coursives surchauffées, pour des questions de pipi trop à gauche et de caca trop à droite. Je n'entends pas qu'il faille fraterniser au point de mélanger les humeurs et de partager les odeurs sous les accords festifs d'un accordéon, mais il doit être possible, au moins le temps d'organiser la parade, de s'entendre sur un programme, sur une action a minima.

Considérons le mouvement des Indignés, qui fait tant rire à droite. L'origine franco-sénile du mouvement n'est pas pour rien dans le rejet hystérique de la droite à son égard (il suffit de lire les commentaires des internautes sous les articles du Figaro traitant de ce mouvement, qu'il soit français, donc anarchique et balbutiant, ou américain, c'est-à-dire organisé, structuré, et d'une ampleur qui, moi, me rassure, comme le vacarme intermittent de ces petits coins chers à Valéry dans la foulée et le parfait contrepied de Pascal). Ce rejet du mouvement est d'ailleurs moins politique que social. Les images nous montrent une jeunesse que des indices vestimentaires et de look semblent rejeter du côté de la contestation égoïste des gamins et gamines nantis de Mai 68. J'ai bien écrit nantis, oui. On voit des cheveux longs et on suppute des idées courtes, ou pas d'idées du tout, ce qui arrange bien le conformisme des gros calés dans leurs fauteuils, au chaud pour encore quelques temps. On devine à leurs dégaines, à ces jeunes effervescents, qu'ils ne sont pas du genre à se lever tôt pour gagner plus à la loterie élyséenne. Des glandeurs. Des planqués. Des hippies ! Peuh !

C'est à eux peut-être, messieurs, mesdames, que vous devrez, demain, de pouvoir encore bouffer, même si ce ne sont que de tristes fayots issus de boîtes de conserve sauvées du désastre. C'est eux peut-être, par leur assiduité à occuper l'agora, par la menace qu'ils finiront par représenter du fait du nombre, qui vous libéreront de vos graisses morbides et assassines. C'est à eux que vous devrez peut-être, ou bien sans doute, d'échapper sur le fil à la voracité des prédateurs de Wall Street et autres boutiques maléficieuses. Ce sont ces guenilles aux pancartes pacifiquement vociférantes qui demain, peut-être, enverront par le fond les fortunes illicites et avec elles tous leurs complices aux mains sales, les Sarkozy et autres traîtres majeurs, ces gens qui savent pourtant et qui pourraient tout arrêter en recadrant avec la plus extrême sévérité les aigrefins de la finance internationale, mais qui préfèrent se taire et ruminer, à la fois duplicité, veulerie et impuissance, qui disent attendre on ne sait trop quoi, un improbable envol de coquecigrues, un signe du destin, un retour absurde, inopiné, du calme alors que les éléments commencent à peine à se déchaîner, que la terre d'où mille volcans jailliront demain ne tremble pas encore assez pour menacer notre équilibre. Il me semble qu'il y a là tout de même un enjeu et qu'il est de taille, qu'il mérite que nous lui portions la plus vive attention : c'est la démocratie, ni plus ni moins, et nos chères libertés, qui sont mises en solde et en liquidation aux étals des marchés. Et ce que les politiques nous vendent en ce moment, y compris la rigueur, qui semble si raisonnable et saine, ce n'est plus du vent, c'est notre sang à tous — et c'est une vente à découvert

Je me fiche pas mal personnellement qu'il existe des gens très riches. La richesse comme telle ne me choque pas et je n'envie pas les riches. Je tolère qu'on roule en Porsche, en Jaguar, en Ferrari, pourvu que ce ne soit pas à vive allure à travers le village à l'heure de la sortie des classes ou un jour de marché dominical. Ce que je ne supporte pas, c'est quand le goinfre par sa voracité de goule puante met en péril ma frugalité et la vôtre, quand les saccages qu'il fomente et commet en toute impunité sur la planète entière menacent jusqu'à l'existence même de la planète (et je ne parle pas forcément ni uniquement de l'aspect écologique).

Vous haussez les épaules ? Vous riez peut-être ? Ne trouvez-vous pas inquiétant, très inquiétant, que tout en politique soit désormais fait en fonction des marchés, pour rassurer des marchés dont nous ne savons qu'une chose : c'est qu'ils ont, comme l'Hydre de Lerne, plusieurs têtes, mais que ce sont des têtes dénuées même d'embryons de cervelles, des têtes folles. C'est à cette créature infernale que nos élus nous livrent davantage chaque jour avec notre muet assentiment, comme si la chose était tellement grosse que nous doutions de son existence, de la menace réelle qu'elle représente, comme si c'était un fake, un hoax, une nouvelle aventure de Tintin !

Trouvez-vous acceptable que des pays hier encore souverains soient mis sous tutelle économique et politique pour complaire aux marchés (les dettes souveraines sont des sources d'enrichissement considérable pour les banksters et autres spéculateurs, raison pour laquelle tout est fait afin de conserver vivantes les bêtes qu'ils dévorent cependant, telle l'ammophile, cet hyménoptère qui pond ses œufs dans le corps de chenilles qu'il a lui-même paralysées et que ses larves dévoreront) ? Trouvez-vous acceptable que la pression des marchés soit telle sur des états démocratiques, que les dirigeants jugés trop faibles ou pas assez dociles, tel George Papandréou (et Berlusconi demain, en attendant que tombent d'autres têtes, dont celle, très grosse, de l'hyperplanétaire président Sarkozy), doivent de toute urgence se retirer et céder la place à de plus fiables pions, lesquels seront à leur tour éjectés de l'échiquier à l'heure voulue par les marchés ? Acceptable enfin, trouvez-vous, que cette Europe censée nous protéger, nous les citoyens devenus corvéables consommateurs, ne sache avoir soin de nous qu'en nous remettant entre les mains pas toujours d'une propreté rigoureuse des Chinois et autres peuples émergents à qui nous avons cédé, comme une vieille dame qui perd la tête, nos bijoux les plus précieux : notre savoir-faire, nos industries ? Par la sottise de gouvernants obsédés par une mondialisation heureuse, ce piège à cons, nous nous retrouvons dans l'absurde position d'anciens riches forcés de quémander liards et protection aux miséreux dont nous avons naguère fait la fortune en leur abandonnant non le fruit de notre travail, mais notre travail lui-même. L'Europe possédait une vache dont le lait abondant étanchait peu ou prou notre soif et celle des étrangers de passage. Ivre de générosité, l'Europe décida d'en faire plus et céda Marguerite avec des recommandations de bons soins, sans exiger de contreparties (Droits de la Vache et tutti quanti), dans l'espoir que cette vache donnée nous reviendrait au centuple par la grâce du bon Dieu !

Pour toutes ces raisons, et quelques autres, moins avouables peut-être, je soutiens le mouvement des Indignés contre l'inertie des Résignés. Quand je dis que je soutiens le mouvement, je le fais de loin, distance oblige, sans guère quitter mon siège, moins par paresse que par stratégie, car je milite dans l'ombre avec les moyens qui sont les miens et qui se limitent à la part intellectuelle. Je cherche et relaie certaines informations. Que puis-je faire d'autre, en l'état ? J'ai bien ma petite idée pour une contribution prochaine, mais il semblerait que ce ne soit pas encore à l'ordre du jour. Je reproche en effet aux Indignés leur timidité, leur fichu pacifisme à la noix. Ou bien l'heure est grave, très grave, et il n'y a plus à tergiverser : il faut y aller, cornes en tête et poignard à la main ; ou bien il n'y a rien là qu'un peu d'eau qui déborde et cela ne vaut pas la peine même d'éponger le carrelage : le tapis s'en chargera. Autant se taire alors et rentrer chez soi, reprendre sa console au petit frère et jouer.

Une anecdote pour conclure. Chaque jour, plusieurs fois par jour, je vais lire les contributions et les commentaires sur un blog économique, celui de Paul Jorion pour ne pas le citer, un blog à mon avis pertinent, fort bien achalandé. J'y apprends beaucoup dans un domaine que je fuirais sans cette crise sans fin qui m'intéresse sur les plans anthropologique, ontologique et quantique. Je lis beaucoup, j'interviens peu. Je ne donne pas mon avis (il ne compte pas), mais il m'arrive de poser des questions. Dernièrement, lisant la bonne centaine de commentaires parfois très techniques qui prolongeaient une note de belle facture, je fus agacé par la récurrence des mots révolte, révolution, qui exhibaient leurs faces enflammées. Ce ne sont pas les mots qui m'agaçaient, ni leur récurrence, mais leur absence de chair. Des mots. Words, words, words. Alors, je me penchai sur mon clavier et j'écrivis le message suivant que le modérateur, comme il fallait s'y attendre, « omit » de publier : « J'entends parler ici de révolte et de révolution. Certains demandent : quoi faire ? On ne sait pas. Attendre. Parler. Débattre. Révolte ? Révolution ? Fort bien, allons-y. Je demande alors : où sont les armes ? Je demande aussi : où sont les instructeurs ? »

158 commentaires:

  1. C'est un peu long.
    J'avoue que je n'ai pas tout lu.
    En résumé vous prenez vos distances avec D.Goux ?

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  2. Non, pas du tout. Didier n'est pas mis en joue ici, ni personne en particulier, mais tout le monde en général, moi le premier. Disons que, peut-être, depuis la qualification du Fromage Synthétique pour le premier tour de la Présidentielle, je me suis mis à la synthèse et prétends faire travailler ensemble, pour la bonne cause, ceux qui sans cesse se chamaillent. Sinon, je m'autorise au besoin de critiquer mes amis, plutôt de face que dans le dos, et je leur permets de me critiquer aussi. C'est ainsi qu'on avance. Les discussions un peu chaudes sont intellectuellement excitantes. Je peux estimer une personne dont je vomis les idées.

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  3. J'ajoute que je peux même comprendre l'inertie vaguement ironique de quelques-uns qui ont beaucoup à perdre dans la bagarre : des acquis, une remarquable bibliothèque, chats, femme, chiens, pendule au salon (et ici, l'allusion est claire, mais affectueuse). Moi, je n'ai que ma peau à perdre, et quelques os bien fatigués.

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  4. Je n'adhère pas complètement à vos idées sur le sujet, ce qui n'est pas vraiment important, et je ne peux en aucun cas estimer quelqu'un dont je vomis les idées.
    Par contre, vous lire est un bonheur.
    Keep going Ygor!

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  5. Attiré par le titre sur une blogroll, j'ai jeté un oeil sur votre texte....

    La vache, comme c'est mauvais.. Vous avez 16 ans d'age mental, ou vous avez été piqué par la mouche tsé-tsé? Quellle paresse et quel manque de rigueur intellectuelle...

    Et puis ça sent l'autodidacte, la femme de ménage qui lit des livres au lieu de faire son Job, ce qui est très mal...

    Ceci étant, je ne regrette pas de vous avoir lu... En entomologiste^^

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  6. Le but n'est pas d'adhérer, ma chère J. Je ne suis pas un bureau de recrutement, spécialité tueurs d'élite ou snipers ! Je ne cherche pas non plus l'approbation. Bonheur de lire ? Merci ! Bonheur d'écrire, aussi, donc c'est partagé. Quant à l'idée d'estimer une personne dont on vomit les idées, ce n'est qu'une façon de dire que je ne condamne jamais sur la seule fois des idées, que je cherche à connaître l'individu derrière, ce qui me semble une démarche saine. Mais mon empan sans doute est trop large : estime et mépris s'excluant par nature. J'avais en tête une personne dont il m'arrive de détester les idées, alors que j'aime l'individu (parce que je le connais bien, aussi).

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  7. Tenez, j'ai trouvé votre texticule tellement édifiant que je viens d'en recommander la lecture chez moi... D'une certaine manière, je le trouve magnifique, Soral est mon Bouvard, il n'est pas impossible que vous deveniez mon Pécruchet^^

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  8. Vous êtes trop aimable, XP. Mieux nanti de la phynance, je vous engagerais pour m'enseigner la littérature, le style, toussa. Je serais un bon élève et vous seriez mon maître.

    Sinon, vous avez tout faux. Comme d'hab', quoi. Est-ce étonnant ? Vous êtes le roi des approximations souveraines.

    Vous pensez être un loup. Vous êtes tout juste un agnelet. Vous avez besoin, jeunesse oblige, de faire vos crocs. Je vous dis : gare ! En vous attaquant à de trop vieilles mais dures carnes dans mon genre, vous risquez d'y laisser vos dents de lait.

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  9. Ouh là, c'est vous qui vous trompez! Loin de moi l'envie de me faire les crocs!

    Il y a juste une vieille tradition ilysienne de la déconnade et de l'humour. On prend un prétentieux sans intelligence, sans humour et sans esprit (donc sans défense, je sais, c'est pas bien) puis on se moque.

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  10. Sans défense ? Vous me connaissez fort mal, et je vous conseille vivement d'aller paître ailleurs. J'ai du répondant. Et autre chose, mais je me garde ce plaisir pour l'hallali. Ma patience est sans limite.

    Excusez-moi pour les crocs : je pensais que vous aviez déjà des dents.

    Avec ça, je dois vous remercier : mes statistiques explosent grâce à vous. Et mes lecteurs provenant de chez vous lisent longuement. Une armée d'anthropologues, j'imagine ? Des masochistes ?

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  11. "mes statistiques explosent grâce à vous. Et mes lecteurs provenant de chez vous lisent longuement. Une armée d'anthropologues, j'imagine ? Des masochistes ?"

    C'est la crise! Les gens ont besoin de rire!

    " je vous conseille vivement d'aller paître ailleurs."

    C'est bon, ça! Le client est bon quand il commence à perdre ses nerfs.

    J'avais vu ça avec Leroy. Mais on l'a tout cassé, on peut plus jouer avec. Il couine plus quand on appuie dessus.
    De la mauvaise qualité.

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  12. Vu ce que je lis dans des commentaires que l'on me demande de ne surtout pas valider, les gens qui rient ne semblent pas tellement rire de celui que vous croyez. Pour le coup, là, c'est moi qui ris.

    Désolé d'interrompre votre joli fantasme, mais je suis fort loin de m'énerver, fort loin même d'avoir envie de m'énerver, surtout contre vous. Et pourquoi surtout contre vous ? Parce que je vous crains, pensez-vous. Parce que je méprise vos méthodes de sale gosse imbu d'une notoriété qui ne dépasse guère d'ailleurs les limites de la pissotière municipale.

    Vous avez cassé ce pauvre Jérôme Leroy ? Vous cassez donc aussi vos poupées ? Il vous reste Dantec. Ça couine bien, un Dantec. J'ai testé le bidule dans une vie antérieure. Faites-moi confiance.

    C'est la crise, comme vous dites : votre style appauvri en est la preuve.

    N'essayez pas de m'attirer chez vous : je n'irai pas. Je sais ce qu'il faut faire pour être admis à commenter chez vous. Je m'y refuse. Voyez-vous, je ne suce pas.

    Sinon, mon brave, excellent ami, je dois vous dire que je ne consacre pas de temps à rédiger des notes si déplaisantes pour recevoir de votre part, dans mes bottes, un long flux de merde chaude. S'il y a des choses qui vous déplaisent dans mes écrits, nous pouvons en parler précisément et calmement. Contrairement à vous, je ne suis pas en chaleur toutes les heures et quart et n'éprouve pas le besoin de me frotter à de plus grands que moi pour qu'ils m'enseignent l'art de la masturbation. Ce qui veut dire que je vous laisse folâtrer un peu en ces lieux. Quand je sifflerai la fin de la récré, vous devrez rentrer avec les autres et regagner votre petit banc.

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  13. Ça c'est bien envoyé, Yanka !

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  14. Que voilà un article intéressant ! qu'on soit d'accord ou non avec votre vision des choses, vous avez me semble t-il un souci d'honnêteté intellectuelle, et c'est une qualité qui se fait rare.
    Il me semble que cette qualité existe chez Onfray : je ne partage pas ses idées de gauche mais on voit bien chez lui une capacité à la remise en question, à l'écoute attentive des arguments adverses. Il y a peu d'exemples d'intellectuels capables de faire volte face sur un sujet (Freud en l'occurrence ) en reconnaissant qu'ils le font et en expliquant pourquoi.

    ps : c'est un régal de lire votre altercation avec what's-his-name, en le censurant vous nous auriez privé d'un bon moment.

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  15. C'est touffu comme billet!
    Bien d'accord avec vous pour le début. Loustic 2.0 est d'une agressivité puérile et un peu lassante dès que l'on exprime un désaccord même minime avec lui... Et il n'y a pas besoin d'être un gauchiste affiché pour encourir ses foudres!
    En revanche, pour le reste, il me semble que vous êtes un peu à côté du sujet.
    Les "marchés" n'ont ce poids que pcq les états vivent au dessus de leurs moyens depuis des années. Les "marchés" ne sont que les prêteurs et c'est tout de même l'emprunteur qui est responsable de sa dette, pas le prêteur! En ce moment, l'aubergiste amène l'addition et les convives ont bu pour plus que ce qu'ils n'en avaient les moyens. Va falloir faire la plonge!
    Il est vrai que tout le monde va faire la plonge alors que tous n'ont pas bu, ce qui est injuste, mais, en l'occurence, la protestation de vos indignés se trompe de côté...

    Ensuite, vous avez l'air de penser que les indignés ont qq chose de nouveau alors que je n'y vois qu'un nouvel avatar de la gesticulation gauchiste dont l'objectif est d'accroître encore et toujours la collectivisation de la société. Peut-être y a t il qqs idiots utiles, sincères, dans le lot mais, globalement, il n'y a rien de neuf.

    Je ne suis pas un Indigné - je pense que c'est clair, mais je ne suis pas un résigné non plus, je veux juste moins d'Etat. C'est une autre option. Nous sommes quelques uns comme cela.

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  16. Le simple fait qu'il ne veulent pas être publiés, en admettant que ce soit vrai (les blogueurs ratés ont une forte tendance à mythoner), fait que c'est moi qui rigole. Là, commme ça, on devine plutôt le troupeau de mongoliens qui tentent de se rassembler pour baver de rage entre eux. Un grand classique.

    " Il vous reste Dantec. Ça couine bien, un Dantec. J'ai testé le bidule dans une vie antérieure. Faites-moi confiance."

    Pourquoi faire? Je suis quelqu'un de respectueux pour le travail et le talent, c'est d'ailleurs pas la moindre des choses qui nous sépare.

    "N'essayez pas de m'attirer chez vous : je n'irai pas. Je sais ce qu'il faut faire pour être admis à commenter chez vous. Je m'y refuse. Voyez-vous, je ne suce pas."

    On dit ça au début, puis on y prend goùt.

    " Quand je sifflerai la fin de la récré, vous devrez rentrer avec les autres et regagner votre petit banc. "

    Toujours à vous surestimer! Vous ne pourrez pas siffler la fin de le récré, puisque vous n'avez pas de vrai blog, et pas de vrais lecteurs.

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  17. Dites, Ygor, reconnaissez que vous avez trouvé bien pire que moi !
    Avec XP, une seule solution, se foutre de sa gueule. Après il devient tout rouge et fait encore plus de fautes.
    Au passage : bon billet.

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  18. Je réponds en priorité aux commentaires courtois.

    @ Marco Polo - Pire oui, mais aussi plus enfantin. Vous ne m'aviez pas attaqué pour faire joujou, mais sur un point précis qui vous avait déplu dans une note. Avec ça, on peut discuter, s'expliquer. Je vous ai consacré un billet. XP n'aura pas cette chance.

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  19. @ Pulcino - Je ne me vanterais pas d'avoir plus que ça des connaissances en économie, mais je m'informe. D'ailleurs, la complexité du système financier international est telle que même les experts s'y perdent. En face de problèmes quels qu'ils soient, si je veux les résoudre, je m'oriente par rapport au bon sens (la logique, la raison, etc). La meilleure façon de régler une dette est d'éviter l'endettement. C'est vrai pour les ménages, un peu moins pour les états et collectivités qui sont contraints par leurs obligations (système de santé, éducation, défense, retraites, etc.). Si les états sont responsables de ce qui leur arrivent ? Bien sûr. Est-ce que les spéculateurs sont blancs comme neige ? J'ai comme un doute ! À qui la dette publique et souveraine profite-t-elle ? À ceux qui prêtent via les intérêts faramineux et aux spéculateurs qui sont en train de bouffer la seule vache qu'ils possèdent au lieu d'en tirer le plus de lait possible. Quand il n'y aura plus de vache, ils crèveront tout simplement. Il existe pour les états des solutions, plus ou moins radicales (façon Islande, Argentine ou Équateur) ou de bon sens. Une première bonne attitude consisterait déjà à admettre que la crise est systémique et que l'on ne parviendra à rien sans une remise en ordre radicale du système financier. La dette n'est que l'un des problèmes actuels. Or, les états ne peuvent pas ou ne veulent pas... pas encore. On rafistole ce qu'il faudrait détruire et reconstruire sur des bases plus saines. Je reprends l'image de Paul Jorion : l'escalier grince dans une maison et les experts se réunissent pour y apporter une solution. Une vis ici, un clou là... L'escalier grince toujours. Il grince parce qu'en fait la maison est construite sur un terrain qui glisse. Pour s'en rendre compte, il faut sortir de la maison, sortir du cadre, comme dit Jorion. Ce que ne font pas les experts et les chefs d'états.

    Étant de droite, comme vous, je suis aussi pour moins d'état, sauf que je souhaite restaurer ses prérogatives régaliennes et monétaires. Un état souverain doit pouvoir disposer de sa monnaie propre et dévaluer à sa convenance. Cette possibilité que l'euro a ôté aux états explique en partie la chute de la Grèce et maintenant de l'Italie. L'euro a été mal conçu, voilà tout. Il devait nous apporter la prospérité et c'est tout le contraire. Il devait nous protéger et c'est tout le contraire. Il va disparaître de toute façon, il est trop tard pour le sauver. En 2008 on aurait pu.

    Le mouvement des Indignés est d'obédience gauchiste évidemment. Est-il si folklorique que ça ? On pense ce qu'on veut, Mai 68 n'a pas été sans effets sur la société. Effets positifs ou/et négatifs, c'est selon, mais effets. Et c'est cela qui m'intéresse au final : quel poids ces mouvements auront-ils et que risquons-nous de leur devoir ? Ce sont de pareils mouvements qui ont fait tomber Moubarak, Ben Ali et Kadhafi, ce n'est pas rien. Que cela, au final, n'apporte rien de très positif pour le moment est une autre question (intéressante en soi), mais l'histoire retiendra que des mouvements populaires ont permis de renverser trois régimes autocratiques fort anciens, en quelques semaines. Si un jour je suis réduis à la mendicité, je ne regarderai pas la couleur politique des piécettes que l'on jettera dans ma sébile. Toutes seront bonnes à prendre. Voilà pourquoi je me contrefiche que les Indignés soient de Ploumanac'h ou de Vesoul !

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  20. @ dxdiag - J'essaie en effet d'être honnête intellectuellement. C'est la moindre des choses, me semble-t-il. Et puis j'aime l'inconfort du doute, les remises en question. C'est stimulant. Il y a deux ou trois ans, j'avais rédigé un long article consacré à la Turquie : oui ou non à son adhésion à la C.E. Au départ, j'étais contre. À l'arrivée, plus tant que ça, sans être pour non plus, sans avoir complètement changé d'avis. Je comprenais qu'on ne veuille pas de la Turquie et je comprenais qu'on soit pour, m'étant penché sur les données géopolitiques, historiques et culturelles. Au final donc, avis mitigé, très inconfortable. Mais pourquoi aurais-je dû avoir un avis tranché ? Cet article m'a valu d'être contacté par un journaliste de l'Express pour une confrontation avec un autre internaute sur le sujet. L'autre serait pour, moi contre. J'ai répondu au journaliste que ma position était trop ambiguë pour débattre avec quelqu'un qui était pour, vu que je n'étais pas contre à 100%. Avait-il vraiment lu mon article en entier, bon sang ? Et je lui ai recommandé de contacter Roman Bernard dont je connaissais bien l'opinion intransigeante sur le sujet. Roman m'en a su gré et c'est lui qui est allé débattre. XP y serait allé, lui, ne serait-ce que pour montrer son petit zizi sur un grand média. Moi, je m'en fiche. Je n'éprouve pas le besoin de montrer mes attributs.

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  21. @ XP

    Plusieurs choses.

    Mon intelligence n'est pas à vendre, si bien que je me fiche que vous lui trouviez des qualités et des défauts. Votre approbation ne compte en aucun cas. J'ai passé l'âge des confrontations puériles sur la question de savoir si ma quéquette est plus grosse que la vôtre ou plus petite. Ce n'est pas la taille ni l'ampleur d'une chose qui détermine sa puissance, mais l'usage qu'on en fait. Je constate malheureusement que vous utilisez moins votre intelligence pour réfléchir et comprendre que pour faire du buzz en attaquant Pierre, Paul, puis Jacques. Je trouve ça dommage et enfantin, mais vous avez parfaitement le droit de vous amuser, c'est de votre âge. Un jour, vous quitterez vos culottes courtes et vous ferez meilleur usage de votre cervelle.

    Je suis un polémiste-né et je suis increvable dans le genre. Renseignez-vous. Donc, si vous avez du temps à perdre, poursuivez. Problème pour vous : c'est moi qui tiens les commandes du bidule et vous ne franchirez que les lignes que je vous laisserai franchir. Ne tablez pas sur un pétage de câble de ma part. Ça n'arrivera pas. Mauvaise pioche, mon ami.

    Vous ne me connaissez pas et moi je vous connais très bien et depuis longtemps. Vous êtes sans surprise pour moi. Votre système est gros et transparent. On vous voit venir, on voit vos engrenages. Vous attaquez des personnalités médiatiques dont vous jalousez l'audience. Vous espérez ainsi forcer des portes et percevoir des biftons pour vos prestations de plume. Vous vous y prenez mal. Apprenez à écrire et les portes s'ouvriront. Cherchez à comprendre, au lieu de tout faire pour surprendre.

    Vous voulez écrire dans Causeur ? Cessez de gesticuler et faites-vous circoncire. Ensuite nous contacterons les pontes de Causeur. Je puis vous être utile à cet égard, sans passer par votre ami Leroy, je vous rassure.

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  22. @ XP (suite et fin)

    Je me suis demandé ce qui vous prenait de m'attaquer soudain alors que nous nous croisons un peu partout depuis fort longtemps sans avoir jamais eu à ma connaissance aucune friction, sauf récemment chez Didier Goux où j'ai cru devoir prendre la défense de Jacques Étienne que vous attaquiez avec une indignité de vaurien. Vous vous êtes demandé qui j'étais et vous êtes venu lire mon blog pour y trouver de quoi me passer au lance-flammes. Vous en êtes revenu dépité, parce que vous trouviez bon ce que j'écrivais et que vous étiez en accord avec moi sur la destruction souhaitée du système. Alors pourquoi ce soudain ictus épileptique ?

    C'est simple et bête comme chou. Premier constat : vous ne m'attaquez pas sur le plan des idées, des opinions. Vous visez l'homme. En effet, j'ai constaté que vous n'aviez pas lu la moitié de mon texte. En cinq minutes quarante, c'est impossible. Alors quoi ? Deux choses : vous êtes parfaitement conscient de ne pas très bien maîtriser la langue française et d'avoir un vocabulaire peu élaboré. C'est votre point faible et c'est très fâcheux quand on se prétend écrivain. Conscient de cela, malade à cause de cela, vous avez pris le parti d'affecter une grande indifférence à l'égard du style et même de l'orthographe, ce qui ne dupe personne. Et pour donner le change, vous attaquez systématiquement ceux qui maîtrisent le français mieux que vous. Tout communiste qu'il soit, Jérôme Leroy écrit cent fois mieux que vous (je parle du style et de la maîtrise de la langue, pas des idées). Et vous le savez. Et vous ne pouvez le tolérer. Que voulez-vous que je vous dise ? Travaillez, mon vieux.

    En vérité, vous avez commencé à lire mon article et vous avez cru que vous étiez visé par ma description du réactionnaire en jeune chien fou. Fredi Maque ci-dessus a cru aussi que je prenais mes distances avec ma "famille", ce qui n'est pas le cas (il n'a pas lu plus que vous l'article en entier, d'où sa méprise). Je cherche à concilier les intelligences de gauche et de droite pour abattre notre ennemi commun (le "système", dirons-nous). Pour comprendre cela, il aurait fallu lire davantage. Et pour être capable de lire davantage : rester concentré, cesser de se tripoter la bistouquette en lisant. Vous ne le pouvez pas ? Tant pis. Dites-vous bien que lorsque j'attaque quelqu'un, je le fais de face et non de biais. Je cite des noms. Ai-je cité le vôtre ? Non. Ai-je fait la moindre allusion à vous ? Non. Ai-je même un seul instant pensé à vous ? Non. Vous n'êtes hélas ! pas le seul réactionnaire un peu pénible parfois. Vous n'êtes que le moins talentueux.

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  23. 262 visiteurs uniques pour la seule journée de mercredi (dont 170 nouveaux), soit un peu plus du double des journées où je poste un nouveau billet. Tout ça grâce à vous, XP. Je songe à installer une régie publicitaire. Nous partagerons les bénefs. Vous allez devenir riche ! Vous allez pouvoir racheter Causeur !

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  24. Si vous saviez un tout petit peu ce que c'est que le style, vous auriez des lecteurs, et vous seriez apte à comprendre que Leroy n'en a aucun, de syle.

    S'il en avait, il aurait réussi une seule fois dans sa vie à écrire un vrai texte, qui passe le cap des trois semaines dans la mémoire d'un lecteur, et il en aurait, des lecteurs.

    Il n'en serait pas réduit à un statut d'écrivain smicard qui malgré ses passages radios et son label "vu à la télé", en est réduit à végéter sur un blog de clochard et n'être suivi que que par deux ou trois autres blogueurs clochards.

    Apprenez l'humilité, travaillez, forgez vous un style, et vous arriverez peut-être à vous constituer un lectorat et pondre un vrai texte.

    Ceci étant, tous les ratés qui se rêvent écrivain, ambitionnent de cachetonner dans des revues merdiques comme Causeur et de toucher une piècette d'un éditeur.... Ce sont les nullités dans vottre genre, pour qui Causeur est une référence. Seulement, vous devriez comprendre que tout le monde n'en est pas rendu-là et n'est pas un semi SDF comme vous.

    " Problème pour vous : c'est moi qui tiens les commandes du bidule et vous ne franchirez que les lignes que je vous laisserai franchir."

    Pour le coup, vous me feriez presque de la peine. Vous ne tenez aucun bidule, vous n'avez pas de blog, pas de talent et pas de lecteurs.

    Comme Jérôpme lEROY; pas de talent, pas d'audience... C'est donc moi qui décide quand je cesserais de m'amuser avec vous, comme c'est moi qui ait décidé avec lui^^

    C'est gentil de vous préoccupez de mes finances, mais ça va très bien, merci. J'ai dans l'idée, comme ça, qu'elles se portent mieux que les vôtres.
    Pas encore dans la dêche au point d'en être réduit à cachetonner chez Causeurs, au milieu des mongoloïdes... Croyez-moi, quand on a d'autres ambitions que de toucher une pige minable faute de savoir faire du fric ailleurs, un vrai site avec un vrai lectorat comme Ilys, c'est beaucoup mieux... Le jour où vous serez tenir une plume, vous comprendrez peut-être.

    A par ça, il faut vraiment avoir un QI à deux chiffres pour penser que je veux casser le système et que je suis réactionnaire... Ca se confirme, vous n'avez pas les moyens intellectuels de comprendre une seule de mes lignes. A la limite, la seule chose que j'ai envie de casser, ce sont les réacs moisis... Ca va, ça va pas trop vite, je bouscule pas trop vos repères?... Pas votre truc, de penser...Plus difficile que d'apprendre parcoeur!
    Comment voulez-vous écrire alors que vous ne savez pas lire? Dites-moi?

    Une dernière chose: je serais d'un naturel jaloux, ce serait de Marc Levy, de Dantec... Pas d'un écrivain smicard^^

    "262 visiteurs uniques pour la seule journée de mercredi (dont 170 nouveaux), soit un peu plus du double des journées où je poste un nouveau billet."

    Merci pour cette tranche de rire! Vous devez être au coude à coude avec Leroy!

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  25. Mon vieux, vous êtes obsédé.

    J'avais un blog littéraire référencé par le Magazine Littéraire comme blog majeur de la critique (ce qui me faisait un peu rire, mais soit). Je l'ai sabordé. Ce nouveau blog n'a aucune ambition de cet ordre. Je l'ai lancé pour des raisons privées et intimes exposées dans mes premiers billets. Quelques fidèles me lisent, de vrais amis, et cela suffit à mon bonheur. Je ne fais ma publicité nulle part. Quand je poste un nouveau billet, je me contente de le signaler sur Facebook. Et puis sachez que le blog est loin d'être ma seule activité littéraire. Et sachez aussi que je ne m'appelle peut-être pas toujours ni partout Ygor Yanka. Il y a donc des choses que vous ne savez pas.

    Vous me faites rire, mon vieux. Parler de style avec vous qui en êtes dénué, comme de toute courtoisie et d'élémentaire politesse, ce serait comme de parler expériences sexuelles avec un gamin de 4 ans. Il ne peut pas comprendre. Vous non plus. Évidemment, avec des références littéraires comme le boutonneux et ridicule Dantec, je conçois que votre conception du style est à la littérature des maîtres ce que les hamburgers de chez McDo sont à la gastronomie des chefs. Nous n'évoquerons donc plus ce sujet.

    « Apprenez l'humilité... » Je rêve ! Voici un bandit de grand chemin qui prétend m'enseigner l'honnêteté ! Voici un dealer et un toxicomane profond qui prétend m'enseigner l'abstinence !

    Je vous sens un peu plat. Vous n'y croyez déjà plus. Vous commencez à comprendre que vous vous êtes attaqué à un morceau trop coriace pour vous. Vous êtes en train de vous évaporer.

    Dans le fond, qu'est-ce qui vous déplaît tant chez moi qui me vaille l'honneur d'être agressé par un génial blogueur comme vous ? Ça m'intrigue vraiment. Qu'un aussi illustre personnage daigne m'accorder même un crachat est à proprement parler stupéfiant. Je vais voir à me faire vitrifier vivant avec votre crachat bien visible sur ma face, de sorte que les générations futures qui visiteront le musée des lettres du XXIe siècle puissent avoir au moins un véritable souvenir de votre existence.

    Et voilà, c'est terminé. Game over ! C'était votre dernier commentaire ici. Adieu, XP ! Bons vents (au pluriel, hein) !

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  26. XP, vous avez posté un commentaire à 10 h 25, c'est-à-dire pile en même temps que moi ! À 10 h 24, je l'aurais publié. Comme j'ai dit : FINI...

    PS - Vous le voyez, c'est moi qui commande la pédale des W.-C. Vous voilà déjà bien loin dans les égouts, en route vers la mer !

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  27. En même temps, ces commentaires particulièrement odieux d'XP ouvriront peut-être les yeux de ceux qui continuent à le défendre et des bonnes âmes qui vont jusqu'à corriger ses fautes, alors que c'est lui, bien sûr, qui mériterait une bonne correction.
    Le prochain qui trouve ce gars sympathique se retranchera lui-même du monde des humains respectables !

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  28. Évidemment, vous vous doutez que XP continue de couiner dans mes soutes, assez pathétiquement d'ailleurs. Il manque un peu d'air, le poussin.

    Comme ce grand homme fait feu de tout bois, il a recueilli dans l'un de mes commentaires une information capitale, propre à me disqualifier pour toujours du néant où je croupis. Je lui apprends que j'avais un blog littéraire qui m'a valu une flatteuse mention par le Magazine Littéraire. Il n'en faut pas davantage au coquin pour en déduire que j'ai essayé de cachetonner en montant un blog de critique littéraire ! Or, je n'ai jamais eu la moindre prétention à la critique (du moins ce qu'on appelle ainsi) et je l'ai dit et répété. J'y parlais de littérature d'ailleurs plus que de livres comme tels. J'ai découvert un jour que j'avais soudain plein de visiteurs en provenance du Magazine Littéraire en ligne. Intrigué, je suis allé voir : le Magazine m'avait distingué au titre que j'ai dit et m'avait mis en lien permanent. Qu'ai-je fait ? Non, je n'ai pas appelé ma mère pour lui faire part de mon succès : j'ai consacré à cela une note pas mal ironique.

    XP insiste : je n'ai pas de blog, pas de lecteurs, rien. Lui, me dit-il, il a un vrai blog, avec de vrais lecteurs, des lecteurs intelligents et tout et tout. Il répète ça à l'envi, de telle sorte que je me demande si c'est un gag qu'il me joue là ou si ce type est un mythomane délirant. La seule question qui est réglée pour moi quant à ce garçon, c'est celle de son âge mental remarquablement peu élevé. Avec ça je reste surpris que sur les 2000 lecteurs quotidiens qu'il revendique en bombant son petit torse imberbe, pas un ne semble faire grief au bonhomme de ses tares de style et d'orthographe. En fait ce n'est pas surprenant : ils n'ont pas encore appris à lire, ce sont des bambins de maternelle (madame XP mère est directrice d'une école maternelle, d'où ce curieux public).

    Je pourrais très vite lui rabaisser son caquet quant à la qualité des lecteurs de feu Opus XVII (version II) en lui citant des noms d'écrivains publiés et connus qui me lisaient et avec qui je correspondais, mais j'aurais l'air de me vanter et je préfère m'en tenir à l'humilité que me conseille d'ailleurs ce cher XP.

    Il me reste à vous apprendre que, vexé qu'il ne puisse plus arroser de son urine mes plates-bandes, XP a décidé de me consacrer un prochain billet pour faire rire les 2000 figurines en plâtre de son théâtre. Si un lecteur accepte de m'en résumer en trois lignes les fautes d'orthographe majeures, je lui offre le nounours oublié chez moi par le petit XP, avec dessus d'authentiques traces de lait régurgité par le bambin.

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  29. "J'avais un blog littéraire référencé par le Magazine Littéraire comme blog majeur de la critique "

    Je confirme. C'est par ce lien du Magazine Littéraire que j'ai lu le blog de Yanka, qui a été aussi recommandé par d'autres magazines littéraires et l'aurait sans doute été davantage s'il avait été plus...transigeant, disons, avec des personnages pivots de la presse littéraire ou dite telle. Je pense à celui qu'il qualifia de "menteur et faussaire". Prétendre que Yanka est un blogueur avide de reconnaissance et courant la publication est faux. Il a déjà été reconnu comme critique intéressant.

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  30. J'ai été contacté par le PDG coréen de la multinationale de littérature, d'art et de philosophie SMCF (voir lien ci-contre) pour remplacer au pied levé XP qui vient de tomber malade (il aurait avalé un trombone). Il m'offre 5000 euros par article et des avantages sociaux (massages thaïlandais quotidiens, jacuzzi, putes, etc.). Contrainte technique : pas plus de quinze fautes d'orthographe par paragraphe. Je devrais écrire des articles contre l'abbé Pierre, contre Marguerite Duras, contre Ribéry, contre Pierre Bonte, etc. Je lui ai dit (en japonais, parce que je maîtrise mal le coréen) que je réfléchissais à sa proposition. Finalement je l'ai rappelé après dix minutes pour décliner. Un bureau personnel de seulement 150 m², ce n'est pas assez grand pour moi. Ma collection de Martine et de Pif Gadget occupe un plus grand espace que cela. Or, j'ai besoin de cette documentation pour rédiger des articles qui feront vite oublier le célèbre XP.

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  31. XP couine vraiment très fort dans la soute. Ça devient inquiétant. Je vais lui rendre sa sucette, je crois.

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  32. Suzanne, c'est vrai : j'avais mordu Pierre Assouline qui avait commis un article baveux et mensonger sur Steiner. Jourde m'en avait d'ailleurs félicité.

    Hélas ! il ne sert à rien, je crois, de chercher à convaincre XP de quoi que ce soit. Quand il s'ennuie, autrement dit quand il ne sait pas sur quoi écrire alors que 20 millions de lecteurs excités attendent sa prose crémeuse à la banane, il tire au hasard un blog bas de gamme pour se faire son patron. C'est tombé sur moi. Il est donc en train de récolter des échantillons de mon ADN pour révéler au monde que c'est bien moi qui ai violé la poupée Barbie de sa petite sœur. J'ai peu de chance de m'en tirer, surtout qu'il a mis sur l'enquête ses plus fins limiers : les célèbres Dupondt !

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  33. Rendez-nous XP ! Nous aussi on veut rire !

    (Non, je plaisante, depuis qu'il est publié dans la Pléiade - avec une préface de Houellebecque et des notes de plusieurs éminents universitaires - nous n'avons plus autant besoin de ses interventions bloggesques. On parle de le mettre au programme de français en classe de Première littéraire, l'année prochaine. C'est risqué : nos vieux classiques pourraient n'en paraître que plus poussiéreux).

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  34. Ce bon XP est un inconstant : il y a moins de deux semaines c'est avec moi qu'il voulait "jouer". Et puis ça lui a passé. Maintenant, il s'en prend à vous. Ça lui passera également. Ce qui est curieux, c'est qu'il emploie les mêmes "arguments", les mêmes "menaces" pour deux personnages aussi différents que nous pouvons l'être vous et moi.

    Lui, il a des lecteurs, lui, il a du style... Il croit mettre en rage alors qu'il ne fait qu'agacer. Le mieux est de le l'ignorer.

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  35. "je me suis mis à la synthèse et prétends faire travailler ensemble, pour la bonne cause, ceux qui sans cesse se chamaillent."

    Je n'ai pas encore lu les commentaires.
    J'espère que vous serez entendu et compris.
    Je n'ai pas l'espoir que vous serez suivis, au vu de toutes les querelles actuelles (Libéralisme, Shoah et j'en passe).

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  36. Je viens de lire.
    Le premier commentaire de XP montre qu'il n'a qu'une chose à dire, qu'un commentaire à faire, qu'il ressort à chaque fois (la femme de ménage, l'âge mental, l'observateur qui ne jette qu'un oeil fatigué et peu intéressé, l'enthomologiste… bref, il nous refait toujours la même ^^).
    Ca lasse, faut pas s'y arrêter.

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  37. Ah j'avais oublié le "coup des mongoliens".
    C'était dommage !
    Ya du radotage dans l'air.

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  38. Mais nous nous souvenons de votre blog littéraire, Yanka !
    Nous étions des lecteurs réguliers.
    Que quelqu'un puisse vous reprocher un manque de style me laisse bouche bée.

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  39. @ Marco Polo

    En vous privant des couinements de la sarigue, je ne vous enlève rien dans le genre inédit, parce que le petit animal a activé la touche "repeat" du magnéto qu'on lui a mis dans le ventre.

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  40. Avec ça, ce judicieux enquêteur, aidé par un de ses lecteurs apparemment bien plus malin que lui, puisqu'il ne m'attaque pas et refuse de suivre sur ce terrain le délire du maître XP, vient de découvrir que j'étais... antisémite ! Eh oui ! À cause que je lui ai conseillé de se faire circoncire s'il voulait entrer chez Causeur. Pas d'humour là-dedans, bien entendu, puisque je n'ai pas d'humour ! Ygor Yanka antisémite ! On aura tout entendu ! Je m'attendrais plutôt, s'il faut m'accuser de quelque chose, que l'on me reproche une manière de sionisme. S'il y a bien une constante politique chez moi, c'est mon soutien sans faille à Israël, et une constante sentimentale, ma judéophilie.

    XP tient aussi à voir en moi un critique littéraire (moisi, mais peu importe). Je ne cesse pourtant de dire et de répéter que je n'ai jamais prétendu rien de tel, en aucun lieu, aucune époque, et j'ai été le premier à me moquer du fait que le Magazine Littéraire ait considéré mon ancien blog comme un blog majeur de la critique. J'ai parlé de livres et d'auteurs que j'aimais ou que je détestais, et je l'ai fait en dilettante, sans prétendre à aucun titre. Si j'avais un jour publié une recette de cuisine de ma modeste conception, XP m'accuserait de me prendre pour un chef étoilé. Que voulez-vous que je dise ? Il y a parfois des malentendus avec certaines personnes : on discute, on s'explique, on met à plat les choses et tout s'éclaire. Il n'y a pas de malentendus ici : XP se fout pas mal d'une quelconque vérité me concernant, il a décidé que ma tête hébergeait des poux, je suis donc un pouilleux. Je lui prouve que je me rase le crâne depuis plus de 20 ans, bicause calvitie trop prononcée, mais il voit tout de même des poux dans mon absence de cheveux !

    On le voit se bidonner à mon propos sur son blog de 2000 lecteurs quotidiens revendiqués, mais il rit tout seul à l'exception timide de deux acolytes. Son truc ne prend pas. Un fidèle d'ILYS refuse même de se prononcer à mon égard et semble prêt à discuter avec moi. Ce dernier me reproche d'avoir traité les lecteurs d'ILYS de bambins. Je ne connais pas les lecteurs d'ILYS, et si j'ai écrit cela, c'est parce qu'XP traite mes lecteurs de mongoliens et d'échappés de la Cour des Miracles. Œil pour œil, irrespect pour irrespect ! Que je sache, c'est XP qui est venu me chercher, pour aucun motif digne de la moindre explication, vu que je ne parle de lui nulle part. C'est assez incompréhensible. Si encore il s'agissait d'idées, d'opinions. Rien de tout cela. Il m'attaque pour m'attaquer, pour le plaisir, comme Patrick Bateman ("American psycho") quand il abat un clochard pour l'unique jouissance d'un égo imbu de sa puissance.

    Et à propos de clochard... XP parle de moi comme d'un SDF. Je ne suis pas passé loin d'en devenir un du fait de ma mésaventure québécoise. Et cela fait rire XP. Les malheurs d'autrui font rire XP, un XP qui se targue par ailleurs de lire Montaigne, qui se pique d'élégance, qui voudrait me donner des leçons de style et de morale. Comment appelle-t-on déjà ces animaux qui... ? Ah oui : des charognards.

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  41. @ Carine

    « J'espère que vous serez entendu et compris. »

    Aucune chance de ce côté-là, comme vous le suggérez. Le sectarisme est bel et bien de gauche. J'ai à diverses reprises, chez Jorion, tenté de glisser un message dans le sens de la nécessaire synergie entre les intelligences de droite comme de gauche (je suis peut-être le seul, mais pour l'avoir bien écouté, je trouve de l'intelligence chez Mélenchon et de la pertinence chez Montebourg, comme j'en trouve chez Dupont-Aignan et Marine Le Pen, ce qui est moins surprenant de ma part), mais la modération ne les publie jamais.

    Les commentateurs chez Jorion sont pour la plupart des spécialistes de l'économie ou de la finance et on les sent bien de gauche, mais ils sont économistes ou financiers ou entrepreneurs avant d'être de gauche, si bien qu'on échappe à la doxa. Beaucoup aiment à retrouver des vidéos ou des textes annonçant prophétiquement la débâcle actuelle. On exhume des déclarations de Rocard, effectivement pas mauvais dans le genre Cassandre économique. Jamais il n'est question par contre de Philippe Séguin, lui qui, dès le traité de Maastricht, avait pourtant tout compris, tout décrit. Philippe Séguin, hélas ! homme de droite...

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  42. Vous êtes nu Monsieur Yanka. Le savez-vous ? Vous êtes nu.
    Hier matin lorsque j'ai lu ici, c'est devant un miroir que j'ai décidé de plonger et découvrir ce portrait sur la résignation dont vous alliez faire preuve phrase après phase. Puis à la fin, je me suis dit : << Quelle générosité, quel bon vouloir que d'offrir une marche à suivre, donner un sens en se déshabillant de pensées, se résigner à tout oublier rien que pour avancer. Puis j'ai relu le titre, il avait changé d'aspect, il indiquait un mouvement, une allure, il voulait dire "freiner sans cesse en avançant tout le temps". >>
    Vous maîtrisez une belle intelligence Monsieur Yanka : depuis que je vous lis dans ce blog, ce billet est pour moi le premier qui englobe et réunit tous vos autres.
    Puis ensuite, je me suis penchée sur les commentaires, il a fallu que je parte tellement j'ai eu peur, que je coupe car c'était effrayant. Je suis encore revenue essayer, .. de commenter... J'ai échoué, trop impresssionnée, je me sentais comme un animal pris de panique.

    Aujourd'hui je suis revenue, ça doit bien faire deux heures, café, cigarettes.. je lis, je vous relis tous ici.

    Je me suis résignée finalement à commenter, d'un seul jet comme à mon habitude, avec cet air ridicule je l'imagine bien.

    Mais aussi nue que vous.

    Mes sincères salutations, je vous les présente. Bonne journée !

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  43. Je viens de parcourir les commentaires sur Ilys (ne croyez pas que j'aime me faire du mal, c'est exceptionnel) et je suis sidéré par l'ambiance qui y règne. Ce blog est prodigieux d'enflure et d'autosatisfaction. On y voit XP pérorer et répéter pour la huit millionième fois son concept de gardien de vaches diplômé, lui l'analphabète, le clampin intégral incapable d'écrire deux mots sans faire trois fautes (et qui se fait corriger à l'occasion par une mère de famille nombreuse). Comme Carine, je reste sans voix.
    Face à une telle mauvaise foi, une pareille imposture, on ne sait plus très bien où l'on est, dans le monde d'internet ou dans un asile de fous. Voilà un type qui, sans raison, s'attaque à plus fort que lui, en ressort humilié (c'était inévitable) et continue à faire le mariole auprès des trois lascars de sa bande, genre "ouais je l'ai éclaté le yanka, ce mongolien, putain de sa race, gardien de vaches, instituteur...", bref un discours que l'on connaît par coeur puisqu'il nous le ressort systématiquement. Suis-je le seul à avoir remarqué ce côté racaille de seconde zone, zigoto à casquette et capuche ? Il paraît que l'animal est jeune, et je l'imagine très bien comme l'un de ces Français de souche beurisés, ayant chopé l'accent wesh, et qui péniblement essaient de s'extraire de cette acculturation depuis qu'ils sont agents immobilier et doivent porter une cravate.

    Notez que ça pourrait le rendre presque sympathique, en tout cas attendrissant.

    Que trois pignoufs d'Ilys le trouvent admirable, eux, cela n'a rien d'étonnant. Il n'est que de voir l'esthétique générale de leur site et la plastique outrageusement stéréotypée des donzelles nues qu'ils aiment à y afficher. Les ouvriers agricoles de mon enfance avaient les mêmes sur les murs miteux de leurs casemates, mais eux ne posaient pas aux esthètes.

    On aimerait leur faire comprendre qu'ils sont ridicules. Qu'ils jouent dans un monde dont ils ne connaissent pas les codes. Mais sans doute s'en rendent-ils compte, du reste, ce qui explique cette propension fanatique à l'autopromotion. Il faut bien équilibrer un peu.

    XP restera comme l'exemple improbable mais bien réel de ce qu'internet a produit de pire : l'illettré qui joue à l'écrivain.

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  44. Merci sincèrement, Sand.

    Je ne sais pas si je suis totalement nu, mais je tends à l'être. J'ai failli l'être socialement, en tous cas, et cela semble m'avoir rafraîchi. Les poses et les falbalas des écrivains me gonflent de plus en plus, c'est pourquoi je suis fort satisfaisait de n'être pas du cénacle. Le poète anarchiste Eugène Bizeau disait : « Ma patrie, c'est moi. Mon drapeau, c'est ma peau. » Eh bien pour comprendre cela, il faut s'être trouvé dans une situation de solitude extrême et de rage contre la mauvaiseté et la cruauté dont certains sont capables, tout ça parce que vous êtes tel que vous êtes et refusez d'être celui que cette personne veut que vous soyez. Ça vous donne au final une volonté de fer et une détermination au combat.

    Pour le titre, c'est bien vu. Antithèse, évidemment. Inspirée de Baudelaire et de son « ... enivrez-vous sans cesse. »

    Sur l'intelligence... J'ai commis un billet sur ce sujet. Si vous l'avez lu, vous savez que je doute volontiers de l'intelligence que l'on me prête, parce que je ne me trouve jamais assez intelligent, ni très intelligent en dehors du petit domaine que je maîtrise peu ou prou. Pour moi, l'intelligence digne de respect, c'est celle qui tâtonne, qui cherche, fouine et rumine, hésite parfois, plutôt que celle qui affirme et assène. Nous avons ici un bel et fâcheux exemple d'intelligence crapuleuse : le type qui se prend pour une lumière et qui n'est que le support en métal rouillé d'une lumière éteinte, contre lequel les chiens du quartier pissent allègrement ; le type imbu de ses quatre neurones et demi et qui s'en sert pour humilier autrui, au lieu d'être généreux, d'essayer de l'être au moins. Si je parais donc intelligent, ce n'est pas que je le sois forcément ni même que je tienne tant à l'être, c'est parce que je suis en quête de sens.

    Impressionnée ? Il n'y a pas de quoi, vraiment. Les objets vendus dans ma boutique sont accessibles à toutes les bourses. Et pour le ridicule, ne craignez rien : nous avons un client qui s'en charge.

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  45. Merci.
    C'est sur mon blog que je me suis permise les derniers mots. Et n'en voyez surtout aucune publicité bien loin de moi ce genre d'idée.

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  46. En tout cas la boutique est animée et les chalands plutôt remuants !

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  47. "Que je sache, c'est XP qui est venu me chercher, pour aucun motif digne de la moindre explication"
    Vous avez juste fait un commentaire en défense de Jacques Etienne, irrationnellement agressé par XP.
    Là est tout votre tort ^^. Repentez-vous !

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  48. "le type imbu de ses quatre neurones et demi et qui s'en sert pour humilier autrui, au lieu d'être généreux, d'essayer de l'être au moins"
    Oui, on a du mal à comprendre.
    Quand on essaie, on doute du demi-neurone supplémentaire que vous avez la générosité de lui octroyer.
    Il va hurler à la censure, ne pouvant plus répondre ici. Mais c'est une pratique dont j'ai aussi été victime ailleurs, après un certain journal. Je n'ai pas eu de droit de réponse, moi.
    De générosité, il n'y en a pas eu là où je l'espérais, où je pensais la trouver. La générosité, n'y pensez plus…Du moins sur internet. Je suppose que ça existe encore dans la vie réelle, et par les mêmes.

    Cela dit, ce n'est pas votre querelle, je disais juste cela en passant…
    Il a largement pu s'exprimer, lui, pour nous refaire le même commentaire, comme l'ont aussi remarqué vos autres lecteurs.
    Etrange…

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  49. @ Marco Polo

    Nous avons fait exactement la même chose, sauf que moi je suis allé un peu plus loin, sur les indications d'un ilysien un peu plus civilisé que les autres. XP est de toute évidence une sorte de rat (déjà, au physique) qui se serait empoisonné à moitié en bouffant dans la gamelle d'un chien malade. J'ai appris que dans la vraie vie, ce type avait le trouillomètre à zéro pour peu qu'on lui rappelait (par téléphone, par exemple) que les saloperies qu'on lâche sur Internet sous un pseudo de bourrin (XP ! - Et pourquoi pas Win98 ou Vista ou Seven ?) peuvent avoir de fâcheuses conséquences dans la vie réelle. Alors il se précipite chez les policiers et dépose une main courante. En général il y va sans même se changer, c-à-d avec le pantalon que sa trouille a souillé. Bref, il sent la foire. Le commissariat est obligé de laisser ses fenêtres ouvertes pendant une semaine ensuite.

    J'en ai lu assez sur ce type pour être... déçu ! Ben oui, déçu, parce que tout de même, je lui prêtais une sorte d'intelligence - malsaine, mais intelligence tout de même - et que je ne déteste pas me chamailler avec un chien même galeux. Toutes ses attaques sont semblables, ses termes identiques, ses insultes invariables. Il me sert exactement les mêmes qu'à Jérôme Leroy ou à Soral : pas de blog, pas de lecteur, etc.

    Comme il l'avoue lui-même, il rêve d'être publié et ne l'est pas. J'ignore ce qu'il fait ou pas pour l'être. Il ne maîtrise pas bien le français et rien ne le vexe plus (vu qu'il se considère comme un écrivain). Il commentait chez Causeur, mais a été viré. Depuis, il tape sur Causeur et sur ses rédacteurs tant qu'il peut. Il est hargneux de nature (il ressemble à un rat physiquement, pour du vrai), sans sexualité connue (d'où sa hargne), et ce qu'il y a de plus gros chez lui, c'est le complexe de supériorité qu'il a développé pour compenser ses frustrations sexuelles et littéraires. Il s'en prend toujours soit à des auteurs publiés qu'il feint de mépriser, alors qu'il les jalouse, soit à des types comme moi, d'une intelligence manifestement supérieure à la sienne et au talent qu'il rage de n'avoir point. Ce qui l'énerve s'agissant de moi, c'est que je sois publiable et que je ne veuille rien faire pour l'être effectivement, alors que lui n'est pas publiable et rêve de l'être, même à La Pensée Universelle. Il se dit que s'il avait le dixième de ma maîtrise de la langue et le vingtième de mon vocabulaire, lui serait publié, connu, célébré, traduit dans toutes les langues de l'univers. Comme ce monde-là lui est fermé, il crache dessus. C'est un classique. Il feint même de croire qu'il préfère mal écrire et être lu par 120 géniaux lecteurs sur ILYS, que bien écrire, être publié et lu par seulement dix « mongolitos » dans notre genre. Vous voyez d'ici le pathétique personnage ? Et quelle médiocrité, n'est-ce pas ?

    Non, vraiment, je suis déçu et je regrette de lui avoir accordé un peu de crédit. Je le voyais comme une espèce d'aiglon un peu borné et maladroit et c'est en réalité un canard estropié.

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  50. Robert Marchenoir11 novembre 2011 à 12:08

    Vous perdez votre temps à lire le blog de Paul Jorion. Si vous voulez comprendre quelque chose à la crise, lisez Objectif Liberté (Vincent Bénard), La Dette de la France (Philippe Herlin), Stéphane Montabert, La Faillite de l'Etat (Charles Gave), ou d'autres blogs, ahem, libéraux.

    J'ai mis longtemps à comprendre qui était Paul Jorion, et à décider si c'était du lard ou du cochon. Eh bien je peux vous le dire : Paul Jorion, ça ne vaut pas un clou. C'est un gauchiste.

    Pire : c'est un Belge. Il fait partie de cette catégorie de gauchistes à la belge particulièrement allumés, nihilistes et subversifs.

    Jorion ne dit pas que des conneries, naturellement.

    Mais ses compétences en économie sont au mieux douteuses. Sur son site, il se dit docteur en sciences sociales, diplômé en sociologie et en anthropologie sociale. On voit mal en quoi cela le qualifie pour analyser les phénomènes économiques.

    Même si l'économie est une science humaine, il est tout de même curieux de voir propulser, un peu partout, en tant qu'économiste et "expert de la crise économique", quelqu'un qui n'a pas, jusqu'à plus ample informé, la moindre formation universitaire en économie.

    Jorion est contre "la mondialisation ultra-libérale", mais il veut établir un gouvernement mondial. Cela vous donne une idée de la cohérence du personnage.

    Jorion est avant tout un gauchiste, c'est à dire quelqu'un qui veut tout foutre en l'air. C'est une intelligence dévoyée qui excède largement sa pertinence et ses capacités. Ses motivations idéologiques prennent sans cesse le pas sur l'honnêteté intellectuelle.

    Evidemment, avec son air de chien triste qui annonce la fin du monde, il peut passer pour un expert aux yeux de ceux qui sont mûs par un éternel ressentiment.

    Jorion est le fournisseur idéal de ceux qui se plaignent de pâtir de la crise mais sont ravis de sa venue, parce qu'elle "prouve la nocivité du capitalisme".

    Jorion est un faussaire.

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  51. Bien vu Ygor.
    On peut quand même remercier XP d'avoir su motiver quelques merveilleux billets et commentaires. Votre dernier, à 11h45, est un vrai plaisir, et j'en apprécie particulièrement les accents bloyens dans la vacherie. Bien sûr il mériterait aussi un poing dans la gueule, mais comme ça risquerait d'arranger un peu son hideux visage de hyene, il faudra s'abstenir.

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  52. @ Robert Marchenoir

    Attention ! je ne suis nullement fasciné par Jorion. Je ne parle d'ailleurs pas de lui en personne, mais de son blog, dont il n'est pas le principal animateur. Les commentateurs postent beaucoup de liens. C'est par ce biais que j'ai découvert l'incroyable Frédéric Lordon, chercheur au CNRS, (un régal à entendre, une clarté et une précision de parole inouïe).

    Tout de même, je l'aime bien, Jorion. Son côté vieux chien affectueux. Son CV est pas mal fournit tout de même, et pas mal hétéroclite. Sur l'article que Wikipédia lui consacre, dans la section "Finances", on voit comment et où il a acquis des compétences en économie. Et quand il en parle, au moins est-il pédagogue, ce qui arrange un gars comme moi, parce qu'en général les économistes sont du genre arrogants avec un vocabulaire hermétique à vous dégoûter de toute envie d'apprendre. Mais ce que j'aime chez lui surtout, c'est le regard d'anthropologue dont il considère l'économie en général et la crise en particulier. Je trouve ça intéressant.

    De gauche, Jorion, mais pas gauchiste. Je suis Belge et connais bien le genre d'individus dont vous parlez. Je n'y trouve pas Jorion. Au pire, on peut lui reprocher d'être une manière de gros ours blanc pacifique.

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  53. Très amusant vos commentaires sur le XP... Mais il faut être raisonnable et le traiter comme le troll à ressorts qu'il est.

    Sinon je vous ai fait une ébauche de réponse chez moi sur le fond de votre billet. Je ne l'ai pas fait en commentaire pour uen raison simple. Je n'arrivais pas à en laisser ici.

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  54. Ah ben ça, si le vent des blogs pousse jusque chez moi l'Amiral, c'est que vraiment j'ai le vent en poupe ! Je cours vous lire.

    PS - Vous n'arriviez pas à commenter ici du fait que votre commentaire dépassait un certain nombre de caractères, j'imagine ?

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  55. Pour tout vous dire, si je n'arrivais pas à commenter c'est parce que je n'ai pas accès à votre chez vous depuis mon bureau, donc je dois passer par mon schmartephoane et que l'opération échouait pour une cause qu'il ne m'est pas donné de comprendre.

    Donc bon voila.

    En espérant que tout va pour le mieux depuis notre rencontre.

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  56. L'article de l'Amiral :

    http://amiralwoland.wordpress.com/2011/11/11/indignation-peau-de-lapin-la-maitresse-en-maillot-de-bain/

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  57. "Mais il faut être raisonnable et le traiter comme le troll à ressorts qu'il est."

    Il me semble que c'est exactement ce qu'a fait Monsieur Yanka, même si ledit XS tient plus à mon avis de la racaille à capuche que du jouet pour enfant.
    Sinon j'arrive bien tard, via l'Amiral. Je me contenterais donc de dire que je ne suis guère d'accord avec vous sur le fond mais que votre article est intéressant.
    Et comme votre maison est désormais recommandée par Monseigneur XS soi-même, je crois que je viendrais régulièrement.
    Au plaisir de vous lire.

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  58. Robert Marchenoir11 novembre 2011 à 14:32

    "Je suis Belge et connais bien le genre d'individus dont vous parlez."

    Merci de l'info, car j'avais dit cela de façon très intuitive et avec fort peu de biscuits ; mais mon pif ne m'avait pas trompé.

    "Quand il en parle, au moins est-il pédagogue."

    Voyez les blogs libéraux, souvent très pédagogues. Vincent Bénard est très très bon dans ce registre. Il propose aussi des solutions ; et des solutions techniques détaillées, ce qui le rend plus crédible. Pas seulement "il faut privatiser", ou, à l'inverse, "le politique doit prendre le pas sur l'économique".

    Ce que ne font jamais les anti-libéraux. Au mieux, les anti-libéraux ont des recettes idiotes basées sur la légitimation de l'escroquerie ("financer la dette grâce à des prêts sans intérêts de la Banque de France") ; au pire, ils ont une réthorique très au point pour expliquer qu'ils n'ont nullement à proposer des solutions ou un système alternatif, juste à détruire ce qui existe et qui marche tant bien que mal.

    "Ce que j'aime chez lui surtout, c'est le regard d'anthropologue."

    Sur le papier, examiner l'économie d'un point de vue anthropologique est effectivement intéressant. Hélas, pour moi, Jorion mélange tout, et ne fait ni de l'économie ni de l'anthropologie.

    C'est un causeur brillant qui s'abstient de prendre aucune responsabilité intellectuelle.

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  59. Robert Marchenoir11 novembre 2011 à 15:40

    « Ne trouvez-vous pas inquiétant, très inquiétant, que tout en politique soit désormais fait en fonction des marchés ? »

    Mais sur quoi vous appuyez-vous donc pour dire une chose pareille ?

    Premièrement, c’est tout à fait faux. Si l’on prend le cas de la France, énormément de choses en politique sont faites en fonction du poids du lobby des fonctionnaires et de ceux qui vivent de la dépense publique. Enormément de choses sont faites en fonction du poids du lobby de Bruxelles, qui est avant tout un club de fonctionnaires grassement payés et d’hommes politiques non élus. Enormément de choses sont faites en fonction du poids du lobby des zintellectuels Degauche et de leur idéologie du marxisme culturel, qu’ils ont réussi à infuser dans toutes les strates de la société depuis un demi-siècle.

    Deuxièmement, quand bien même ce serait vrai, en quoi serait-ce un scandale de la première importance ? Lémarchés, c’est, par définition, vouzémoi. Si, en politique, « tout était fait en fonction des marchés », cela voudrait dire, au moins en première approximation, que tout serait fait en fonction du peuple, c'est-à-dire que la société serait beaucoup plus démocratique que maintenant.

    Ce n’est, hélas, pas le cas.

    « Trouvez-vous acceptable que des pays hier encore souverains soient mis sous tutelle économique et politique pour complaire aux marchés ? »

    Bien évidemment. Ce n’est que justice. C’est tout à fait rassurant. Quand un gang de voleurs pille impunément autrui pendant quarante ans, que le gang tombe enfin, et qu’il est mis en prison, les honnêtes gens se réjouissent. Cela veut dire qu’à l’avenir, les voleurs y réfléchiront à deux fois.

    Dépenser plus qu’on ne gagne, pendant quarante ans, pour nourrir une oligarchie de fonctionnaires qui parasitent le pays, tout en clamant à qui veut l’entendre (bien avant que « la crise » n’éclate) que « la dette, ça ne se rembourse pas » (traduction en bon français : je suis un voleur, oui et alors ? je t’emmerde), c’est quoi, sinon l’institutionnalisation du brigandage et de la mafia ?

    Evidemment, le problème, c’est que les peuples, nolens volens, vont se faire embarquer dans la rafle. C’est tout à fait dommage, mais qui, au final, a réclamé avec assiduité le maintien et l’expansion incessante des zavantajacquis, « plus de moyens pour [remplir les pointillés avec ce que vous voudrez] », « un grand plan Marshall pour [l’industrie du démonte-pneu en bois verni, ma pomme, moi et mes amis] », etc, etc ? Qui a régulièrement élu et réélu des politiciens locaux et nationaux en fonction principalement de leurs largesses dispensées avec l’argent des autres, c'est-à-dire celui qui a creusé la dette ?

    Mais non, c’est toujours la faute des autres.

    Lémarchés. Leulibéralisme. Léjuifs, pour les plus atteints.

    Il fallait être singulièrement naïf (ou malhonnête, ou les deux) pour penser qu'on pouvait envahir le restau avec ses potes en omettant d'apporter son portefeuille, taper dans la carte jusqu'à quatre heures de l'après-midi, couvrir la salle de ses cris, vider la cave de ses millésimes les plus vieux, sans que le maître d’hôtel ne vienne jamais présenter l’addition.

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  60. Si m'sieur Yanka le permet, et qu'on parle de Jorion, de droite-gauche et tout l'toutim, j'aimerais poser une question à Marchenoir... j'étais tombé sur cet article : http://hoplite.hautetfort.com/archive/2011/11/09/la-chute.html#comments , dont le comm de 3 Piglets sur le "catéchisme libéral" m'avait fait rire, vu que l'article me semblait un catéchisme infiniment ressassé, et je vois que vous êtes passé depuis... ce genre de discussions ne vous désespère-t-elle pas ?

    La discussion a été assez brutale, et l'un de vos adversaires conclu : "Vous ne trompez personne ici, sur le fait que vous n'êtes pas des nôtres"...

    N'a-t-il pas raison ? Arrivez-vous à vous sentir des leurs ? Et s'il est logique que les libéraux considèrent ces natios comme de gauche, vu leurs options politiques, ne l'est-il pas aussi que ces natios considèrent les libéraux, même réacs ou conservateurs, comme de gauche, vu que le libéralisme ne met pas le patriotisme ou le nationalisme au centre de sa doctrine (et que ce qui est en jeu actuellement est la survie de la France ou de l'Europe) ?

    Bref : y a-t-il entente possible ? Entre l'Idéologie dominante et les natios de gauche (économiquement, c'est sûr), y a-t-il encore une place pour les gens comme nous ? Ou est-ce juste moi qui suis trop faiblard en ce moment et qui chouigne trop ?

    Enfin, je la sens de plus en plus mal, cette histoire.

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  61. Pas de souci Marco! Si le fait d'être amie d'XP me retranche des humains respectables comme vous le prônez avec des trémolos dans la voix, et bien j'assume!
    Doux Jésus! Pas une seule faute d'orthographe ou de pensée par ici? Que des gens propres sur eux? Bon, ça n'est pas pour moi alors, c'est sûr, je préfère les bambins d'ilys... Il est vrai que la vérité sort toujours de la bouche des enfants.

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  62. Chère Crevette, vous avez parfaitement le droit de conserver toute votre amitié au sieur XP. D'ailleurs, si vous deviez l'abandonner maintenant, alors qu'il est à fond de cale, on pourrait vous reprocher d'être bien inconstante et peu charitable. N'empêche que votre ami a le don de provoquer bêtement tout le monde, et qu'il s'est une fois de plus ridiculisé. Quant à l'orthographe, c'est un minimum de la respecter si l'on veut donner des leçons à la Terre entière (je ne parle pas des coquilles et des quelques fautes que nous faisons tous, bien sûr). Personne ne lui reprocherait sa nullité insondable en la matière s'il n'était si grotesquement vantard.
    Mais rien de grave désormais : plus personne ne peut le prendre au sérieux, et je doute qu'on lui fasse à nouveau subir cette correction bien méritée.

    PS : quand même, Xp est capable d'écrire des phrases de ce genre :

    "Le jour où vous serez tenir une plume"...

    C'est un peu plus haut, dans l'une des incroyables bouses mentales qu'il a chiées ici.

    Relisez bien cette phrase, et dites-moi sérieusement, les yeux dans les yeux, que celui qui est capable d'écrire ça n'est pas du plus haut comique.

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  63. Gil, peut-être me pardonnerez-vous d'intervenir rapidement dans la conversation que vous lancez avec Marchenoir, car je vois une faille dans votre présentation de la situation.

    Vous faites comme si le libéralisme était la ligne de rupture entre droite et gauche. Je crois que vous faites erreur, comme Marchenoir.
    Le libéralisme n'est pas de droite.
    Historiquement aussi bien qu'idéologiquement, la droite s'est construite après l'épreuve de la révolution française et en rapport avec elle. Prenez Joseph de Maistre ou Louis de Bonald : aucun n'est libéral, car aucun ne pense que la société est fondée sur l'individu. Cette tradition court jusqu'à Maurras sans grand changement. Une constante : le rejet du libéralisme tout autant que du marxisme. Ce n'est pas qu'à droite on soit contre la libre entreprise, certes non, il ne faut pas tout confondre, mais c'est que la société est à la fois antérieure et supérieure à l'individu. L'Etat est le moyen de garantir que la société ne sera pas détruite ou spoliée par des individus ne cherchant que leur intérêt propre.
    Au passage, il faut redire que l'Eglise catholique a toujours critiqué le libéralisme. Ce qui caractérise la droite, c'est son conservatisme, pas du tout le libéralisme.

    La tromperie vient des années 60 et 70, quand des libéraux se sont présentés comme de droite pour des raisons strictement électoralistes. Elus par des conservateurs, ils appliquèrent une politique progressiste (Pompidou, Giscard, Chirac).
    Le libéralisme ne peut pas être nationaliste ni même patriote, sinon par malentendu, et pour les raisons dites plus haut. Pour ces mêmes raisons encore le libéralisme se moque de conserver une culture ou une civilisation. Il ne s'agit que de garantir les droits de l'individu. La culture américaine, en ce sens, est sans doute plus belle à vos yeux que la culture française.

    J'ajoute qu'il existe une gauche libérale, et aussi une gauche non libérale et non marxiste (mais elle se fait rare). Il y a des ponts, par exemple le fameux "Cercle Proudhon" de l'Action française.

    Il y a des ponts entre marxisme et libéralisme également, puisque les deux partent de l'individu comme cellule première de la société. Marx a toujours dit que la Révolution bourgeoise était l'étape nécessaire vers le communisme. Mais cela nous entraîne trop loin.

    Enfin, vous semblez penser qu'il existe des libéraux conservateurs, l'expression est dans votre texte. Je ne vois pas comment c'est possible. Le conservateur part du principe que la société précède en fait et en droit l'individu (c'est pourquoi il refuse par exemple la Déclaration des droits de l'homme : cf. les auteurs que j'ai cités et aussi Burke, par exemple), tandis que le libéral fonde tout sur l'individu, qu'il faut protéger des intrusions de la société. C'est incompatible.

    Bien entendu il existe des gens comme vous ou Marchenoir qui sont à la fois "réacs" et libéraux. Mais c'est seulement parce que vous en avez marre des zarabes et des nouars que vous êtes réac, non ?

    Ce en quoi vous avez tout à fait raison, du reste.

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  64. Gil a dit:
    "ne l'est-il pas aussi (logique) que ces natios considèrent les libéraux, même réacs ou conservateurs, comme de gauche, vu que le libéralisme ne met pas le patriotisme ou le nationalisme au centre de sa doctrine (et que ce qui est en jeu actuellement est la survie de la France ou de l'Europe) ?"

    Excellente question, au coeur du débat.
    Je ne dirais pas que les natios considèrent les libéraux comme étant "de gauche", mais anachroniques, en avance d'une question, la première étant la survie de nos pays en tant que tels, comme vous le dites.
    C'est un problème de priorité et comment s'entendre pour bouter l'ennemi dehors.
    Cela dit, il est vrai que la question du libéralisme pourfendeur d'état et d'aides trop généreusement octroyées par icelui fait partie du débat.
    (Question d'aspirateur de misères et de bêtise du monde entier, et bravo, c'est nous qui payent, comme dirait l'autre)
    Que faire d'abord (en premier) ?
    C'est l'éternel débat, ouvert sur tous les blogs, que personne ne peut résoudre.
    Mais il viendra un temps où la jonction entre nous devra se faire, ou nous disparaîtrons, et le libéralisme avec nous, de toute façon.

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  65. @M.Polo

    Pfiouu, tout cela est très complexe, et je manque là vraiment de concentration pour maintenir une discussion sérieuse. Globalement, je suis d'accord avec la définition droite/gauche qu'a donné plusieurs fois RM sur le Pélicastre ou dans cette récente discute chez Hoplite.

    Vous remontez à la révolution avec Maistre etc (quoi que Burke me semble le type même du libéral-conservateur mais bref c'est un p... d'angliche^^). Pourquoi pas ? Mais vous oubliez que depuis Maistre et compagnie, et l'opposition monarchistes réacs/libéraux, est apparue une autre force, qui est même devenue la première : le socialisme. C'est lui qui va petit à petit bouffer tout le concept de "gauche". Donc, si la division droite/gauche reste valable, ça ne veut pas dire qu'elle n'a pas changé de sens. Que vous le vouliez ou non, la gauche, par le socialisme, a pris une couleur économique et sociale particulière, qui est absolument inconciliable avec le libéralisme. Alors vous pouvez dire : "le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche", mais si la droite et la gauche restent des concepts opérants (ce que je crois), les libéraux devront choisir entre la droite et la gauche, ces deux concepts n'étant pas fermés.

    Maintenant : "Vous faites comme si le libéralisme était la ligne de rupture entre droite et gauche" : non, il me semble bien avoir dit que libéraux et natios (pour simplifier grossièrement) avaient chacun de bonnes raisons de se traiter les uns les autres de gauchistes.

    J'ai aussi reconnu que le libéralisme ne mettait pas le patriotisme/nationalisme au centre de sa doctrine. Mais il faut voir qu'au temps des grands libéraux, cette question ne se posait pas vraiment. Maintenant elle se pose aux libéraux lucides. Mais que la nation et le soucis de sa conservation ne soit pas au centre ne signifie pas qu'elle soit incompatible avec lui.

    Bref : libéralisme et droite restent des concepts valables, mais ils ne sont pas fermés et doivent être retravaillés.

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  66. Comme dit Carine, c'est le cœur du débat actuel.

    Est-ce que la maison brûle ? Tout le monde n'est pas d'accord là-dessus, et parmi ceux pour qui elle brûle, beaucoup en restent à la question de savoir pourquoi elle brûle au lieu de combattre l'incendie.

    Si on se déchire encore à droite entre libéraux, conservateurs et natios, sur la réalité de l'incendie et des moyens de le combattre, il est évident que ma suggestion de s'entendre avec ceux de la gauche qui partagent quelques-unes de nos priorités ne risque guère d'être à l'ordre du jour. Et pendant ce temps-là les flammes...

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  67. M.Polo : "Enfin, vous semblez penser qu'il existe des libéraux conservateurs"

    Oui, moi^^

    "Je ne vois pas comment c'est possible. Le conservateur part du principe que la société précède en fait et en droit l'individu .......... tandis que le libéral fonde tout sur l'individu, qu'il faut protéger des intrusions de la société"

    J'ai l'impression que vous confondez "conservateur" avec "réactionnaire", un truc comme ça. Quoi qu'il en soit, je me demande toujours s'il est besoin, à propos du "conservatisme" et du libéralisme, d'opposer aussi nettement individu et société. Le libéral ne nie pas la société, il rappelle incessament qu'elle est composée d'individus et que les décisions (c'est important surtout pour comprendre le mécanisme économique) passent toujours par l'individu.

    Maintenant, on parle toujours du libéralisme comme d'un "individualisme". Mais n'est-il pas aussi une doctrine éminemment sociale qui règle les relations entre les individus ? Ça serait un truc à creuser.

    Mais RM ou Woland seront mieux à même de vous répondre. J'ai perdu toutes mes références, j'ai ici peu de bouquins, et j'ai du mal à tenir une conversation suivie. Et puis il faudrait des exemples concrets.

    "Bien entendu il existe des gens comme vous ou Marchenoir qui sont à la fois "réacs" et libéraux. Mais c'est seulement parce que vous en avez marre des zarabes et des nouars que vous êtes réac, non ?"

    Je crois que cette question sarcastique est bien plus intéressante que vous ne le croyez. Cette question des nouarzarabes forcent évidemment les libéraux à se remettre en question, mais ça va au-dela des noirsarabes eux-mêmes. Ça pose des questions que les libéraux classiques ne pouvaient se poser, sur le lien entre libéralisme et civilisation occidentale etc. Il va de soi qu'à mon avis les "natios" aussi devraient se poser des questions sur leur doctrine éco quand on voit le lien entre immigration et assistanat toussa etc

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  68. @carine : "Je ne dirais pas que les natios considèrent les libéraux comme étant "de gauche", mais anachroniques, en avance d'une question, la première étant la survie de nos pays en tant que tels, comme vous le dites."

    Pour certains, nous sommes en retard, pour d'autres en avance^^

    "Que faire d'abord (en premier) ?"

    Le problème est qu'on a même pas l'occasion de choisir : toujours plus d'État, toujours plus de Noirsarabes et de destruction de notre civilisation. Et cette question de "priorité" est un peu abstraite. Ce que disent les liberréacs, c'est que ça va de pair, et qu'une action salavatrice doit jouer sur les deux domaines. Mais il n'y a personne pour le faire.

    Et mon problème hier, avec mon coup de blues, n'était pas de définir une priorité : c'était de voir l'irréconciliabilité (??) de deux positions importantes de la "résistance". Comme dit YY, c'est désespérant cette division, au-delà du fait que les réacs soient de toute façon minoritaires.

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  69. M.Polo : "Alors vous pouvez dire : "le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche", mais si la droite et la gauche restent des concepts opérants (ce que je crois), les libéraux devront choisir entre la droite et la gauche, ces deux concepts n'étant pas fermés."

    Et je voulais dire évidemment qu'il n'est pas question pour moi de ne pas choisir la droite, même si je n'étais pas aussi réac, puisqu'à mon avis bien sûr le libéralisme est infiniment plus loin de la gauche que de la droite. Tout cela est mal écrit et fébrile, désolé.

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  70. Je me permets de faire un lien vers chez moi (encore un!) sur mon passage du libéralisme hard core à la réaction: http://amiralwoland.wordpress.com/2011/06/01/parcours-dun-reac/

    Je prie le maître de ces lieux d'avoir l'obligeance de pardonner mon outrecuidance, mais je pense que ce billet peut apporter (modestement) au débat en cours.

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  71. « Je me permets de faire un lien vers chez moi... »

    Nous ne refusons pas de recommander les bonnes enseignes. :-)

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  72. Sur le point fondamental, Gil, de l'opposition entre libéralisme et société, que vous contestez.

    Le libéralisme, en gros, c'est quand même l'idée que l'individu est la cellule de base de la société. C'est lui qui a des droits et des intérêts, et l'essentiel de la politique consiste à les garantir.
    C'est très clair chez Locke, par exemple, pour lequel le couple n'est qu'un contrat entre deux individus, alors que du côté des conservateurs (je ne parle pas des réactionnaires, notion peu philosophique, en fait, mais plutôt polémique) la société préexsiste à l'individu. Un homme s'unit à une femme (pas deux individus : un homme et une femme, déjà une différence capitale) en vue de fonder une famille. La famille est la cause finale du couple, donc préexiste au couple. Conclusion : la société est antérieure à l'individu, et celui-ci n'a pas tous les droits.
    C'est donc bien une différence fondamentale. On ne peut pas faire plus fondamental, d'ailleurs.

    Maintenant regardez l'horreur : la gauche a exactement le même point de départ (sauf le socialisme d'avant Marx, Pierre Leroux par ex., qui est l'ancêtre de Michéa. La notice wikipedia où je viens de jeter un oeil à l'instant a l'air pas mal). La gauche actuelle part bien de l'individu et ramène tout à lui. Le Pacs est une mesure libérale, l'avortement, le divorce, etc, et aussi cet exemple qui a énervé Marchenoir (désolé d'y revenir) : la possibilité de manger quelqu'un s'il est consentant.
    Ce n'est pas une provocation de ma part, ça découle des principes du libéralisme. Je redis donc qu'à mon avis il n'y a pas de libéralisme conservateur possible, et aussi pas de libéralisme de droite.

    Maintenant, pour coller avec le sujet de départ, il faut dire que ce n'est pas si grave étant donné la situation. Personnellement, je suis prêt à m'associer avec quiconque considère qu'il y a trop d'immigrés en France, fût-il communiste ou libéral. Et je préfère aussi largement vivre dans un monde libéral que dans un monde communiste. Mais le libéralisme poussé au bout de sa logique est intenable. Il détruit les peuples et les cultures pour tout recentrer sur l'individu souverain. On est peut-être plus riche (c'est à voir), mais on n'est plus rien.

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  73. Je disais hier : "Paul Jorion est un faussaire". Aujourd’hui, je le prouve.

    Sur son blog, il annonce, en conclusion de son billet du 8 novembre, "La fin préprogramée" :

    "Le seul sursaut possible consisterait à sortir immédiatement de ce cadre néo-libéral réfuté en ce moment par l’histoire. Sinon, le suicide collectif est déjà programmé."

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=30752

    Bien. Donc, Jorion a la solution : il faut « sortir du cadre néo-libéral ». (Dont il prétend qu’il est « réfuté en ce moment par l’histoire », ce qui rappelle furieusement la logomachie marxiste des « poubelles de l’histoire » ; il s’asbstient soigneusement d’expliquer en quoi le libéralisme serait en train d’être réfuté par Monsieur Listoire – mais ça ne fait rien : répétons un mensonge, il finira bien par être cru.)

    Hélas, l’article se termine là. Paul Jorion n’explique pas en quoi consisterait une « sortie du cadre néo-libéral », et par quoi il faudrait, selon lui, le remplacer : un cadre paléo-libéral, un cadre néo-marxiste, un cadre pataphysique, pas de cadre du tout... Mystère et boule de gomme.

    Moi, pauvre lecteur qui n’a pas les immenses compétences économiques de Paul Jorion, je lis ça, je me dis : ce type sait de quoi il parle, il me dit qu’il y a un cadre néo-libéral et que c’est ça qui fout la merde, il faut en sortir ; ce type a donc une idée derrière la tête.

    Certes, il ne la détaille pas ici, mais enfin la réponse doit se trouver quelque part ailleurs sur son blog (que je n’ai pas lu entièrement). Il a sûrement écrit des dizaines de livres très savants où il doit donner la solution en plusieurs centaines de pages. Je lui fais confiance a priori.

    D’ailleurs, Paul Jorion ne nous dit-il pas, sur son blog, qu’il est, ou a été, professeur aux universités de Bruxelles, Cambridge, Paris VIII et à l’Université de Californie à Irvine ? Une pointure, donc. Un savant qui ne raconte pas n’importe quoi.

    Toujours sur son blog, Paul Jorion reproduit l’interview qu’il a donnée à Le Vif-L’Express le 10 octobre, sous le titre « Sans révolution, ce sera la chute de l’empire romain ».

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=29467

    Après avoir affirmé que Marx avait raison, il répond enfin à la question qui tue : « Quelle est l’alternative au capitalisme ? ». En d’autres termes : vous nous avez expliqué que nous étions dans la merde, vous nous avez désigné les coupables, vous nous avez expliqué « qu’il fallait sortir immédiatement du cadre néo-libéral réfuté en ce moment par l’histoire », mais encore ? Concrètement, que faut-il faire ? Que faut-il mettre à la plce ? Donnez-nous la solution, Maître, je vous prie.

    Et Paul Jorion a cette réponse stupéfiante :

    « Difficile à dire. Je suis anthropologue, je pose des constats. Je suis un facilitateur de réflexion. Je ne suis pas un politique. Je n’ai pas de programme. »

    Voilà. Jorion est démasqué. Jorion est un escroc.

    Quand on le met au pied du mur, quand on le dépouille de son verbiage « d’anthropologue » et de « sociologue », Paul Jorion ne sait rien, n’a rien à dire, n’a pas le début de la queue d’une idée.

    Quand il s’agit de faire des diagnostics, de prétendre que la crise est dûe au libéralisme, là, Monsieur Jorion est un grand économiste.

    Quand il s’agit d’expliciter et de justifier son diagnostic des causes et des responsabilités en expliquant, a contrario, ce qu’il conviendrait de faire à la place, là, pouf, pouf, il change de casquette, ni vu ni connu, il mélange les godets du bonneteau sur la table, et il nous dit : moi ? économiste ? où vous avez vu ça ? Non non non, moi, Monsieur, je suis anthropologue, je ne suis qu’un modeste facilitateur de réflexion, je ne fais pas de politique, je n’ai pas de programme.

    Quand ça l’arrange, il est un économiste de renommée mondiale et un militant politique (Marx avait raison, il faut faire la révolution, etc).

    Quand ça l’arrange, il est seulement un modeste anthropologue et ne fait pas de politique.

    Monsieur Jorion se fout de la gueule du monde.

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  74. Je suis oiseau : voyez mes ailes. Je suis souris : vivent les rats !

    Jorion se rend bien compte de l’énormité de sa réponse au journaliste de l’Express, puisqu’il essaye tout de même, tout de suite après, de se rattraper :

    « Cela dit, on peut avancer quelques pistes » (ah, merci, Maître !) : "un ordre monétaire international..." (lequel ? mystère...), « une autre manière de redistribuer la richesse créée » (laquelle ? on ne le saura pas...), « une autre relation entre le travail et le revenu » (oui, oui, toujours « une autre », mais laquelle ?).

    L’éternelle scie d’extrême-gauche : « un autre mode est possible » -- mais ils ne nous disent jamais lequel.

    « Encore faut-il imaginer comment agencer tous ces blocs.»

    Tu l’as dit, bouffi. Visiblement, le père Jorion (qui a pourtant une barbe blanche) n’a pas eu le temps de commencer à réfléchir sur le mode « d’agencement » de ces « blocs » (on remarquera l’extraordinaire pauvreté de son vocabulaire conceptuel, et son caractère tout à fait approximatif).

    Dès qu’on rentre dans le dur, dès qu’on lui pose des questions concrètes, Jorion se dégonfle comme une vieille baudruche, et se réfugie dans des propos de café du commerce.

    Pardon, je suis injuste : après avoir désespérément raclé ses méninges à la recherche d’une idée, il a une vraie proposition :

    « Les actions d’une société doivent-elles être cotées en bourse à l’échelle de la microseconde ? Pourquoi ne pas coter ces sociétés une fois par semaine ? »

    Voilà : pour sortir de la crise, il faut interdire le micro-trading, et rendre la cotation en Bourse hebdomadaire. Bon. Pourquoi pas ? Le micro-trading est évidemment une activité parasite et improductive. Mais ce n’est pas ça qui va réduire les dettes publiques...

    Cette duplicité intellectuelle est omniprésente à gauche. La gauche est toujours partante pour foutre la merde, pour subvertir la société, pour désigner x ou y à la vindicte publique, pour susciter le ressentiment des foules et enflammer leur colère -- tout en nous expliquant que, elle, elle sait, qu’elle détient le vrai savoir, la vraie culture, qu’elle est farcie de Professeurs et de Docteurs et de Maîtres en tous genres, contrairement à nous autres, à droite, qui sommes incultes et ignorants.

    Puis, quand on demande aux gauchistes ce qu’il conviendrait de faire précisément, quand on les somme d’assumer leurs responsabilités et de partager leur immense savoir avec le peuple ignorant, là, soudain, il n’y a plus personne. Ils se retirent sur leur Aventin, ils jouent les faux modestes : houlàlà, vous n’y pensez pas, je ne se suis pas un homme politique, c’est aux peuples de décider...

    Cornelius Castoriadis, autre idole de la gauche intellectuelle, était lui aussi un spécialiste de ce genre de danse. On retrouve, dans ses écrits, l’équivalent exact de la pirouette de Paul Jorion face au journaliste de l’Express.

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  75. Remarquez que les libéraux, au contraire, proposent des solutions. Bonnes ou mauvaises, cela peut être discuté, mais enfin, elles existent.

    Philippe Simonnot, quand Enquêtes et Débats lui demande, à l’issue d’une interview : bon, mais alors, on fait quoi, maintenant ? dit : 1) il n’y a pas de bonne solution, de solution sans douleur (ce que Jorion et les autres gauchistes s’abstiennent soigneusement de nous dire, faisant miroiter à la place une mystérieuse « révolution »), 2) il faut abolir la valeur libératoire de l’euro.

    Vincent Bénard, après avoir minutieusement décortiqué les mécanismes de la crise, présente (entre autres) un plan détaillé pour pousser les banques à se mettre en faillite sans entraîner de dégâts pour les populations. (Plan qui a, d’ailleurs, déjà été appliqué avec succès dans certains pays.) Etc, etc.

    Le mieux que Jorion ait à proposer, c’est une « Constitution économique mondiale ». Outre qu’il ne prend évidemment pas le risque de dire ce qu’il faudrait mettre dedans (forcément : il ne sait pas), le grotesque même de l’idée montre que Jorion n’a pas la moindre notion d’économie.

    Penser que les problèmes économiques du monde pourraient être résolus par une constitution (donc l’inscription de grands principes sur un papier), ou qu’il serait seulement possible d’établir une telle constitution, montre à quel point Jorion est déconnecté de la réalité, à quel point il est un intellectuel vaporeux et ignorant.

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  76. La notion de "cadre" chez Jorion, j'en ai touché un mot plus haut, et elle est expliquée dans une de ses vidéos. Jorion est persuadé que la crise est systématique, et que pour la résoudre, ou tenter de la résoudre, il faut s'extraire du système, sortir du cadre, et regarder les choses de l'extérieur.

    Je n'ai vu nulle part Jorion se vanter d'être économiste. Il est anthropologue avant toute chose, ayant travaillé dans la finance, et c'est ce qui lui permet d'évaluer les évènements avec un certain recul (hors cadre), en faisant de continuels parallèles avec des faits historiques parfois très anciens (le cycle des fameux "rise and fall" dont l'histoire est jalonnée).

    Jorion a été l'un des rares "spécialistes" (je mets les guillemets pour vous) à annoncer la crise des subprimes (dans son livre "Vers la crise du capitalisme américain ?", édité en 2007, mais rédigé en 2004).

    Vous faites une fixation sur ce brave Jorion, vraiment. À croire qu'il vous a piqué une gonzesse ! Vous devriez plutôt vous pencher sur les analyses à chaud, quotidiennes, de son compère François Leclerc, et nous dire ce que vous en pensez.

    Un type qui ne pense pas comme vous n'est pas forcément un escroc, ni un imbécile pur jus.

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  77. "Jorion est persuadé que la crise est SYSTÉMIQUE"

    Pardon...

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  78. Tiens, les amis d'Xp continuent de se réconforter mutuellement sur Ilys.
    Madame Crevette, si vous repassez par là, vous pouvez directement vous adresser à moi, vous savez.

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  79. "Vous faites une fixation sur ce brave Jorion. À croire qu'il vous a piqué une gonzesse."

    Merci de m'épargner ces clichés sous-psychanalytiques bas de gamme. J'aime pas ce que vous dites = vous faites une "fixation" + vous avez des problèmes sexuels. Pas vous, SVP.

    "Vous devriez plutôt vous pencher sur les analyses à chaud, quotidiennes, de son compère François Leclerc."

    Je ne sais pas ce que je "devrais faire", mais j'ai déjà passé beaucoup de temps à démonter de façon précise et argumentée la pseudo-science de l'un des chefs de file de la pensée économique néo-marxiste et rouge-brun, qui est partout cité comme une référence, interviewé dans les médias officiels, etc.

    Ayant démontré l'inanité de la pensée du chef, je ne vois pas l'intérêt d'examiner celle des sous-fifres qu'il invite sur son blog.

    Maintenant, si quelqu'un veut apporter des contre-arguments à ce que je viens de développer sur Jorion, il est libre de le faire.

    "Un type qui ne pense pas comme vous n'est pas forcément un escroc."

    Non, pas forcément. Mais s'il tient les deux discours contradictoires que j'ai relevés plus haut, il en est un.

    "Je n'ai vu nulle part Jorion se vanter d'être économiste."

    C'est une plaisanterie :

    Paul Jorion, économiste : "L’économie semble aller un peu mieux, mais je crains une rechute" (Capital, magazine économique, 08/09/2009)

    Paul Jorion est l'un des rares économistes à avoir anticipé la crise des subprimes américains de 2007 (Wikipedia)

    Paul Jorion, anthropologue et économiste : Virginie Herz reçoit Paul Jorion, anthropologue et économiste (France 24, 12/8/11)

    A la veille du deuxième sommet de l'Europe et à quelques jours du G2O, le Nouvel Observateur a organisé un grand débat "Vaincre la folie financière". Que peut faire l'Europe? Le G20? Réponse de Paul Jorion, économiste. (Le Nouvel Obs, 25/10/11)

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  80. XP a été se plaindre chez Didier Goux qu'on lui cherchait noise, ce qui est d'un comique absolu. Il parle de moi là-bas alors que je ne suis même pas intervenu sur le papier du tilleul tronçonné. Et je ne suis pas intervenu à cause de lui, pour ne pas gêner Didier, quand XP ne se gêne pas d'y écrabouiller les fleurs des plates-bandes avec ses grosses bottes de berger savoyard.

    J'ai relevé une perle. Il dit que j'ai été expulsé par la police canadienne de l'appartement d'une femme que j'occupais en squatteur... sauf que c'était ma propre maison et que cette femme était mon épouse tout ce qu'il y a de plus légitime. Mais c'est un détail, n'est-ce pas ! Ce délicat monsieur semble ignorer que la diffamation est punissable par la loi et qu'après les emmerdes que j'ai eues, je ne suis pas forcément disposé à me laisser encore chier dessus. J'engrange donc la doc.

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  81. XP, si vous semiez moins de vos petites crottes acidulées sur Internet, nul n'aurait la curiosité d'en récolter aux fins d'expertise. Quand vous assassinez quelqu'un, faites au moins l'effort de nettoyer les traces de votre forfait.

    Vous êtes un fouteur de merde et rien d'autre, une petite frappe, qui pis est pétocharde.

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  82. @ Robert Marchenoir

    La "fixation" n'a pas forcément une connotation sexuelle dans mon esprit. Et ce que je suggère ensuite n'est qu'une plaisanterie dont je m'excuse volontiers, si cela vous blesse.

    Je crois avoir compris que vous n'étiez pas susceptible d'avoir une relation amicale sereine avec Jorion !

    Est-ce forcément sa faute si les médias qui l'invitent le réputent économiste ? Une personne qui a travaillé longtemps dans ce domaine a tout de même acquis des compétences qui font de lui une manière de spécialiste. Non ? Prenez Attali, dont chacun au plus haut niveau, jusqu'au chef de l'état, suce la moindre parole comme un oracle. Le tas de conneries qu'il peut écrire ! En 2009 encore il vantait les efforts réalisés par le Portugal, l'Italie et la Grèce, efforts décisifs selon lui. Tu parles, Charles !

    Sarkozy a été ministre du Budget, puis le voilà, comme président français, a s'occuper de finances internationales, à dire aux autres ce qu'ils doivent faire dans ce domaine et comment. Je ne sache pas qu'il dispose des compétences pour ce faire, puisqu'il est avocat.

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  83. Sur XP : oui, finalement, ce type est une ordure, c'est tout. Le problème c'est qu'il en entraîne quelques-uns dans son sillage.

    Marchenoir, vous avez sûrement raison sur la faiblesse du discours économique du sieur Jorion (je me base sur les informations que vous donnez, je n'ai pas vérifié grand-chose moi-même), mais cela ne signifie pas qu'il n'aurait rien à dire sur la crise. On peut parler d'économie sans trop s'y connaître, simplement si l'on considère que l'économie n'est pas la science ultime expliquant l'univers et tout ce qui s'y passe. Je vous ai déjà dit que cette idée de l'économie-reine-du-monde était éminemment marxiste. C'est une thèse, mais pas la seule possible, et dès lors rien n'empêche de voir les choses en anthropologue. Je suis d'ailleurs d'avis que l'anthropologie et la philosophie en général expliquent les choses bien plus en profondeur que l'économie (mais il est vrai que je ne suis pas marxiste). L'erreur à ne pas commettre, et là vous semblez avoir raison, c'est de jouer constamment sur les deux tableaux, d'entrer un jour dans le tout-économique puis de botter en touche quand on est dépassé. C'est une erreur tactique, qui ne détruit pas forcément toutes les autres analyses du bonhomme.
    (J'en parle sans passion car j'ignore à peu près tout de lui, mais votre longue description m'a fait penser à cette question).
    (pour l'histoire de la gonzesse que Jorion vous aurait piqué, j'ai l'impression que Yanka plaisantait sans malice).

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  84. Ah, sur la plaisanterie, le plaisantin m'a pris de vitesse.

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  85. Rien que pour mon ami XP, je viens d'aller consulter sur Edistat les chiffres de vente du bouquin de Jérôme Leroy ("Le bloc", sorti le 6 octobre chez Gallimard). Au 6 novembre, en un mois donc, il en avait vendu 2434. C'est pas mal du tout pour le livre d'un mongolien frénétique ! Content XP ? Tes meilleurs amis font de la thune, pendant que toi tu remplis de bran ta barboteuse, et Internet de tes insanités agressives. Tu enrages, avoue !

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  86. Marco Polo :

    Je trouve vos définitions du libéralisme et du conservatisme trop philosophiques et pas assez politiques.
    Selon vous, et si je vous comprends bien, être libéral signifie penser que Locke a raison et que l’individu est la base de tout, et être conservateur signifie penser qu’il a tort et que la société préexiste à l’individu.
    A ce compte là qui est libéral et qui est conservateur, à part peut-être quelques professeurs de philosophie ? Moi, par exemple, je ne serais ni libéral, ni conservateur.
    Mais dans le débat politique le problème n’est pas de savoir si Locke a tort ou raison. Il n’y a pas besoin de remonter si haut. Les alternatives qui permettent de définir les positions des uns et des autres sont beaucoup plus concrètes.
    Etre libéral par exemple cela peut consister à estimer que la liberté est essentielle à la dignité humaine et que rien de grand ne se fait sans elle. Par conséquent qu’il est important que les pouvoirs publics se mêlent le moins possible de la vie de chacun et laisse toute sa place à la responsabilité individuelle. Cela peut aussi consister à estimer que les individus sont en règle générale bien meilleurs juges de leurs intérêts économiques que les pouvoirs publics. Par conséquent que toute intervention économique de l’Etat tend à diminuer la prospérité générale. On est donc libéral parce qu’on est, au minimum, suspicieux vis à vis de l’Etat-providence, du statut de la fonction publique, de la dépense publique, etc.
    Etre conservateur cela peut consister à estimer que le patriotisme est un sentiment à la fois noble et indispensable. Par conséquent qu’il importe d’entretenir ce sentiment chez les citoyens. Cela peut aussi consister à penser que la famille (dite) traditionnelle est irremplaçable pour bien éduquer les enfants et qu’elle donc une des bases de toute communauté politique. On est donc « conservateur » parce qu’on souhaite conserver les mœurs (dits) traditionnels, ou les faire réapparaitre lorsqu’ils ont disparu.
    On peut parfaitement en ce cas être à la fois libéral et conservateur, et si j’avais à le faire je me définirais certainement comme cela (je n’ai pas mentionné la question des noirzéarabes mais je crois que l’application est évidente).
    Quant à savoir qui a raison de Locke ou d’Aristote, je conserve ce sujet pour mes réflexions personnelles, car à mon sens cela ne fait rien aux problèmes politiques qui nous préoccupent (outre que cela me semble tout à fait impropre à être traité sur un blog).

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  87. @ Aristide

    La chose que l'on considère, et d'où on la considère, ensuite pour en dire quoi. C'est la même chose en fait, mais regardée différemment.

    Vous avez raison, et Marco Polo aussi dont le regard projeté depuis la philosophie me séduit davantage du fait que je suis plus philosophe que politique, plus "penseur" qu'acteur.

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  88. @ Marco Polo

    « Je suis d'ailleurs d'avis que l'anthropologie et la philosophie en général expliquent les choses bien plus en profondeur que l'économie... »

    Oui, oui, oui ! En profondeur et en largeur.

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  89. « Je suis d'ailleurs d'avis que l'anthropologie et la philosophie en général expliquent les choses bien plus en profondeur que l'économie... »

    Euh... mais l'économie prétend-elle expliquer autre chose que l'économie, ses mécanismes etc ? Le grand économiste libéral von Mises lui-même avait inventé la "praxéologie", qui est une espèce d'anthropologie, pour mieux expliquer l'économie; il ne prétendait pas faire le contraire : expliquer l'homme par l'économie.

    Quant à Jorion et la crise, soyons sérieux. C'est une crise économique. Il faut d'abord savoir en démêler les ressorts économiques. ce qui n'empêche pas ensuite d'étudier les causes anthropo etc de ces ressorts. mais s'il n'y a pas d'abord l'analyse éco, alors ce n'est pas sérieux.

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  90. Aristide, je comprends vos réticences à entrer dans le champ de la philosophie et ses débats souvent très techniques, et par ailleurs il se peut que je souffre d'une déformation professionnelle. Il me semble cependant que j'ai fait l'effort (tout à fait normal) de définir les termes que j'emploie et que j'ai expliqué les choses avec le moins de jargon possible. Vous avez sûrement raison de dire que le format du blog n'est pas le plus adapté au discours philosophique, mais c'est un risque à courir, une chance à tenter. Et puis l'économie ou la critique littéraire de haut niveau ne sont pas plus à l'aise a priori sur la toile.

    Je ne vous suis plus quand vous trouvez mes définitions trop philosophiques et pas assez politiques. Ce n'est pas ma faute si le libéralisme est une invention de philosophes. Vous avez raison tout de suite après en vous demandant qui, à ce compte, à part des philosophes, peut se définir sans approximation libéral ou conservateur. Ce sont en effet des concepts philosophiques avant tout. mais je crois qu'il est possible à tout un chacun de philosopher, c'est-à-dire, ici, de remonter aux principes du libéralisme et du conservatisme plutôt que de s'arrêter aux postures. Moi aussi je suis pour la liberté individuelle, pour que l'Etat ne vienne pas mettre son nez dans ma vie de famille, ne dicte pas à mes gosses ce qu'ils doivent penser mais garantisse plutôt la propriété privée, ce qui est davantage son boulot. Je suis donc libéral comme vous, à ce niveau de généralité pratique. Pour le dire plus simplement, je pense que nous sommes à peu près d'accord sur tout (vous voulez seulement un peu moins d'Etat que moi). Mais je crois que vous ne mesurez pas l'importance des principes. Si les principes auxquels vous croyez vous référer contiennent en germe des conséquences susceptibles de vous révolter, il est intéressant de creuser un peu la question. La philosophie permet de se mettre au clair en accédant aux fondements.
    J'ai cité Locke, mais j'aurais pu tout aussi bien parler de Hobbes, de Rousseau (plus ambigu), de Kant ou de Smith. Encore une fois, le libéralisme est une philosophie avant d'être une économie. Je pense d'ailleurs qu'il y a une philosophie dans toute attitude politique (ou économique), consciente ou inconsciente. Quand elle est inconsciente, il est utile de la mettre au jour.

    La plupart des gens se positionnent bien comme vous le dites : être conservateur c'est vouloir maintenir des traditions ; ils sont contre le mariage homo, donc ils sont conservateurs. Bien sûr, mais c'est insuffisant dès que le débat impose de préciser les positions, dès qu'on discute un peu en profondeur, quoi. On ne peut pas se passer de remonter aux principes pour juger les doctrines. Ou alors, être communiste c'est seulement vouloir moins d'inégalités et plus de bien-être pour tout le monde. Beaucoup de gens ont été communistes pour ces raisons superficielles. S'ils avaient regardé de plus près les principes, peut-être auraient-ils été moins spontanément communistes !

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  91. @ Gil

    C'est une crise économique un peu particulière tout de même, systémique, et qui aurait pu être évitée si on avait pris les mesures qui s'imposent après la crise des subprimes. On ne l'a pas fait parce qu'on n'a pas voulu voir les causes profondes de la crise, il aurait fallu déplaire à trop de gentils lobbyistes, de sympathiques banquiers et consorts.

    Quand on pense qu'ils viennent de mettre à la tête de la BCE un type (Mario Draghi) qui, lorsqu'il était chez J.P. Morgan, a aidé la Grèce a maquiller ses comptes pour entrer dans l'euro !

    Tant qu'à faire, et puisque les politiques semblent être des imbéciles incompétents et les financiers et autres économistes des génies pratiques, qu'on se passe donc de la démocratie et qu'on coopte à la tête des états tout le gratin de la finance. Ça va être beau !

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  92. Assez d'accord avec ce que dit Ygor.

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  93. "Tant qu'à faire, et puisque les politiques semblent être des imbéciles incompétents et les financiers et autres économistes des génies pratiques, qu'on se passe donc de la démocratie et qu'on coopte à la tête des états tout le gratin de la finance. Ça va être beau !"

    C'est bien ce qu'il semble se profiler à l'horizon des pays de l'UE..

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  94. "Marco Polo a dit…
    Tiens, les amis d'Xp continuent de se réconforter mutuellement sur Ilys.
    Madame Crevette, si vous repassez par là, vous pouvez directement vous adresser à moi, vous savez."

    Oùù ? Je ne vois rien de tel, moi.
    Sous quel billet ?

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  95. Carine, ici :

    http://ilikeyourstyle.net/2011/11/08/muriel-gremillet-a-besoin-de-pognon/

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  96. M.Polo, votre comm de 15:42. Comme je m'emmêle dans une longue réponse et qu'on ne me fout pas la paix chez moi (ça crie, putain...), je fais simple : il n'y a pas d'individu souverain dans le libéralisme. Le libéralisme dit : nous avons étudié les bases de l'éco (l'individu), et un individu le plus libre possible est le plus sûr garant d'une éco prospère.

    Maintenant, l'éco n'est pas tout. Exemple : Von Mises (économiste libéral) dit quelque part qu'un État en guerre, s'il le faut, doit s'emparer et gérer des ressources stratégiques (le caoutchouc, je crois, dans son exemple). Il dit bien : économiquement, ça sera mal géré, puisque géré par l'État, et il faut le savoir. Mais il y a là un intérêt supérieur à la pure prospérité matérielle : la défense ou la survie du pays.

    Je crois qu'il faudrait creuser ce raisonnement de v.Mises pour voir en quoi le libéralisme, ie la croyance à la liberté de l'individu, n'est pas incompatible avec le conservatisme, celui du pays, des traditions, de la famille etc. Car la survie d'un pays n'est évidemment pas seulement mis en danger par la guerre, mais aussi par la perte de ses valeurs tarditions etc.

    Bref, contrairement à l'idée répandue, l'économie dans le libéralisme ne prime pas sur la survie du pays ou de ses traditions; je dirais même que cette survie et cette base culturelle doivent être maintenues pour que survive aussi le libéralisme. Et donc qu'être libéral-conservateur est un devoir^^

    (Ou : un libéralisme qui admet qu'il a besoin de sa base culturelle, raciale pour les plus radicaux, ce qui nécessite bien sûr de faire la croix sur certains "dogmes" (la libre-circulation, par ex., qui peut parfaitement être contestée en accord avec les principes libéraux : cf H.H. Hoppe).)

    (C'est long c'est bordélique, j'ai copié-collé aussi de ma 1º réponse, bref c'est à chier mais je balance !!!)

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  97. Bon, en tout cas ici c'est vraiment "the place to be" ! quelle belle discussion et quel plaisir de voir what's-his-name se faire égratigner le portrait ( il est laid ? en plus !)

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  98. Merci Yanka.
    C'est encore pire que ce que je pensais, le cas de ce pauvre mec.
    Il finira par faire des ménages, lui. Il se moque trop des femmes de ménage pour que le destin ne lui réserve pas une farce.
    Il y a des gens très bien qui ont eu des revers et qui ont dû s'y résoudre, en perdant leur emploi.
    La crises immobilière arrive, il fera des ménages…

    Laissons tomber la neige.

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  99. Dixie ! Toi aussi ici , chouette ^^
    Manque que Hoplite.

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  100. Non, Gil, c'est pas mal du tout (mais quand même un peu bordélique, cependant, comme j'en suis moi-même à la seconde bouteille, je comprends à demi mots).

    Apparemment, ce Von Mises a théorisé un libéralisme en situation d'urgence intéressant, en effet. Ma thèse personnelle, pour le moment, c'est que le libéralisme n'est pas un mal à condition de ne pas être absolutisé, de ne pas devenir impérialiste, de rester dans les étroites limites du pragmatisme. Si être libéral permet une amélioraton de la situation, la croissance et l'emploi, d'accord, mais tout ça sous le regard inquiet d'un Etat qui ne serait pas un monstre froid, mais l'organe vibrant de la nation, un garde-fou, le représentant des intérêts de la collectivité, ou plutôt de la nation, de cette collectivité dotée d'une identité propre qu'est la nation. Si le libéralisme accepte l'état d'urgence, quitte à se passer du dogme de la libre circulation, comme vous le dites, alors c'est parfait et, franchement, j'adhère.

    Ah ! si tous les libéraux pouvaient être aussi lucides que vous, Marchenoir, Aristide et l'Amiral (qui est resté très libéral, je trouve), par exemple (pardon pour ceux que j'oublie), ce serait un sacré pas dans la bonne direction !

    Dxdiag : Oui, c'est un plaisir exquis de voir ce pauvre windows98 prendre sa raclée. Un grand moment.

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  101. « Mais je crois que vous ne mesurez pas l'importance des principes »

    Je crois que si mais, et c’est justement ce qui nous sépare, il me semble que le débat politique ne nécessite que très rarement de remonter aux principes et que cela est même souvent nuisible.
    Vous me semblez raisonner comme si un régime politique était l’application logique et rigoureuse de quelques principes de base. Ce n’est jamais le cas. Tous les régimes sont plus ou moins incohérents, contiennent des tensions et des contradictions internes.
    Ou, pour le dire autrement, la politique n’est pas un séminaire de philosophie, et je ne dis pas cela pour déprécier la philosophie, que je tiens pour une activité plus haute que la politique. Simplement cela signifie qu’en politique ce qui est bien n’est pas forcément ce qui est vrai mais, comme le dit Cicéron, ce qui supprime un grand nombre de maux sans choquer un grand nombre de préjugés.
    Soyons plus précis. Il me semble que, dans une discussion politique, l’insistance à remonter aux principes a plusieurs conséquences potentiellement néfastes. D’une part elle tend à rendre plus difficile les compromis qui sont inévitables au cours de la vie politique. D’autre part elle nous éloigne des questions pratiques qui sont le cœur de la politique : qu’est ce qui est possible ici et maintenant et avec quelles conséquences probables. Enfin elle tend à nous rendre insatisfaits de la réalité politique, qui n’est jamais si pure et si logique que les construction sur le papier, et à nous faire rechercher une parfaite cohérence qui serait le plus souvent dangereuse.
    Ainsi, par exemple, je ne crois pas très pertinent de discuter entre nous pour savoir si les principes lockéens rigoureusement appliqués autoriseraient le cannibalisme. Je crois beaucoup plus pertinent de nous interroger sur les bienfaits et les méfaits de l’Etat-providence ou du statut de la fonction publique. Mais si vous voulez remonter aux « principes » vous aurez plutôt la première discussion que la seconde (et par ailleurs cette première discussion nécessiterait une exégèse très pointue des écrits de Locke, impossible sur internet). Vous risquez fort aussi de récuser des politiques parfaitement raisonnables sous prétexte que les « principes » sur lesquelles elles vous semblent reposer n’ont pas votre faveur.
    Je n’ignore pas que le libéralisme est avant tout une doctrine philosophique, et je crois connaitre les auteurs que vous citez aussi bien qu’un autre, simplement je ne crois pas qu’il soit toujours utile de mettre au jour la « philosophie inconsciente » qu’il y a derrière chaque position politique, loin de là.
    Vous avez mentionné Burke précédemment (je crois). Il me semble que, toute révérence gardée, la position que j’expose est assez burkéenne.
    Ceci dit bien entendu il n’est nullement dans mes intentions (ni dans mes possibilités) d’interdire à qui que ce soit d’essayer de remonter aux principes dans une discussion sur un blog. Je suis un vrai libéral^^
    Mais disons que je ne vous suivrais pas sur ce terrain là.

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  102. Gil

    Ce n'est pas la première fois que j'ai l'occasion de lire(ou d'entendre) ce genre de raisonnement, juste une question, à vrai dire toujours la même, à savoir : que faites-vous de ces hommes et femmes qui, au nom de cette "liberté de l'individu", revendiquent le droit de se creer leurs propres codes moraux évolutifs, de renoncer gaiement à leur race et traditions, pour saccager de fond en comble notre société ?

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  103. M.Polo :

    Le libéralisme est-il une invention de philosophes ? Et le communisme ? Adam Smith, Marx, allez-vous me dire. Mais ce sont deux philosophes qui abandonnent la posture philosophique quand ils en viennent à leurs oeuvres capitales : La Richesse des nations et Le Capital se veulent et sont des oeuvres d'observation d'après l'expérience, et aussi des oeuvres de raisonnement, mais ces raisonnements ne sont plus à proprement parler philosophiques. On peut alors juger de la solidité de leurs observations et de leurs raisonnements sans être philosophe.

    Vous allez me dire que le libéralisme ne naît pas avec Smith. Je dirais que le libéralisme classique, doctrinal, si. Mais là n'est pas le problème, comme je vais essayer grossièrement de l'expliquer.

    De plus, ils raisonnent sur et à partir d'une période donnée, qui n'est pas une invention, ni d'eux, ni, finalement, des philosophes précédents, par exemple Locke : la période libérale, qui est pour ainsi dire spontanément née en Occident (car Milton, Voltaire et Locke, c'est bien joli, mais sans les avancées technologiques, commerciales et capitalistes de l'époque... avancées certes dues aussi à une "libéralisation" de la recherche et du commerce, mais qui avaient toujours été en suspens dans "l'ADN" de l'Occident).

    Ce qu'on appelle libéralisme, c'est fianalement toute cette création spontanée, théorisée ensuite par les penseurs libéraux et parfois prolongée par eux quand ils ont eu de l'audience.

    Le communisme, lui aussi part de l'observation de l'époque libérale, mais pour essayer de la retourner, de manière plus du tout spontanée, et c'est un échec manifeste (dès la théorie de Marx avec sa valeur-travail etc, démontée dès la fin du siècle).

    Ce que je veux dire, c'est que le libéralisme est quelque chose de plus complexe qu'une "invention de philosophe", qu'une simple création théorique ex nihilo. Le libéralisme, s'il a des aspects théoriques, bien sûr, est toujours lié à une observation pragmatique, et surtout il vient après une situation réelle qu'on peut déjà qualifier de libérale (et qu'il essaie de maintenir, jugeant qu'on a pas trouvé mieux).

    En cela, il est difficile, comme vous voulez le faire, de ne vouloir le juger définitivement qu'en termes philosophiques, de vouloir lui trouver des racines philosophiques premières - car où commence-t-il ? Qui sont ses inventeurs ? Sont-ils vraiment des philosophes ? Pas plutôt des juristes, économistes, sociologues ? Comme si vous demandiez à l'inventeur d'une thérapie médicinale de vous montrer ses lettres de crédit philosophiques, alors qu'ils s'est basé sur des observations physiologiques et sur une vague idée du bien-être commun... bien sûr, cet inventeur possédait les présupposés philosophiques de son pays et de son temps (ce qu'on a dit d'ailleurs de Locke, qui se voulait universel). C'est pourquoi je crois que le libéralisme est exclusivement occidental (je le dis aussi à l'encontre de ce que disent beaucoup de libéraux).

    (Je ne nie pas que le libéralisme soit une philosophie, hein. Et je ne dis pas non plus que c'est un simple pragmatisme, comme le disent parfois des libéraux eux-mêmes (il est bon d'être pragmatique, encore faut-il avoir un but vers où diriger ce pragmatisme). Je dis que c'est une philosophie, mais intimement liée à l'observation de la réalité, pas une philosophie métaphysique, quoi, et dont les observations sont JUSTES, ce qui ne gâte rien (Contrairement au marxisme), et dont le but n'est donc pas de créer quelque chose de nouveau (c'est d'ailleurs ce qu'on lui reproche en fait, tout en lui reprochant aussi souvent d'être une utopie comparable au communisme).

    Quel pâté !

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  104. Autre chose, qui rejoint peut-être l'opposition philosophique/politique évoquée par Aristide : vous pouvez remonter autant que vous voulez, Marco, aux racines philosophiques des idéologies en présence. Il n'empêche que vous aurez en face de vous des gens réels qui ne seront pas dans une "position philosophique absolue".

    Une philosophie politique ne pense pas par elle-même, ce sont les gens, et les gens sont souvent divisés avec eux-mêmes : moi le liber-réac, mais vous aussi.

    Moi par exemple : je ne suis pas un libéral complet, et je ne veux pas d'un libéralisme total, par ailleurs impossible. Je pense le libéralisme en tant que "boussole", et je vois de plus que le curseur qui oscille entre liberté individuelle et étatisme tend actuellement fortement vers ce dernier. Mon libéralisme actuel est donc aussi fortement lié à une nécessité de changer la direction du curseur vers plus de libéralisme économique (économique d'abord, donc, mais dans un but global nécessaire à notre survie).

    Bref, même en admettant que la vérité ultime du libéralisme, ou de toute autre idéologie, soit la destruction des cultures etc, personne concrètement ne sera jamais "entier" pour la contenir, cette vérité, et la pousser à son accomplissement total. A fortiori, une société entière sera encore infiniment plus divisée.

    Ça vaut même le communisme, tenez. Et c'est là où apparaît la différence éclatante entre communisme et libéralisme: aucun des deux n'a détruit de cultures totalement, aucun des deux n'a été poussé jusqu'au bout de sa logique, admettons - il faut donc juger sur des sociétés en partie libérales et communistes. Or que voit-on ? Un peu de libéralisme dans une société fait beaucoup de bien, un peu de communisme beaucoup de mal. Foin de philosophie !^^

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  105. Nous avons dépassé la centaine de commentaires et nous ne savons toujours pas si le libéralisme a battu le conservatisme et sur quel score. L'enjeu, une place en finale contre le très horrible communisme (qui a quant à lui battu le socialisme - c'est la surprise de ces demi-finales - sur le score de 3 à 1, dont deux buts de l'ailier gauche Marx).

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  106. Je ne pense pas que nous en sortirons dans ce débat de savoir ce qu'est au juste un libéral et où il se place sur l'échiquier politique, d'autant plus que la notion (philosophique au départ) ne signifie pas partout la même chose, pour ne rien dire des époques. Quelques observations toutefois.

    Le libéralisme, qu'il soit de droite ou de gauche, est toujours à gauche du conservatisme.

    Il me souvient que René Rémond classait l'UDF giscardienne au centre exactement. Bien entendu, comme dans chaque parti, certains tendent plus vers la droite que vers la gauche et vice-versa, si bien que l'UDF, selon la personne qui le représentait, pouvait sembler plus à droite. On ne pouvait pas soupçonner Raymond Barre d'être de gauche, et à tout bien considéré, il était par certains aspects plus à droite que Chirac (le Chirac des années 2000). La France est aussi un pays particulier à cet égard, puisque le pôle de la droite, celui à partir duquel on "calculait" le positionnement des autres droites, à longtemps été le Gaullisme. S'il suffit d'être un peu autoritaire pour être qualifié de Gaulliste, alors Sarkozy est Gaulliste, tandis que dans les faits il est tout ce qu'on voudra, sauf précisément un Gaulliste (qui peut se définir par sa volonté d'une France fidèle à ses alliés, mais farouchement indépendante).

    La note de Wikipédia sur "Parti Libéral" est explicite et démontre la confusion que le terme "libéral" recouvre parfois, selon les pays :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_lib%C3%A9ral

    En Belgique francophone nous avions le PRL (Parti Réformateur Libéral) qui, sous la présidence de Jean Gol, était un véritable parti de droite, avec même quelques éléments d'extrême droite (l'ancien bourgmestre de Schaerbeek Roger Nols : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Nols). À la mort de Jean Gol le PRL, qui deviendra le MR (Mouvement Réformateur), une sorte de plate-forme englobant plusieurs partis, à la manière de l'UMP, Louis Michel transformera le parti en un parti de centre-droit avec une forte coloration sociale. C'est à un point tel qu'on peut sans peine avancer qu'en Wallonie, il n'y a aucun parti véritablement de droite, surtout depuis que les Sociaux-Chrétiens, sous la présidence de Joëlle Milquette (alias Milquette), sont devenus un parti de... centre=gauche !

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  107. Joëlle MILQUET (alias Milquette). Pardon.

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  108. Oui, on ne se mettra pas d'accord sur tout, mais l'essentiel est d'avoir fait bouger un peu ses propres positions.
    J'entends bien ce que vous me dites, Gil et Aristide (vous semblez assez d'accord sur le point qui nous occupe), et je ne peux pas vous donner tort sur le plan de la pratique politique. Mais je vous rappelle quand même qu'on est assez loin, ici, de la praxis, et qu'il ne s'agit pas de convaincre des électeurs !
    Sur le point de savoir si Locke mène au cannibalisme (à celui très particulier, je précise, qui permet de manger une personne consentante), l'exemple peut en effet paraître exagérément lointain, mais je suis sûr que si notre libéralisme persiste encore une centaine d'années, on y viendra. On en est déjà venu à l'avortement, considéré vers 1900 par des gens de toutes tendances politiques comme le crime le plus abominable. Et voyez aujourd'hui : tout le monde ou presque trouve que c'est un droit de l'homme. Ne négligez pas le pouvoir très réel du libéralisme dans le domaine pratique (justement) des moeurs. J'insiste un peu là-dessus parce que je sais que c'est là que ça fait mal et que vous êtes deux contre moi (je ne sais pas faire les smileys, alors imaginez-en un ici qui rigole en faisant un clin d'oeil complice).
    Votre idée, Gil, que la société est trop divisée pour laisser agir totalement le libéralisme (ou ailleurs le communisme), est séduisante, et j'espère qu'elle est vraie.
    Vous semblez également vous rejoindre, Gil et Aristide, sur l'idée que la philosophie c'est sympa, mais pas très concret. Que Smith et les autres ont construit un libéralisme de description, sans métaphysique. Pour la métaphysique je ne sais pas, mais il y a nécessairement une anthropologie derrière n'importe quelle doctrine, et c'est seulement ce que j'ai voulu mettre au jour (après d'autres, évidemment, car je n'invente pas grand chose ici, sauf peut-être l'espèce de modus vivendi personnel que j'essaie de construire entre un libéralisme en partie inévitable et un nécessaire conservatisme. Un peu comme vous, me direz-vous. Oui, sauf que ma boussole à moi c'est le conservatisme, et le libéralisme est ce qu'il faut accepter pour le moment).

    Je dois partir mais je remercie notre hôte et son billet déclencheur ainsi que tous les participants pour cette conversation passionnante (sans oublier XP, mascotte de la séance).

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  109. Intéressant débat, pour une fois qu'on fait mine d'aller plus loin que les habituelles déclarations de principe, et il faut saluer ici l'auteur de ce blog qui permet cela.
    Cela dit, j'ai peine à comprendre le sens de votre soutien aux Indignés, si ce n'est simplement le soutien de ceux qui agissent face à ceux qui ne font rien. N'oublions pas ici, la foule silencieuse qui ne fait rien parce qu'elle est occupé ailleurs à travailler, mais qui n'en pense pas moins sur les gouvernants et sur les indignés...
    Une remarque en passant, vous dites, Y.Y. que le communisme a triomphé du socialisme, il me semble que c'est exactement le contraire :
    Plus personne aujourd'hui ne réclame la collectivisation des moyens de production, mais tout le monde propose de taxer les entreprises comme si le bien produit appartenait à tous, ce qui est une forme de socialisme soft, celui des social-démocraties.

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  110. @ Tzatza

    D'abord, bienvenue sur le plateau (!) et merci pour l'éloge.

    Le communisme n'a triomphé du socialisme que dans le match de foot imaginaire que je suggérais pour glisser un peu d'humour dans un débat sinon pas mal sérieux (et je m'en réjouis, surtout que nous sommes censés n'être ici que des mongoliens, dixit XP).

    Mon soutien aux indignés va à vrai dire un peu plus loin que le simple soutien de la marche contre le surplace. Je suis pas mal agacé par le nombre de gens qui se plaignent que ça suffit, qu'il faut faire quelque chose, et qui ne font rien, sauf voter pour les mêmes crevures que toujours, dans l'espoir d'un changement qui ne se produit évidemment jamais (nos politiciens semblant impuissants à agir sur le réel, sauf dans les marges). Au moins, les Indignés font quelque chose, même s'ils le font trop pacifiquement à mon goût, et leur tintamarre force certains politiques à prendre le phénomène en considération. C'est peu, mais c'est déjà ça. Un malade à qui on administre une potion amère et qui se démène me semble plus sympathique que le même à qui l'on fait boire "pour son bien", sans la moindre réaction de sa part, un poison. J'ai parlé aussi dans mon billet de "raisons inavouables" pour justifier mon soutien. Secret de polichinelle, en fait. Je suis au vrai un anarchiste de droite, et pour le chaos (choix esthétique sans doute, donc idiot). Dans son article "Parcours d'un réac" dont il nous a mis le lien plus haut, l'Amiral Woland écrit : "Je suis clairement pour le chaos histoire de faire le tri dans le tas de cendres. Clairement pour la chute des institutions et pour que le meilleur gagne et puisse profiter de la vie comme bon lui semble." Eh bien, disons que je rejoins l'Amiral et que je plébiscite comme lui le chaos.

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  111. D'abord, merci pour votre accueil.
    Ah, le loup sort du bois !
    Attention, il me semble qu'un réactionnaire n'est pas la même chose qu'un anarchiste puisqu'il est attaché à certaines institutions traditionnelles garantes des valeurs auxquelles il est attaché.
    Si vous souhaitez le chaos, et la chute des institutions, de toutes les institutions, je ne peux pas vous approuver car ce chemin là me semble plutôt sombre.
    Sur les causes de la crise actuelle, je ne vous suis pas non plus, car il me semble que la dépendance à l'égard de la finance et des marchés est le fruit de deux éléments :
    -une dette et un déficit dont la source est politique et sociale
    -le refus de financer cette dette par la BCE et donc la nécessité de faire appel au marché pour trouver les capitaux nécessaires
    Il est tout à fait possible de réformer ces deux points sans mettre à bas la totalité du "système" :
    -d'abord, en réduisant les dépenses publiques, et en équilibrant le budget, de manière à ne plus emprunter plus chaque année
    -ensuite, en faisant racheter une partie de la dette par la BCE ce qui aura pour conséquence inévitable d'augmenter l'inflation

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  112. L'anarchisme de droite est un mouvement littéraire et pas du tout politique. C'est une libre association de francs-tireurs, sans organisation ni programme. Une famille d'esprits, dirons-nous, dont l'une des valeurs principales, avec l'individualisme, est l'aristocratisme (rien à voir avec la noblesse).

    Je suis attaché aussi à certaines institutions et à la tradition, aux rites. Je fais la part des choses entre la réalité et le rêve. Le rêve est une soupape. Alors je rêve au chaos, sans rien faire pour y conduire.

    Il me semble plutôt que la crise actuelle résulte de l'abandon des Accords de Bretton Woods. Notre dépendance aux fameux marchés vient de là. Un état doit pouvoir se financer sans intérêts auprès de sa banque centrale, ce qui signifie concrètement : un pays, une monnaie.

    La BCE n'a pas été créée pour prêter de l'argent. Si on veut qu'elle le fasse, il faut modifier les traités et surtout, les faire ratifier par les pays concernés, ce qui me semble aujourd'hui farfelu.

    Je répète que je pense que la crise actuelle est systémique et qu'il faut réformer le système de fond en comble pour espérer une amélioration, au lieu de se contenter de rustines çà et là. La crise économique n'est que l'un des symptômes d'une crise bien plus profonde, une crise de civilisation et de valeurs.

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  113. Bonjour très cher nautonier menant cette liseuse, celle de Renoir, oui c'est à elle que je pense en ce petit encart sur la toile de votre avatar...ou cet encas que l'on nomme Monsieur Yanka ici témoin de ses amuses-gueules, sa flotte, les chers commentaires ! Bonjour ! Merci ! à vous tous..

    Le libéralisme ? Encore à ce jour je n'arrive toujours pas à identifier ce que signifie libéralisme sauf si ce n'est d'y penser, enfermé dans cette liberté unique. Qui peut prétendre que nous sommes libres ailleurs que dans nos pensées du moment que nous communiquons et qu'une société existe dès qu'un individu est plus que << un >> , dès lors que la loi de la << relativité >> opère, qui ? Il serait préférable de demander quoi en mon sens, et là nous pourrions répondre : l'argent. L'argent est peut-être la seule chose réellement empreinte du libéralisme !

    Le conservatisme ? Qui ose dire qu'il n'est pas conservateur, c'est une blague ? Pour moi la négation en une << identité >> doit être démontrée en totalité et c'est pour ça que je défie gentiment quiconque de me dire qu'il ne tient à rien !

    Il y avait des éléments qui ne me convenaient pas à gauche, socialisme et communisme confondus, je suis passée à droite.

    Il y avait des éléments qui ne me convenaient pas à droite, je suis passée en France.

    Qui suis-je ? Peu importe, je suis surtout ce que je ne suis pas et c'est déjà pas mal vu la perte de repères dont nous sommes tous victimes par défaut...

    Soutenir cette masse de gens dans les rues qui manifestent pour l'anarchie que je pense pacifiste seulement pour un temps, qui dénoncent les mafias gouvernementales et souhaitent par le nombre et la patience de campements divers arriver à leurs fins ? Taratata, un jour il y aura violence car il arrive cet instant révolutionnaire, cet effet de foule qu'on ne retient plus. Je ne veux pas, je ferai tout pour éviter ça. Pourquoi ? Parce que je suis maman et que je refuse que mes mômes assistent à ce bordel minable qu'est l'anarchie de masses et du n'importe quoi.
    Je préfère tenter un chaos par le haut, par la loi, et ne pas m'abaisser à ce que font nos politiques actuelles, vendre mon âme aux mafias, aux tueries de trottoirs.
    Car ces indignés, finiront bien par leur ressembler dès lors que le caniveau leur semblera briller !

    Mais oui, j'espère la faillite française dans la zone euro, qu'on en finisse une bonne fois pour toute !

    Et qu'on recommence tout à zéro !
    Vive la France !
    Bien à vous Monsieur Yanka, vos interventions durant cette centaine de commentaires, sont ni + ni - menées comme un grand Capitaine.

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  114. Marco Polo : merci de m'avoir à peu près lu (enfin je crois^^), c'était assez indigeste, j'ose à peine me relire.

    "Un peu comme vous, me direz-vous. Oui, sauf que ma boussole à moi c'est le conservatisme, et le libéralisme est ce qu'il faut accepter pour le moment"

    Voilà, d'accord. Cependant, vous m'inquiétez un peu quand vous dites "pour le moment". Pour réduire le sujet au domaine de l'économie, l'analyse libérale de l'économie me semble une boussole désormais incontournable (ce qui ne veut pas dire qu'on doit toujours faire primer l'économie, ie toujours suivre le bon sens économique libéral (pléonasme^^) - cf. plus haut von Mises lui-même).

    Comme dirait l'autre, on ne revient pas en arrière. Les libéraux ont fait des découvertes économiques qu'on ne peut plus ignorer. Elle font partie du patrimoine occidental. Et si elle peuvent entrer en conflit avec le conservatisme "social"(car l'économie n'est pas un domaine étanche, évidemment, elle influe sur la vie sociale comme celle-ci sur l'économie), je ne vois pas de contradiction majeure entre elles et lui.

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  115. Bien que Marco Polo soit parti, je voudrais quand même lui répondre quelque chose - in abstentia, si le maitre des lieux le permet.
    Je n’ai pas dit que la philosophie est une activité sympa mais pas très concrète, et je suis entièrement d’accord sur le fait que toute position politique présuppose une anthropologie particulière. Relisez ce que j’ai écris si vous le voulez bien.
    Je disais simplement qu’il existe une différence de nature entre l’activité politique et l’activité philosophique. C’est une distinction que tout philosophe qui s’intéresse la politique devrait connaitre ou devrait apprendre à connaitre, me semble-t-il. Au reste je n’invente rien, je ne fais que reprendre ce que l’on peut trouver dans la philosophie politique classique et même dans la première philosophie politique moderne.
    Sur la question des moeurs je sais bien qu’il existe une certaine pente de la démocratie libérale, vers le relativisme et la permissivité. Mais je ne crois pas que nous soyons condamnés à dévaler la pente. Si l’on se place uniquement au plan des « principes » on dira : « c’est inévitable » et on baissera les bras. Mais justement, la pratique ne découle pas simplement des principes, elle admet le hasard et la coexistence de plusieurs principes, pas toujours parfaitement cohérents.
    Sur l’avortement par exemple je crois que vous surestimez son acceptation profonde et que vous sous-estimez la part cruciale qu’ont eu certains acteurs politiques dans sa légalisation ainsi que le jeu des institutions. Le droit à l’avortement n’est pas gravé dans le marbre sous prétexte que nous vivons dans une démocratie libérale. Aux Etats-Unis par exemple ce sont les partisans de son interdiction qui gagnent du terrain et les législations deviennent plus restrictives. Le principal obstacle désormais ce n’est pas l’opinion publique, c’est la Cour Suprême.
    Entendons nous bien, je ne crois pas que nous reviendrons à une situation d’interdiction totale, mais entre l’interdiction totale et la permissivité actuelle il y a beaucoup de choses possibles. Et, pour ceux que cette question intéresse, faire progresser leurs idées dépend moins de la discussion de grands « principes » - quoique cela puisse parfois être utile - que d’une stratégie politique et légale appropriée. Ainsi que de l’adoption d’une rhétorique adaptée au contexte.

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  116. "Von Mises a théorisé un libéralisme en situation d'urgence intéressant........ Si le libéralisme accepte l'état d'urgence" (Marco Polo)

    Von Mises est THE SPECIAL ONE (vous suivez la liga espagnole, Mourinho toussa ?^^). Il résume au XXº s. tout le libéralisme et toute l'école autrichienne.

    Ce qui est intéressant, c'est que c'est le guide des libertariens (avec Rothbard, élève de vM), ie des libéraux extrémistes, mais si on le lit bien, on trouve en effet un modèle de "libéralisme en état d'urgence", un pragmatisme conservateur tout à fait en opposition avec l'idéologie libertarienne (il a aussi fait l'éloge de Mussolini face aux cocos américains !).

    "Vous avez mentionné Burke précédemment (je crois). Il me semble que, toute révérence gardée, la position que j’expose est assez burkéenne." (Aristide)

    J'ai l'impression que nous sommes tous ici plus ou moins burkéens, quelle que soit notre boussole^^

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  117. Robert Marchenoir13 novembre 2011 à 13:11

    "Si être libéral permet une amélioration de la situation, la croissance et l'emploi, d'accord, mais tout ça sous le regard inquiet d'un Etat qui ne serait pas un monstre froid, mais l'organe vibrant de la nation, etc" (Marco Polo)

    Houlà, houlà... Pas sous le regard inquiet de l'Etat... Sous le regard inquiet du souverain, comme disent les Suisses, c'est à dire du peuple.

    L'organe vibrant de la nation... Comme vous y allez ! Allô, docteur Freud ?

    Avec tout ça, je vois que les deux suites à mon commentaire sur Jorion sont restées dans la poubelle.

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  118. Griffon777 : "que faites-vous de ces hommes et femmes qui, au nom de cette "liberté de l'individu", revendiquent le droit de se creer leurs propres codes moraux évolutifs, de renoncer gaiement à leur race et traditions, pour saccager de fond en comble notre société ?"

    Griffon, vous et moi sommes RÉACS, non ? Nous croyons aux lois "pakountiennes" de la nature. Nous pensons donc que ces gens sont suicidaires. Qu'ils vont crever. Qu'ils crèvent donc.

    La liberté de l'individu n'empêche pas ceux qui veulent vivre sainement de le faire. Si un jour on nous en empêche (et on a commencé, bien sûr), ce ne sera pas, par définition, la faute au libéralisme. Si le libéralisme "pur" n'a rien contre les homos, il n'a rien non plus en faveur. Ce n'est pas lui qui prône la destruction des différences sexuelles.

    (Ceci est aussi un réponse à M.Polo sur son obsession pour le cannibalisme consentant lockéen ( :D ) ) (voir aussi Aristide à 12:50, je plussoie)

    Et comme tout ça semble se terminer, l'admirateur de XP ( ^^ ) que je suis se doit de remercier Ygor pour l'avoir laisser s'étaler monstrueusement sur son blog.

    Il va de soi que je déplore cette malheureuse polémique, mais assez de moraline (je la déplore... ou pas. Car il est évident que tout le monde adore ça, ici ou sur ilys, à commencer par les principaux protagonistes. Bande de canaillous !)

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  119. @ Aristide

    « ... il existe une différence de nature entre l’activité politique et l’activité philosophique. »

    L'action politique prolonge la pensée philosophique, non ? Toute politique s'inspire d'une philosophie et lui donne corps.

    @ Sand

    « Qui ose dire qu'il n'est pas conservateur, c'est une blague ? »

    De fait, même le plus réformateur des progressistes est un conservateur dans maints domaines. Il a des droits et possède parfois des privilèges qu'il tient à conserver. Mais la notion de conservatisme en politique concerne plutôt les institutions, les traditions. Le conservateur refuse de détacher le présent du passé. Aujourd'hui prolonge hier. Pas d'arbre sans racines.

    « un jour il y aura violence... »

    Oui, et l'heure approche. « It's time to fight, William Blake » (réplique à peine améliorée extraite de "Dead man" de Jim Jarmush).

    Une réplique excitante du personnage Nobody dans ce même film :

    « That weapon will replace your tongue. You will learn to speak through it. And your poetry will now be written with blood. »

    Je traduis :

    « Cette arme remplacera ta langue. Tu apprendras à parler à travers elle. Et ta poésie sera désormais écrite avec du sang. »

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  120. YY, quand même :

    "C'est une crise économique un peu particulière tout de même, systémique, et qui aurait pu être évitée si on avait pris les mesures qui s'imposent après la crise des subprimes. On ne l'a pas fait parce qu'on n'a pas voulu voir les causes profondes de la crise, il aurait fallu déplaire à trop de gentils lobbyistes, de sympathiques banquiers et consorts.......Quand on pense qu'ils viennent de mettre à la tête de la BCE un type (Mario Draghi) qui, lorsqu'il était chez J.P. Morgan, a aidé la Grèce a maquiller ses comptes pour entrer dans l'euro !"

    Systémique... et économique, I repeat. Suffisament expliquable par l'éco et prévue depuis des années par les écos libéraux.

    Sinon, je me dois de vous prévenir, Ygor : vous êtes en train de vous faire bouffer par l'hydre ultra-néo-libérale! Tout ce que vous dites dans ces deux paragraphes pourrait être dit au mot près par un libéral^^

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  121. @ Robert Marchenoir

    « Avec tout ça, je vois que les deux suites à mon commentaire sur Jorion sont restées dans la poubelle. »

    Absolument pas. Tout a été publié en dehors des interventions de XP. Si vous prouviez par A + B que je suis un âne, je le publierais tel quel.

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  122. Marchenoir : "Avec tout ça, je vois que les deux suites à mon commentaire sur Jorion sont restées dans la poubelle."

    C'est ça, plaignez-vous, branleur. Je vous rappelle que cette discussion avec MP a commencé sur une question de moi à vous à laquelle vous n'avez pas daigné répondre.

    Bon là j'y vais.

    Bonjour chez vous à tous !

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  123. C'est regrettable que les interventions ne soient pas au moins numérotées comme elles le sont dans la partie admin.

    Marchenoir, vous avez posté trois commentaires d'affilée sur Jorion hier à partir de 16 h 07. Ils se trouvent ci-dessus dans le fil.

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  124. "Alors, je rêve au Chaos sans rien faire pour y conduire" soit, ce n'est pas ce que j'avais compris dans votre billet, méfiez vous d'être mal compris.
    Modifier des accords ne me semble pas si difficile surtout s'il s'agit de sauver sa peau, mais les plus verteux (Allemagne en tête) auront peut être du mal à accepter ces accords.
    Crise de civilisation et de valeurs, c'est bien possible, mais il faudra assurément nous faire l'honneur d'en dire plus dans un autre billet (je pense que le sujet mérite un développement à part entière), car si tout le monde peut convenir de la réalité de cette crise, nous ne partageons pas la manière de la comprendre, et donc de la résoudre.

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  125. @ Sand

    Pour la petite histoire, mon avatar est une photo volontairement surexposée que j'ai prise d'une singulière statue dans le jardin d'un couple d'amis à Seraing (Liège).

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  126. @ tzatza

    « Crise de civilisation et de valeurs, c'est bien possible, mais il faudra assurément nous faire l'honneur d'en dire plus dans un autre billet (je pense que le sujet mérite un développement à part entière), car si tout le monde peut convenir de la réalité de cette crise, nous ne partageons pas la manière de la comprendre, et donc de la résoudre. »

    C'est surtout pour l'Occident que c'est une crise de civilisation. Il me semble que nous avons atteint depuis longtemps l'apogée de celle-ci et que nous sommes en train de dévaler la pente dans l'autre sens. Une civilisation qui n'affirme plus sa puissance, mais au contraire se repent sans cesse, est une civilisation sur le déclin... pour ne rien dire de cette maladie occidentale des commémorations tous azimuts. L'abandon des colonies a été le premier signe du déclin. L'exportation de sauvages dont nous sommes affligés confirme ce déclin.

    Mais je retiens l'idée d'une note à ce propos.

    « ... méfiez vous d'être mal compris »

    Raison pour laquelle j'aime la discussion : elle permet d'éclaircir, de préciser. merci d'être vigilant.

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  127. @ Y.Yanka :

    C'est un plaisir que vous devançiez mes interrogations. Comme je vous l'ai déjà signifié la peur me gagne parmi vous autres.. C'est comme ça. Je ne fais que me retenir, me résigner comme vous dites.. Plus ou moins écorchée..vive..par le " système " oui. Bref, passons..

    ( J'aime beaucoup les commentaires de tzatza. Vraiment. )

    Il y a une chose que je savais pour l'ayant lu en commentaire chez Monsieur Goux si je me souviens.. à propos de "vos" petites histoires "intimes" de journal et je souhaite vous la dire, par loyauté : << Lorsque vous avez quitté votre épouse au canada c'est parce qu'elle avait porté plainte pour une horrible accusation que vous démentez,.. Et dont, au fil de ce blog vous faites le deuil afin d'en guérir la plaie. Je pense que vous y êtes arrivé. >>

    Votre vigilance sera bien-entendu la notre, lecteurs.

    Merci. Bon courage pour la suite.. à sang pour sang ..

    Aux bons sentiments !

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  128. Je pense que nous sommes en crise de laïcité en fait.., pas de civilisation.

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  129. « Je pense que nous sommes en crise de laïcité en fait... »

    Vous voulez dire que le non-respect de la laïcité légale est l'un des facteurs de la crise ?

    La laïcité d'état est spécifiquement française et la crise ne concerne pas que la France, hélas !

    Mais il est clair que la seule présence même passive de l'islam sur notre sol est un facteur de régression civilisationnel. Comme, de plus, l'islam est loin d'être passif...

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  130. Bonjour Igor (et Ave XP)
    Igor, je vais essayé d’être court et éventuellement, je repasserai (j’ai du repassage à faire), car je ne veux pas trop en rajouter de mes niaiseries sur ce que vous avez écrit et sur les commentaires consécutifs.
    Je trouve votre billet remarquable, intelligent, humain et in fine, véritablement réactionnaire (si, si, vous êtes un pur réactionnaire Igor, je vous le dis).
    Déjà, se demander ce qu’est un réactionnaire, c’est vraiment de la réaction de base, non ?
    Quant à ces « indignés » ou « indiniais » (comme d’aucuns l’écrivent — et je trouve ça très rigolo, mais bon…) je pense comme vous, qu’ils sont d’emblée, des réactionnaires aussi, qui réagissent ; qui s’inquiètent ; qui veulent comprendre ce qui se passe et qui en fait, et surtout, veulent savoir qui est capable d’avoir encore une idée ou encore de faire quoi de schmiblickisant dans notre grand bordel à dix milliards de cerveaux et autant de bouches à nourrir et à écouter et de paires de fesses à torcher.
    Le problème, peut-être, est que ces Indignés sont tombés très vite dans les pattes malpropres des « vrais indiniais » et que leur saine réaction du départ a été récupérée par des pros de la « révolution TM » Et en voiture Simone, c’est parti pour un grand soir bling bling fluo à merguez des familles de plus !
    Avec de tels crétins mécaniques, c’est sûr, nous ne sommes pas près de rentrer dans une nouvelle ère. (Je pense que nous sommes en mutation effrénée, stressante, et non, en effondrement, et que nos temps sont aussi inquiétants qu’intéressants, passionnants (en fin !) parce que nous sommes dans notre bac à sable de maintenant amenés à nous poser les vraies questions que nos pères, nos grands-frères du vingtième siècle avaient, par ivresse sans doute légèrement oubliées) C’est ça la vie non ?
    Questions que se posait déjà Baudelaire (ce poète du dimanche, ce dandy sale gosse, et sans doute, le meilleur de la langue française voire de notre patate de Terre) et bien sûr, que se posait Arthur Rimbaud, autre fessable à jamais, dans des temps de « révolution industrielle », de profonde mutation, de grandes migrations, de totale submersion quoi, comme aujourd’hui, non ?
    Du reste, pour avoir été si féroce, Charles rendit sans doute un immense service aux deux donzelles de son admirateur de père de famille. Allons savoir.
    Désolé. Trop long. Je pars…
    Bien à vous.

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  131. Yanka
    Vos interrogations sont partagées ici:

    http://hoplite.hautetfort.com/archive/2011/11/09/la-chute.html#comments

    Excusez cette pub.

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  132. @ Carine

    « Excusez cette pub »

    Ce genre de pub est très appréciée. Ça faisait un moment que je n'étais plus allé chez Hoplite. Il figure désormais dans ma blogoliste. La situation chez lui, pour être aussi bavarde qu'ici, est un peu plus tendue. Curieux que certains thèmes nous agitent tous plus ou moins dans le même temps... Il se passe vraiment quelque chose.

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  133. Robert Marchenoir13 novembre 2011 à 16:34

    "Est-ce forcément sa faute si les médias qui invitent Jorion le réputent économiste ?"

    Cela sous-entend que Jorion ne se considère pas comme un économiste, et que les médias lui feraient une violence à laquelle il ne pourrait pas résister en le qualifiant ainsi.

    La preuve que non : ce billet signé Paul Jorion, publié sur le blog de Paul Jorion, illustré par la photo de Paul Jorion, qui annonce une conférence de Paul Jorion, présenté comme "sociologue, anthropologue et économiste" :

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=30978

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  134. @ Robert Marchenoir

    Je me prétends ou je suis écrivain. Or, je n'ai pas la moindre qualification officielle en ce domaine, hormis celles que j'ai acquises par mon travail personnel. Ça ne compte pas ? Vous oseriez me dire que 27 années de pratique quotidienne de l'écriture ne sont rien un savoir indubitable (et améliorable, certes) et une compétence, tandis qu'un quelconque diplôme de lettres ferait de moi un véritable écrivain, digne des plateaux de télé et des journaux sérieux ?

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  135. @ Y.Yanka : Oui comme toujours, la modération, la résignation donc, à refuser toute dictature au nom de la liberté et du droit de civilisation communautaire, de l'égalité, fraternité et tout le tsoin-tsoin de notre république, au nom de la paix, illusoire d'ailleurs, car politiquement correcte, nous avons créé la laïcité : le refus de la liberté de chacun. Nous avons refusé, au travers de cette chère laïcité, l'expression de l'individu dans son entier, soit. C'est la loi !
    Mais comme la censure, la laïcité en est une. Soit c'est la loi !

    Et que se passe t-il ? La foi, frustrèe des uns et des autres, celle des athées aussi, a formé un volcan intérieur, et oui, il explose, au coeur même de la dite civilisation, il est ce facteur essentiel dont vous évoquez au sujet de la crise. Hélas ? Non, une évidence je dirai.Puisque réelle.

    L'islam n'est pas qu'une religion, nous le savons tous, mais une politique aussi.

    Ce n'est pas la guerre des religions qui absorbe les citoyens des nations mais la crise évidente et en ébullition des marchés laïques contre la politique religieuse et économique qu'est l'Islam à travers le monde.

    A mes yeux, l'Islam est le seul opposant contre toutes les religions réunies + la laïcité. Et il gagne du terrain, jour après jour. Il est une politique extèrieure qui n'a de but que de pénétrer et dominer les hommes, les civilisations et les territoires.

    En diminuant et étouffant nos religions et cultures nationales, les pays, de part cette belle laïcité, ont Hélas, donné le champ libre, non seulement à l'islam, mais au monde des machines virtuelles qui à présent le véhicule encore ici-même, dans un blog.

    Quoi faire ? Retrouver notre intérieur, notre foi ou notre non foi, parler et s'exprimer vrai au plus proche de son cerveau afin de combattre celui qui nous est étranger, celui qui veut nous bouffer et nous anéantir : l'ennemi qui ne respecte pas la liberté d'autrui, le nuisible qu'on ne reconnaît uniquement en " d'abord " s'être reconnu soi-même.

    Comment savoir quoi faire si on ne prend pas la peine de savoir qui on est avant ?

    Ca prend du temps nécessairement. Et se référer déjà au sol et au pays sur lequel nous marchons et vivons, en reconnaître son Histoire passée et présente, c'est un premier pas pour envisager demain, et ensuite regarder ailleurs, et plus grand.

    Que les peuples s'occupent de rétablir la bonne vie dans leur pays avant de s'occuper du monde et je vous assure qu'on s'en portera tous bien mieux avec nos voisins.

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  136. @ Martin Lothar

    « Je trouve votre billet remarquable, intelligent, humain... »

    Pensez donc un peu à XP qui doit souffrir mille morts en lisant cela. Ayez pitié de ce garçon assez peu doué dans ces domaines. :-))

    Je suis un peu de tout, vous savez. Je ne sais plus qui disait que le vainqueur d'un combat au judo n'était pas celui qui prenait l'initiative, mais celui qui utilisait à son profit l'énergie mise en œuvre par l'initiateur du geste décisif, autrement dit celui qui réagit.

    Je suis tellement de tout que je suis même écologiste. Affreux, non ? Mais ne me parlez pas d'Eva Joly, Duflot, Placé et toute cette clique de comédiens verdâtres que je ne supporte pas.

    L'image du réactionnaire comme inquiéteur, ce n'est pas mal, surtout si l'on pense aux deux sens d'inquiéter : questionner et faire peur.

    Quant aux indignés... Ceux de NYC ont reçu ces jours-ci la visite en guitare et en chansons de Joan Baez (que j'aime bien, mais une Jeanne d'Arc de 70 ans, ça ne fait pas très sérieux).

    Repassez quand vous voulez. Vous êtes ici chez vous.

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  137. Gil

    Ces "gens suicidaires", de par leur nombre, et toujours au nom de ce principe de liberté, ont bâti une société qui se trouve être la parfaite antithèse de ce que fut la civilisation de nos aïeux. Nous sommes donc passés d'une société qui s’était appuyée sur des valeurs morales pour rendre l’Homme digne, à des valeurs centrées sur le désir et la liberté de l'Homme dans un monde traversé par des courants d’opinions différents selon le plus médiatique (ce qui explique l’importance des médias) et qui aboutit à une société dénuée de dignité, et dans laquelle on idolâtre l’Homme et on lui sert ses propres désirs pour mieux l’avilir.
    Là où avant il était indigne de se balader nu dans la rue, peut demain devenir juste et moral si la majorité le réclame, c'est-à-dire plusieurs personnes souhaitant jouir de la même façon de leurdite "liberté individuelle". C’est donc bien laisser aux instincts humains, à l’Homme, le soin d’édifier ses propres codes moraux, puisque "Libre". Et c’est la raison pour laquelle nous arrivons à des absurdités et à une inversion totale des valeurs.

    Je ne partage donc pas cette croyance absurde en la possibilités de l’auto équilibre des forces contradictoire, cet optimisme idéaliste en la liberté de l'invidu, qui en réalité place se dernier sous la dépendance directe de l’esclavage de passions incontrôlées. Une communauté humaine, une patrie, ne peut se contenter d'être l’accumulation d’individualités ni la somme des pensées et désirs personnels de ses habitants. On serait d’ailleurs bien en peine d’additionner des idées et des comportements parfois antinomiques. Elle est réunie surtout par un sens de vie. Une compréhension commune de ce sens, sur lequel est bâtie ensuite toute une compréhension de la personne et de la vie, de ce qui fait la beauté et la dignité des choses.

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  138. @ Sand

    « L'islam n'est pas qu'une religion, nous le savons tous, mais une politique aussi. »

    Je crains bien que l'islam ne soit que politique. L'oumma est un projet politique et n'est que cela.

    Solution ? Radicale ! Déclarer l'islam illégal et retour à l'expéditeur pour ses zélotes étrangers ou d'origines étrangères. Le but, décourager sa pratique. Vous me direz que cela ne risque pas de se passer très bien. À raison. faut savoir ce qu'on veut aussi. Être maître chez soi ou esclave. Le but, en fait : forcer l'islam à demeurer dans ses babouches. M'en fout qu'il y ait des Musulmans. Seulement qu'on ne vienne pas m'emmerder avec ça chez moi. Terres chrétiennes ici. Territoire porcin !

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  139. Une information amusante : nos propos de débiles mentaux profonds et de femmes de ménage ont déjà retenu ici notre ami XP un total de 10 heures, 53 minutes et 23 secondes. Si ce n'est pas de la dévotion...

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  140. "Terres chrétiennes ici. Territoire porcin !"
    Bravo !

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  141. Robert Marchenoir13 novembre 2011 à 18:52

    Ygor : désolé pour ma demande sur mes commentaires, j'avais tardé à les voir sortir du tuyau ; j'ai donc pensé qu'ils étaient restés collés à l'intérieur, sans être retourné vérifier depuis.

    Vous dites, concernant les qualifications d'économiste de Paul Jorion :

    "Je me prétends ou je suis écrivain, etc."

    Hop, hop, hop ! Je vous arrête tout de suite !

    Vous me dites maintenant : je suis écrivain bien que je n'ai pas de diplôme de lettres (ce que je ne songerais pas à vous contester), donc Jorion peut bien être économiste sans avoir de diplôme y afférent.

    Mais vous faites là un revirement à 180 degrés ! Auparavant, vous me disiez que c'était la faute des médias, qui collaient sur ce pauvre Jorion, qui n'en pouvait mais, l'étiquette d'économiste qu'il n'avait pas du tout recherchée. C'est exactement l'inverse !

    Par ailleurs, la qualité d'écrivain et celle d'économiste ne sont en rien comparables. La première est avant tout affaire de talent. La seconde est une science, qui réclame, pour commencer, un certain nombre de connaissances.

    Jorion exploite largement sa qualité de professeur. Il ne se présente pas en tant qu'amateur éclairé, blogueur du dimanche ou citoyen de base : il s'est fait une spécialité de parler d'économie en excipant ostensiblement de ses différents postes professoraux.

    Je dis qu'il y a là, déjà, une présomption d'escroquerie.

    Un professeur de grec ancien qui se mêlerait de donner des cours de médecine, et qui multiplierait les interivews aux médias sur des questions médicales, passerait, à juste titre, pour un charlatan.

    Bien entendu, l'économie est une science humaine ; elle est moins compliquée que la médecine ; on peut, à la rigueur, l'apprendre en lisant des livres, et à la faveur de l'expérience.

    Mais la présomption de transforme en certitude lorsqu'on prend Jorion en flagrant délit, non seulement de ne rien comprendre à ce qu'il prétend expliquer, mais, en plus, de n'avoir pas le début de la queue d'une idée sur les remèdes qu'il conviendrait d'appliquer, et de maquiller cette ignorance sous un vocabulaire aussi ronflant que vide, qui ne trompe personne ("un nouvel ordre mondial monétaire"... "une constitution économique mondiale"...).

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  142. Igor : Merci de m’avoir informé que cette mégère de Joan Baez chiait toujours dans les plus infâmes WC du box office de circonstance. Je la croyais embaumée ou désossée depuis des lustres (eut-cru ?) Pour ma part, je lui préfère son ex-mari, le Bob Dylan, toujours vivant, qui aura toujours été moins con, mais hélas, moins efficace pour débourrer, par exemple, les petits cons et sales gosses de première, du genre XP (ave Hervé, que je ne déteste pas, du reste, surtout pour ton « GVD » bien senti, entre autres) Mais il faut que jaunisse se fasse ou pas.
    Quant à l’écologie, je l’ai déjà écrit partout, c’est tout sauf une philosophie et partant, tout sauf un parti sérieux, humain. (Certains parlent de « Khmers verts », c’est dire). L’écologie est une science aussi jeune, impubère, gauche que l’économie, sa sœur ou que l’économie politique, son autre sœur, la cadette des cadettes, celle-là. Tout reste à faire dans ces domaines, croyez-moi et c’est pourquoi, vous comme moi, emporterons dans la tombe ou l’urne toutes nos bonnes questions à cet égard et que nos filles sont muettes. C’est du boulot pour nos enfants, j’espère et ça les occupera. Tant mieux.
    C’est comme le tilleul de Didier Goux ou « l’effondrement » du Stalker : ça passera ou pas.
    Enfin, vous m’avez écrit que j’étais ici chez moi et je vous en remercie. Je suis en vérité en bonne compagnie avec « tous » les commentateurs de ce billet, de tout sexe, âge, poil et horizon, sans exeption. Il manque quand même l’Hoplite et Juan, mais bon, que des feignasses ces deux-là.
    Enfin Igor, comme vous l’écrivîtes (vite, trop vite) plus haut : « Enfin, il se passe quelque chose » je réponds en chœur et de tout cœur avec vous : « ENFIN IL SE PASSE QUELQUE CHOSE ! »
    C’est toute la grâce, le bonheur et la surprise que je nous souhaite pour des cierges et des siècles, ah, mais.
    Que le Grand Pan nous protège.
    Bien à vous.

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  143. Il existe surtout un réel danger de substitution ethnique, mahométisme ou non. Le débat religieux est limite sans intérêt, c’est la présence d'allogènes en grand nombre qui pose problème. Nous sommes face à 15 millions d’étrangers, qui seront probablement 40 millions dans 30 ans, à un moment il y aura un point de non-retour, libéralisme ou pas, c’est ça qu’il faut garder en tête et qu’il faut éviter, le plus tôt sera le mieux.

    Les évènements obligeront de toute façon les Blancs à prendre conscience du péril en question, puis à se rapprocher.

    Ps: Si l'Occident était encore Chrétien, il n'aurait jamais ouvert les portes à l'envahisseur.

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  144. Vous voulez dire qu'il continue à trépigner dans la cave après tout ce temps??! Incroyable.

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  145. @ Martin Lothar

    Juan a été convoqué dès le départ par mes soins, mais il semble avoir zappé. Je pense qu'il a fort à faire en ce moment avec ses déboires judiciaires. D'un autre côté, sa légère tendance au dynamitage de canailles aurait peut-être nui à la bonne tenue de la discussion. XP et Asensio dans la même pièce, ce doit être pas mal sanglant. Là où je distribue nasardes et soufflets, Asensio pose mines et balance bombes atomiques. Ce peut être efficace si le but est d'éliminer le patient, mais je n'ai pas de femme de ménage pour nettoyer ensuite les dégâts.

    Hoplite ne sort guère de chez lui, je crois.

    Mon souci de l'écologie se borne à une saine et naturelle gestion de l'environnement. Je ne suis pas pour le démantèlement des infrastructures nucléaires civiles et je déteste les éoliennes.

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  146. @ Aristide

    Oh non, il s'est éteint, effondré sur lui-même, mais il continue de nous lire assidûment. Je suis arrivé à l'identifier par son IP, si bien que je le tiens à l’œil... des fois qu'il piquerait la poupée de chiffon de ma petite sœur.

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  147. @ Griffon777

    « Le débat religieux est limite sans intérêt, c’est la présence d'allogènes en grand nombre qui pose problème. »

    Oui et non. Je préfère 100 coptes égyptiens chez nous à 10 Ribéry. Et tant qu'à choisir une ethnie, les Jaunes d'Extrême-Orient me semblent un chouïa mieux éduqués et plus discrets dans l'arrogance agressive que les exportés d'Afrique. Qui plus est, les Asiatiques ont le bon goût de ne pas se reproduire comme des lapins.

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  148. Robert Marchenoir14 novembre 2011 à 09:29

    "Il existe surtout un réel danger de substitution ethnique, mahométisme ou non. Le débat religieux est limite sans intérêt, c’est la présence d'allogènes en grand nombre qui pose problème." (Griffon)

    Ah ! cette bonne vieille scie des commentaires de Fdesouche... (enfin, quand ils avaient encore quelque intérêt).

    "La question du nazisme est sans grand intérêt, c'est l'invasion allemande qui pose problème."

    "L'incendie de ma maison n'est pas un problème, c'est le fait qu'il pleuve dedans qui m'emmerde."

    "Le cancer ne me gêne pas, c'est la sclérose en plaques qui me préoccupe."

    Des heures de débats passionnants en perspective...

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  149. Y. Yanka et Marchenoir

    Il y a d'abord l'immigration africaine et nord africaine dans les conditions et quantités que l'on sait. Cette présence surnuméraire à des conséquences, il faut simplement prendre le problème dans le bon sens ! Il y a des villes où l’on peut marcher pendant des dizaines de minutes sans croiser un français, alors dans 20 ans, même avec une faible natalité (du moment qu’elle est plus élevée que les français, c’est une menace) par famille et en imaginant une immigration zéro, leur nombre aura doublé.
    Ces gens n'ont tout simplement rien à faire là, ils pourraient être athées ou catholique tradis, même s’ils étaient les types les plus sympatoches du monde, on s’en cogne, ils ne doivent pas perturber le fait que les français doivent rester maîtres ici. Mahométans ou pas, dans quelques d'années, ils seront plus nombreux que nous.

    Si on change totalement ou même partiellement le peuple français, en le remplaçant par des arabes et des africains, même non mahométans, même Chrétiens, ce ne sera plus la France.
    Du reste, de nombreuses bandes ethniques africaines qui pourissent Paris par exemple, sont originaires de familles et de pays Chrétiens. Le problème réside bien dans l'immigration de masse, aucun intérêt donc d'attaquer bêtement le mahometisme; sauf si l'on est le défenseur d’une société mixte, pluriéthnique et métissée placée sous l’autorité de l’universalisme républicain laïciste et des sous-valeurs actuelles. Il ne s’agit pas d’insulter les mahométans, de caricaturer leur prophète, de décortiquer leur "religion", mais de les foutre dehors, ainsi que la majorité des allogènes, athées, bouddhistes, sikhs, chrétiens, "intégrés" ou pas.

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  150. Robert Marchenoir14 novembre 2011 à 12:35

    Bien, Griffon. Je vois que votre défense de la thèse "peu importe l'islam, c'est l'immigration qui pose problème" prend exactement le même chemin que votre défense, sur d'autres blogs, de la thèse "les chambres à gaz n'ont pas existé" (et vous me permettrez de voir plus qu'un lien entre les deux).

    Je dirai donc simplement la chose suivante (qui ne fait que répéter mon précédent commentaire sous une autre forme, mais apparemment une fois ne suffit pas). Ce sera ma dernière intervention ici sur le sujet avec vous, car je ne tiens pas à faire partir en sucette un fil qui a jusqu'à présent une certaine tenue.

    - Evidemment que l'immigration de masse, quelle que soit l'origine des immigrés, est déstabilisante et nuisible pour un pays.

    Ceux qui luttent contre l'islamisation de l'Occident n'ont jamais dit le contraire. Prétendre que la ligne de paartage passe entre ceux qui mettent en cause l'immigration et ceux qui mettent en cause l'islam est un mensonge, dont les motivations m'ont toujours paru étranges.

    Vous voir défendre ici cette position, alors que vous êtes un antisémite déclaré qui niez la Shoah, permet d'éclairer un peu ces motivations.

    - L'origine des immigrés a néanmoins une importance. Si la France était frappée par une immigration massive d'Italiens, de Suisses, d'Américains ou de Japonais, ce serait assurément moins grave que l'immigration de masse actuelle, composée d'Arabes et d'autres musulmans de façon majoritaire.

    - Les comportements des immigrés dont se plaignent les partisans de votre thèse (agressions systématiques des autochtones, guérilla urbaine ayant pour but de s'emparer de territoires, attaques de tous les représentants de l'autorité et de la nation) sont prescrits par la religion de ceux qui les commettent.

    De plus, l'islam encourage l'immigration ! L'immigration de Mahomet et de sa bande à Médine, en provenance de la Mecque, dans un but de rapine, de pillage, de conquête et de soumission, est un acte fondateur de la saga musulmane, un épisode crucial du Coran.

    Il faut donc être aveugle (ou de mauvaise foi) pour prétendre que l'islam a peu d'importance dans l'affaire.

    Toutes choses égales par ailleurs, une immigration musulmane est beaucoup plus dangereuse qu'une immigration non musulmane, car ces immigrés-là ont biberonné dès le berceau un corps de doctrine qui les encourage à se comporter comme ils le font.

    D'autre part, la nature de l'idéologie musulmane fait qu'elle se marie à merveille avec l'idéologie gauchiste, fortement implantée chez les autochtones occidentaux, et français en particulier. Ce mariage rend le virus islamique encore plus virulent.

    - Enfin, il est inutile de jouer les cyber-warriors en proclamant qu'il suffit de "foutre dehors" les immigrés, car bien évidemment, dans tous les cas de figure imaginables, un certain nombre, non négligeable, resteront.

    Enfin, sur le plan tactique, il est légal de motiver le refus de l'immigration par l'opposition à l'idéologie islamique, tandis que la motiver par la race tombe sous le coup de la loi.

    Contrairement à ce que vous prétendez, il est donc tout à fait primordial de faire connaître la nocivité de l'idéologie musulmane, et de chercher les moyens de la neutraliser.

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  151. Marchenoir

    Commencez donc par laisser de côté ce petit ton complaisant et vos associations d'idées totalement hors de propos. Pourquoi faire référence à une discussion sans rapport avec le présent débat ? Discussion où vous vous êtes d'ailleurs particulièrement illustré par l'emploi régulier de l'insulte, du proces d'intention gauchisant, et par une inquiétante incapacité à débattre sur le fond. Pour ce qui est de faire partir en sucette ce fil de discussion, je me suis laissé entendre dire que votre petit camarade XP, plus que quiconque ici, méritait vos petites leçons.

    Bref.

    Sans immigration, par d'islamisation. Sans allogènes, pas de délinquants allogènes, c'est aussi simple que cela, pas la peine d'en appeler à la bête immonde des chambres à air. Qu'ils soient mahos ou pas, demain, les afro maghrébins seront plus nombreux que nous, et après demain nous disparaîtrons. C'est avant tout un problème de submersion ethnique. Alors maintenant, soit ces millions de personnes dégagent massivement avec leurs moeurs, leurs religions, leurs cultures, soit ils restent avec leurs moeurs, leurs religions, leurs cultures... Toute autre position relève de pilpoulages inutiles.

    A la limite, les revendications islamistes sont un bon moyen de réveiller les français en pointant du doigt les signes de la substitution de population, mais ce combat là n'est pas un fin en soi. S’en prendre exclusivement au mahométisme, c'est donc valider la présence de 15 millions d’étrangers ici, qui seront probablement 40 millions dans 30 ans. On n’a d’ailleurs pas besoin de parler de futur, une pensée pour ces français(es) qui vivent en ce moment au milieu de milliers d’allogènes, ce serait mieux que de cogiter sur des sous-thèmes.

    Considérer que des étrangers ne doivent pas menacer le fait que les descendants du peuple d’un pays doivent être les maîtres chez eux et pouvoir le léguer à leurs enfants est une position universelle. Une jeune fille de 19 ans a réveillé tout le monde et les anglais sont partis, les arabes et les juifs sont restés 7 siècles en Espagne, ils ont fini par partir.
    Des millions d’arabo-berbères sont nés en Espagne, ils sont partis, des millions de turcs sont nés dans les Balkans, ils sont partis, des millions de français sont nés en Algérie, ils sont partis, des millions d’étrangers sont nés en France, ils doivent partir et ils partiront.
    L’Inde, en 2003, a expulsé 20 millions d’étrangers, il faut arrêter de nous dire que c’est infaisable.

    Du moins ça le sera tant que les peuples européens resteront dans cette démarche suicidaire de renoncement à eux-mêmes.

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  152. Robert Marchenoir14 novembre 2011 à 16:11

    J'ajoute que les immigrés musulmans sont plus dangereux que les autres, parce que leur religion leur enjoint de convertir les autochtones. Et ils le font. Parmi les islamistes les plus radicaux en Occident, il y a des convertis.

    Même si on renvoyait tous les immigrés musulmans, il resterait, sur place, les convertis, qui continueraient à instiller le virus islamique.

    Le président du Conseil central islamique suisse est un autochtone. Il s'appelle (ça ne s'invente pas)... Nicolas Blancho.

    Il y a plusieurs décennies, une vague d'assassinats inexpliqués a tenu en échec la police américaine pendant bien longtemps. Le coupable était une organisation musulmane noire, qui s'était donné pour objectif de tuer le maximum de Blancs pris au hasard dans la rue.

    Un système de points permettait de récompenser les assassins les plus méritants. Les victimes qui rapportaient le plus de points étaient... les femmes et les enfants.

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  153. La présence d’afromaghrébins sur ce sol ne pose aucun problème, à condition qu’elle ne dépasse pas quelques milliers (pour l’équilibre du pays); et que tout comportement criminel ou parasitaire, comme la moindre revendication politiquo-religieuse aboutisse à l’exclusion définitive de la ou des personnes mises en cause.

    En ce sens, la majorité des afromaghrébins(croyants ou non) doivent rentrer chez eux, ce qu’ils feront, tôt ou tard.

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  154. Robert Marchenoir14 novembre 2011 à 17:08

    "Commencez donc par laisser de côté ce petit ton complaisant et vos associations d'idées totalement hors de propos." (Griffon)

    Ben voyons... Ca vous arrangerait bien, n'est-ce pas, que j'évite de rappeler que vous êtes un négationniste déclaré des chambres à gaz ? Aucun rapport avec votre refus que l'on critique l'islam, bien entendu !

    Aucun rapport entre la permanence du courant antisémite de l'extrême-droite française, sa complaisance pro-arabe, et cette curieuse insistance de nombreux commentateurs de Fdesouche à prétendre que l'islam n'est pas du tout un problème, alors que l'immigration (musulmane, mais c'est un hasard...) le serait !

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  155. Robert Marchenoir14 novembre 2011 à 18:52

    Je saute du coq à l'âne (ou plutôt, je reviens à l'âne...).

    Le sujet de la conférence citée de Paul Jorion (anthropologue, sociologue, économiste) m'avait échappé. Le voici :

    "Les langues et cultures régionales sont-elles des éléments de cohésion sociale permettant de mieux affronter la crise économique et financière actuelle ?"

    Waouh. Mais waouh de lol et de ptdr, quoi.

    Parlons breton et mangeons de la choucroute, ça résorbera la dette et fera baisser le chômage.

    Décidément, Jorion est aussi mauvais "anthropologue" qu'économiste...

    Je précise qu'il y a quelques mois seulement, j'avais un préjugé plutôt favorable sur ce type... Merci, Ygor, de m'avoir donné l'occasion d'ausculter le bonhomme. J'aurais pu claquer bêtement 20 € pour acheter un de ses livres.

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  156. Marchenoir

    Le problème avec vous, c'est que l'on ne sait jamais où s'arrête la malhonnêteté intellectuelle, et où commence la débilité profonde.

    "Ca vous arrangerait bien, n'est-ce pas, que j'évite de rappeler que vous êtes un négationniste déclaré des chambres à gaz ?"

    -->Non, je m'en moque et n'ai aucun problème avec ça. A vrai dire, ce qui "m'arrangerait bien", ce serait que vous évitiez de ramener nôtre échange à cette histoire de shoah totalement hors sujet, que vous céssiez de me prêter des pensées qui ne sont pas les miennes, et de me servir vos éternelles invectives cuites et recuites.

    "Aucun rapport avec votre refus que l'on critique l'islam, bien entendu !"

    -->Parce que je suis un islamo-nazi d'extrême gauche. Sérieusement, où ai-je refusé de critiquer la religion du chamelier inculte pillard et pédomane ? Nulle part. J'affirme simplement que cette posture ne peut être une fin en soi. Que la solution, si nous souhaitons survivre racialement, passe de toute façon par le retour massif de ces mlillions d'afro-maghrébins(mahos, pas mahos) dans leurs patries respectives. Or, nombreux sont ceux qui justement passent leur temps à critiquer le mahométisme, l'islamisation, tout en ne trouvant rien à redire à l'implantation définitive et de fait exponentielle de millions d'arabes et d'africains (donc de nombreux mahos) sur notre sol. Là aussi, malhonnêteté intellectuelle où débilité profonde, on ne sait pas ! L'islamisation éxiste "grâce" à l'immigration invasion, c'est une conséquence, la logique la plus élémentaire nous impose donc de dénoncer la cause.

    "Aucun rapport entre la permanence du courant antisémite de l'extrême-droite française, sa complaisance pro-arabe"

    -->La position de l'extrême droite française concernant l'immigration à toujours été constante, stop et dehors. Vous devez confondre avec les MLP, Soral etc, qui, comme la clique des BHL, Attali et cie, militent(sous diverses formes) pour l'implantation des allogènes sur notre sol.
    D'ailleurs, aux seins des coteries, associations et autres organisations politiques qui soutiennent la présence croissante et irreversible de millions d'africains en France, curieusement, vous trouverez très peu de "néo-nazis" negationnistes. Mais une très forte surreprésentation des fils et petits-fils de rescapés du génocide par chambre à air. Mais attention, pas d'amalgame, ni de stigmatisation.

    Accepter l’implantation définitive de millions d’allogènes en France, c'est également accepter celle du mahométisme, nous en revenons toujours au même.
    Ce sont les européens qui ont ouvert grandes leurs portes à ces hordes d'africains et d'arabes.

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  157. Se nourrir est le but de la chasse donc la nourriture préexiste à la battue ; conclusion c’est la fin des haricots.
    En d’autres termes : le coût du plat étant l’effet causal, ou si vous préférez la finitude rapportée à la concrétude (gastronomique et/ou économique) de la curée casuelle avec le ou laquelle il s’entretient dans un rapport de dépendance occasionnelle et corrélative de la relation cynégétique gourmandise/nécessité, autrement dit culture/nature, n’est-ce pas, il ne saurait qu’être de caractère macro gustatif avec un certain côté faisandé ; c’est ce qui doit en faire le savoureux autant que le létal. Conclusion, et c’est on ne peut plus fondamental, la logique préexiste à votre philozoophie de dread locketeux comme les trous à l’emmental. Plus simplement dit c’est râpé.
    D’ailleurs le rapport de causalité inversée qui est inhérent à votre métaphore est égal à la réciprocité prééminente de ses effets. Si celle-ci s’élève celui-là décroit. Conclusion : les marchés sont épileptiques. C’est enfantin.
    Jorion dû me méfier. Paris brûle-t-il ? Voilà bien une redite. De quel genre te faire économie maudite ? Tourment des états, effroi terrible des peuples, par qui descendent le malheur et la banqueroute, combien de vies tombées dans l’inique hold-up, que les marchés tracent sur ta route ?
    Ygor vous êtes un gauchiste, vous en avez le romantisme dans ce texte.

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